Review WE/Cybergun Desert Eagle MkXIX

 

12 novembre 2017

 

Bien avant l’été, WE nous avait fait miroiter un Desert Eagle GBB au travers de leurs légendaires vidéos toutes cheloues tournées dans des arrières-salles de restau Taiwanais…

Il est bien là, disponible en Asie pour le moment, j’ai dégainé la carte bleue et lâché un ptit billet de 150 balles all-in pour vous présenter cette réplique.

Coupons court aux rumeurs : ce n’est pas une copie Marui ! Les spécialistes parlent d’une forte ressemblance avec les répliques WA, mais je ne possède pas ce genre de choses du coup je ne saurais confirmer.

Bref, il est gros, il est chaud, il sent bon la peinture au plomb, voici le Desert Eagle WE sous licence Cybergun !

 

Si vous étiez en vacances lors de la sortie de la vidéo de présentation, voici une occasion de vous rattraper :

 

 

Rien de tel que le site du fabricant ! Ca se passe ICI.

 

 

Soyons clairs et précis, Cybergun n’a RIEN à voir avec la conception de cette réplique. Le packaging et la mention de Cybergun ne sont là que parce que WE a voulu utiliser les marquages réels dont la licence est détenue par l’entreprise française.

C’est d’ailleurs pour cela que la réplique n’est pour le moment disponible qu’en Asie. Je n’ai pas d’information quant à une possible distribution en France ou ailleurs, et je n’ai pas non plus de tarif. Hop, ça, c’est fait !

Bref, la boite permet d’avoir une fois de plus une idée de la nouvelle charte graphique simplifiée de Cybergun. Personnellement j’aime bien, on va à l’essentiel.

 

 

A l’intérieur la réplique et ses accessoires sont plus ou moins maintenus dans le désormais classique carton pâte moulé sous les aisselles.

A l’intérieur on trouve :

-La réplique, largement constituée d’alliage, elle pèse 1342 grammes pour une longueur de 27cm.

-Un chargeur à gaz pouvant contenir jusqu’à 27 billes.

-Un BB-loader.

-Un manuel d’utilisation.

 

 

Il s’agit donc d’une réplique du Desert Eagle  .50 Action Express Mark XIX fabriqué « pour de vrai » par Magnum Research incorporated . C’est une réplique de poing massive et peu pratique, loin des productions modernes.

 

Si votre truc c’est le bling-bling, une version silver devrait être disponible sous peu, mais un peu plus chère.

Utilisez votre souris pour faire tourner la réplique.

 

La peinture est étrange, granuleuse et légèrement pailletée, on dirait une sorte de finition Cerakote, mais sans la résistance de la peinture céramique.

Les marquages sont conformes à la vraie arme.

 

Un numéro de série propre à chaque réplique est présent sur le côté droit de la carcasse. Ici le numéro 437 de la production d’août 2017.

 

Les plaquettes de crosse sont en plastique moulé. Le logo MRI y est présent. A voir si des plaquettes en caoutchouc de vrai DE pourraient se monter…

 

Le pontet est bien large et la queue de détente est striée.

 

Ici le levier de désassemblage de la glissière.

 

Le levier se déverrouille en appuyant sur le bouton situé du côté gauche.

 

Le bouton d’éjection de chargeur est petit comparé au reste des pièces. Ca évite de l’actionner par mégarde.

 

L’arrêtoir de glissière est par contre assez gros. Il est facilement atteignable avec le pouce droit.

 

La sûreté est actionnée par un levier ambidextre dont les crans sont assez peu marqués. J’y reviendrai plus bas.

On peut remarquer l’absence de peinture rouge sur le point inférieur.

 

L’énorme marteau vient finir sa course sur un faux percuteur monté sur ressort. Inutile mais très sympathique.

 

La partie supérieure du canon est usinée en forme de rail Picatinny.

 

L’avant est assez agressif. Et on peut voir que la peinture donne un look assez « Twilight » à ce Desert Eagle WE.

Non ?

 

 

 

 

Souvenez-vous, nous sommes encore au début des années 80, on reste simple avec un guidon sans point blanc à l’avant.

 

Et une hausse également sans points blancs à l’arrière.

 

On aligne, on tire, pas besoin de fioritures !

 

 

 

 

Le chargeur est lui aussi imposant. Il peut contenir jusqu’à 27 billes de 6mm en lieu et place des 7 cartouches de 12,7mm.

On remarque les marquages RS là encore…

 

Ici le système qui actionne l’arrêtoir de glissière.

 

Le plein en gaz s’effectue par le dessous.

 

En cas de fuites, une vis cruciforme permet de démonter pour réparer.

 

 

 

 

 

Il est temps de démonter cette grosse bestiole. Appuyez sur le bouton côté gauche et faites pivoter le levier côté droit.

 

Le canon coulisse vers l’avant avant la glissière, ça n’est pas grave car c’est comme ça que le vrai se démonte. Je ne vais pas vous faire un briefing complet sur le système d’emprunt des gaz du DE, mais sachez que le gaz traverse le canon au travers d’un conduit et vient pousser un piston monté sur la glissière pour la faire reculer et chambrer une nouvelle cartouche.

 

Maintenant ôtez simplement la glissière en la faisant… glisser, oui, c’est magique !

Il se peut qu’à cette étape les tiges-guides tombent.

 

Lors du remontage, il est impossible de se tromper car une bosse et une encoche s’emboitent parfaitement.

 

La mécanique semble assez simple. Ici on peut voir la tringle de détente couleur inox. Lorsque vous actionnez la sûreté, ça appuie dessus et empêche son action.

 

L’éééénorrrme blow-back housing (BBH) et le nozzle. Est-ce que ce sera un problème au niveau de la consommation de gaz ? Nous verrons cela lors des tests de tir…

On peut noter la lubrification d’usine. Personnellement j’aime bien tout nettoyer et lubrifier à mon goût.

 

Le nozzle réplique la culasse du vrai Desert Eagle .50AE.

 

 

Regardons ce qui se cache là-dedans, il va falloir ôter deux vis à l’arrière du BBH…

 

…et deux vis à l’avant.

 

Puis il faut retirer le cran de sûreté d’un côté (ou des deux, c’est à vous de voir mais plutôt superflu…).

 

Ici on peut voir la lamelle qui sert de cran de verrouillage. Selon les modèles, le cran est plus ou moins prononcé. Si vous voulez raidir un peu la résistance, il suffit de LEGEREMENT plier la lamelle pour qu’il y ai un peu plus de contraintes.

 

On peut ensuite retirer l’axe de sûreté.

 

La hausse coulisse désormais librement sur la glissière.

 

Et voici le BBH sorti de la glissière. ATTENTION, sur cette photo le ressort de rappel est du mauvais côté.

 

Il se place comme ceci.

 

On peut alors faire coulisser le cylindre/nozzle hors du BBH.

 

La tête de piston fait 17mm de diamètre.

 

Du fait de la puissance élevée du Desert Eagle en sortie de boite, j’aimerais bien lui mettre un NPAS.

Ôtons cette petite vis pour accéder à la valve.

 

Il semblerait que mon NPAS RA-TECH ait un diamètre très légèrement supérieur à la valve d’origine…

 

Effectivement, ça se monte mais lorsque le NPAS est envoyé vers l’avant lors du cycle, il se bloque parfois dans le nozzle ce qui occasionne des problèmes.

 

Il faudra donc utiliser une autre solution, ou alors réduire très très légèrement le diamètre du NPAS…

 

Passons au canon.

 

Le bloc hop-up est maintenu au canon externe par une goupille.

 

ATTENTION : elle a un sens !

 

L’ensemble hop-up/canon interne sort facilement.

 

Le système est identique aux M4/HK416 et compagnie de chez WE.

 

On utilise une clé Allen de 1.5mm pour ajuster le hop-up.

 

Si vous souhaitez remplacer le joint et/ou le canon, il faudra ouvrir le bloc en enlevant deux vis.

 

Ici on comprend mieux le fonctionnement du système.

 

Ils ont remis ça ! Depuis quelques temps déjà, WE utilise une combinaison joint/canon spécifique. Ils peuvent bien entendu être remplacés par des pièces au standard Marui, mais si vous décidez de changer seulement le joint, il faudra prendre garde à ce que le bourrelet soit adapté au canon WE.

Et en parlant de bourrelet, on peut voir ici qu’il s’agit d’une longue bande rectangulaires  » à la R-hop » . Je dois dire que je suis moyennement fan de ce profil car la bille attaque sur un angle quasiment droit, pas mal pour prendre de l’effet mais assez pénible à régler avec précision.

 

Du coup WE a adapté la fenêtre de ses canons pour qu’elle épouse le bourrelet du joint.

 

On peut voir ici la différence de taille des fenêtres, à gauche le canon WE, à droite un canon Marui.

 

Le canon en laiton mesure 133mm pour un diamètre de 6.04mm

 

Un bon entretien et on remonte tout ça !

 

Avant de remonter le canon interne , j’ai placé une surépaisseur de Teflon sur son extrémité pour limiter le jeu dans le canon externe.

 

Pas d’éclaté dans la boite.

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Billes 0.20 bio G&G et 0.30g Bio BO Combat.

-Green gas & HFC144a.

 

Ouille ! 354 FPS de moyenne au « green gas », ça pique un peu, mais la régularité est assez bonne, 7 FPS de variation sur 10 billes, j’aime les grosses cylindrées !

Au HFC144a on descend de quelques FPS avec une moyenne de 320 mais une plus grande variation. Mes tests avec le NPAS n’ont pas été concluants car il bloquait dans le nozzle.

Le kick est sympa. Pas super sec mais la masse de la glissière donne un bon coup de boutoir, il faut bien tenir la réplique.

Du côté de l’autonomie, j’ai pu vider 3 chargeurs de billes avec une grosse charge de gaz.

Ce n’est pas un pistolet d’IPSC, ça remue, le cycle est lent et ça bouge pas mal, les groupements s’en ressentent surtout que le canon interne remue un poil dans le canon externe et les organes de visée ne sont pas réglables…

Mais côté jeu, ça passe et malgré le vent fort qui soufflait en rafales le jour de mes tests, la cible n’a pas trop fait la maline à 25 mètres.

J’ai par contre dû utiliser des billes assez lourdes. En dessous de 0.30 grammes et hop-up au minimum ça partait dans tous les sens, et il m’a fallu un certain temps pour trouver le bon réglage…

 

Je vous laisse voir ça en vidéo. La désynchronisation entre le plan de ma main avec la réplique et le tir à 5m est normal, ce sont deux séries différentes suite à un souci technique…

 

 

 

Pour 130$ prix « Asie », ce n’est pas du vol. On a une réplique sympathique et bien conçue qui possède les marquages de la vraie arme.

Les sensations de tir sont agréables même si ce n’est pas une réplique de concours, c’est lourd, c’est massif, c’est bestial !

Les seuls points négatifs que je vois ici sont la peinture « bizarre », l’utilisation d’une combinaison hop-up/canon interne qui demande un vrai gros rodage et le cran de sûreté un peu mou.

A l’heure ou j’écris ces lignes, je ne sais pas si nous pourrons voir la réplique distribuée par chez nous ou s’il faudra obligatoirement se le procurer en Asie. En tout cas, j’espère vous avoir donné assez d’éléments pour que vous puissiez savoir si oui ou non le Desert Eagle WE peut vous intéresser !

 

 

-Assemblage correct.

-Bonne autonomie.

-Bonnes sensations de tir.

-Bonnes performances une fois rodé.

 

-Résistance de la peinture à voir dans le temps.

-Aspect granuleux de la peinture.

-Combinaison canon/joint assez caractérielle.