Review AW Custom HX2401 .38 SuperComp

Oui, je sais, le logo vert c’est pour les “airguns”, mais c’est mon blog, je fais ce que je veux !

 

 

27 septembre 2017

 

On a un peu tout lu/entendu sur AW Customs : “repack WE” , “WE”, “puisqu’on vous dit que c’est du WE mais vendu plus cher !!!”. Pour ma part lorsque j’ai vu leur gamme de répliques, je me suis dit “Ah wé, custom!”.

Erare humanum est, le problème c’est que sed perseverare diabolicum est … Effectivement les premières répliques de la marque taiwanaise étaient assemblées dans les locaux de WE en attendant que leur propre usine soit opérationnelle en début d’année 2017.

Les pièces viennent de différents sous-traitants et sont réalisées sur mesure avec un cahier des charges spécifique à AWC.  “c’est pas du WE ?”. Non. Désolé. Comment je le sais ? Aucune idée, mais inventer des légendes urbaines, c’est ma passion !

Bref, fin 2016 les répliques Armorer Works Custom ont commencé à arriver ici et là et sont distribuées en France par Sport Attitude qui m’a d’ailleurs envoyé cette réplique du HX2401 .38 SuperComp pour que je puisse l’autopsier.

Oui, les répliques AWC ont des noms quelque peu barbares…

 

C’est bien beau tout ça, mais une review c’est mieux, accroche tes mains à ma taille,  pour pas que la chenille déraille ! Go !

 

 

Je vous laisse regarder la présentation sommaire si vous l’avez loupée :

 

 

Il s’agit ici d’une réplique d’arme dédiée à l’IPSC. Vous pouvez voir un exemple de réalisation d’arme ICI.

 

 

 

Ce qui est pratique, c’est que tout est sur la boite ! Outre le logo AWC sur le côté droit, quatre flash codes vous transportent sur le site de l’assembleur taiwanais et vous présentent les différentes rubriques disponibles.

 

L’intérieur vous fera sans doute penser aux boites WE avec leur compartiment en carton recyclé.

Une fois le tout déballé, on trouve :

-La réplique. Fabriquée en alliage et ABS, elle mesure 271 mm pour une masse de 1090 grammes.

-Un chargeur à gaz pouvant emporter jusqu’à 28 billes.

-Un manuel d’utilisation.

 

 

 

 

 

C’est long, c’est lourd, c’est une base de Hi-capa lourdement customisée pour l’IPSC. Le modèle du commerce est d’ailleurs vendu avec un rail supérieur et une poignée d’armement latérale.

 

 

 

 

La crosse et le pontet sont en polymère, la partie supérieure de la carcasse et la glissière sont en alliage. La peinture du corps semble résistante.

 

Du côté gauche de la réplique, on retrouve des idéogrammes en Chinois traditionnel. Fēng zhī hún , l’esprit du vent. Les petits hexagones situés sous les marquages sont les emplacements du rail supérieur.

 

On trouve également le logo AWC.

 

Les motifs et découpes de la crosse sont de bonne qualité. L’arrêtoir de chargeur est en métal poli.

 

Lorsqu’on insère le chargeur chromé on a un rappel qui va bien avec l’arrêtoir de chargeur, l’extension de puits de chargement et la queue de détente.

 

Cette extension de puits de chargeur est en alliage poli. Une sorte d’oiseau (l’esprit du vent ?) trône sur sa partie avant.

 

Décidément je ne suis pas fan de ce genre d’extension…

 

Du côté droit de la glissière, on retrouve les inscriptions de calibre RS et de modèle. On peut apprécier les découpes dans la glissière et le look bi-ton noir/alliage brossé.

 

Le canon externe se termine par un imposant compensateur de recul dont l’anodisation semble fragile.

 

 

Sous la fenêtre d’éjection, “wind velocity”, peut-être une traduction à l’arrache des idéogrammes situés de l’autre côté…

On peut également voir la date de conception du modèle. Le logo de la compagnie est gravé sur la glissière et semble moulé sur la carcasse.

 

Un rail Picatinny est situé à l’avant de la carcasse. Malheureusement il n’y a que deux encoches, ce qui donne des choses bizarres lorsqu’on y met une lampe. Soit elle ne touche pas le pontet, soit vous la glissez à fond mais elle ne sera pas verrouillée dans une encoche…

 

Le pontet a également un look particulier, et à l’intérieur on retrouve une queue de détente custom en alliage.

 

La réplique dispose de deux sûretés : une queue de castor ainsi qu’un cran de sûreté ambidextre que l’on actionne à l’aide du pouce.

 

Le marteau est un modèle évidé en alliage poli.

 

Il vient frapper un faux percuteur monté sur ressort. On peut également voir que le faux extracteur est une pièce séparée. Il n’est pas simplement moulé dans la glissière comme sur certains modèles.

 

 

 

 

 

Le guidon en métal est équipé d’un morceau de fibre optique jaune/verte.

 

 

La hausse est équipée d’un peep-sight, elle peut être réglée en hauteur et en dérive par l’intermédiaire de deux vis.

 

La visée est rapide et intuitive. Le diamètre un peu élevé du peep-sight troublera peut-être les fins tireurs.

 

 

 

 

Le chargeur à gaz est un modèle couleur aluminium. Il peut emporter jusqu’à 28 billes.

 

 

Le gas route est rouge, c’est beau ! Les valves ont l’air de bonne qualité.

 

Le remplissage en gaz s’effectue par le bas. Les chargeurs KJW et Tokyo Marui sont compatibles.

 

 

 

Prêt à mettre les mains dans le gras ?

 

Commencez par tirer la glissière vers l’arrière et faites correspondre le repère de la glissière avec l’arrêtoir, puis utilisez une petite tige pour pousser l’arrêtoir.

 

La glissière pourra ensuite être désolidarisée de la carcasse en la faisant glisser vers l’avant.

 

La mécanique est très simple, du hi-capa standard quoi…

 

Retirer la tige-guide n’est pas une mince affaire, celle-ci est en effet beaucoup plus longue qu’une tige-guide de 1911.

 

Pour ce faire, tirez sur le guide avant pour comprimer le ressort récupérateur, puis tirez la tige-guide vers le haut.

 

Et voilà !

 

ATTENTION : ne forcez pas, l’ensemble canon externe/hop-up ne passe pas, il va falloir passer par une étape supplémentaire.

 

Enlevez cette petite vis, elle retient une cale.

 

Maintenant ça passe !

 

Oui, la longueur du canon interne est abusée 🙂

 

 

Le nozzle rouge est prévu pour encaisser green gas et CO².

 

Sympa, le faux percuteur est monté sur un petit ressort et l’extracteur est une pièce à part.

 

Le compensateur est solidement fixé au canon externe. Les deux pièces sont en alliage.

 

C’est du .38 et c’est super ! Nous c’est du 6 et c’est bien aussi !

 

Pour changer le joint ou le canon interne, il faut ouvrir le bloc hop-up en deux. Il est maintenu serré par deux vis. Notez la molette de réglage en plastique rouge.

 

La patte d’appui est assez fine mais semble bien rigide.

 

Le joint dispose d’un bourrelet long et étroit spécialement étudié pour ce type de canon interne, j’y reviendrai sous peu…

 

Le canon mesure 166 mm pour un diamètre de 6.045mm sur mon exemplaire.

 

 

Changer le canon pour mettre plus court (et donc perdre un peu de vélocité) nécessite quelques précautions… Vérifiez que le joint d’origine soit compatible, le bourrelet étant moins large que la fenêtre des canons classiques.

 

 

ATTENTION : Si vous souhaitez changer le joint, il faudra certainement soit changer le canon en même temps, soit élargir la fenêtre pour que le bourrelet passe dans la largeur.

 

Et voilà, il n’y a plus qu’à remonter !

 

 

 

Tout est ICI !

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Green gas.

-Billes 0.20g bio G&G et 0.25g bio BO Rain

 

Et bien ça tape ! Pas étonnant au vu de la longueur du canon interne me direz-vous ! 380 FPS de moyenne sur 10 tirs, ça picote un peu mais c’est parfait pour l’IPSC ou le tir sur cible. Le groupement à 5 mètres est très bon et à 25 mètres il est facile d’atteindre un adversaire. Attention, le joint nécessite un rodage assez poussé pour donner sa pleine capacité, vous verrez que dans mes tests j’ai eu un peu de dispersion , certaines billes ayant tendance à monter et d’autres à descendre. Si vous ne jouez qu’au PA, la portée efficace de cette réplique est tout bonnement géniale. J’ai 48 mètres de longueur de jardin et la bille ne demandait qu’à aller encore plus loin !

Le kick est sympa mais doit donner sa pleine mesure lorsqu’on utilise les chargeurs co². Le cycle est très doux bien que très rapide, une réplique de compétition quoi !

Une charge de gaz m’a permis de tirer entre 1.5 et 2.5 chargeurs selon la température (15 à 25°) et même en tirant rapidement, je n’ai pas subi de dégazage intempestif.

 

Je vous laisse regarder la courte vidéo de tir :

 

Notez qu’en remplaçant le canon par un 110mm en 6.08 je suis descendu en vélocité et la réplique est devenue jouable.

 

 

C’est cher. C’est cher, mais c’est bien… Idéal pour les joueurs qui ne veulent pas se prendre la tête à monter des customs à base de Hi-capa, et parfois moins onéreux en définitive…

Mais il faut tout de même débourser près de 280€ pour cette réplique, psychologiquement ça peut faire mal.

Et pourtant cette gamme AWC s’est vendue comme des petits pains ! Preuve en est que lorsqu’un joueur est intéressé par un produit, il l’achète…

Les finitions sont bonnes, l’assemblage soigné et les performances en sortie de boite acceptables. Dites-vous qu’après quelques centaines de billes, il commencera à donner son plein potentiel et au pire la réplique est tout de même compatible avec les pièces au standard Marui.

Ce qui est bien, c’est que la marque taïwanaise ne s’est pas arrêtée à ces modèles de Hi-capa, et outre des “Glocks” , on peut également trouver la réplique du “blaster” de Han solo dans Star Wars, ou encore une série Salient Arms International initiée par l’américain Evike.

Bref, j’espère vous avoir donné assez d’éléments pour que vous puissiez faire votre choix, j’espère pour ma part vous présenter d’autres modèles très bientôt.

 

-Idée de custom tout fait originale.

-Finition correcte.

-Bonnes performances de tir.

-Compatible avec d’autres marques de chargeurs.

 

-Un peu trop puissante avec le canon d’origine.

-Vendue beaucoup trop chère en France.

-Attention à la compatibilité des joints de hop-up.