Review ICS M.A.R.S. CXP SSS Carbine

 

 

20 janvier 2018

 

Tous mes vœux pour cette nouvelle année ! Je vous souhaite de nombreuses répliques et de très bonnes phases de jeu !

Ceci dit, l’été dernier ICS m’a fait parvenir un exemplaire de leur nouvelle gamme de répliques, les M.A.R.S. (Modern Assault Rifle System) équipé du système SSS (Self-diagnostic Shooting System).

Sachez que la marque est désormais distribuée en France par ASG et qu’au moment de ma review les répliques SSS n’étaient pas encore disponibles. Seules les répliques MARS FET l’étaient. A vous de vérifier ce que vous achetez AVANT de valider votre achat, ça évitera les mails rageurs du style “connard, moi j’ai pas de MOSFET dans ma réplique”. Merci 🙂

Bref, ayant eu le luxe de choisir le modèle qui me plaisait, j’ai jeté mon dévolu sur la CXP Carbine en version beige et bronze, mais il y a toute une gamme de répliques :

 

Il faut être sensible aux AR-15 like, je l’avoue, ce qui n’est pas vraiment mon cas, mais je dois avouer que la gamme est sexy tout de même…

Bon, assez de blabla, plus d’action, c’est parti pour un tour du propriétaire !

 

Un rappel en vidéo avant d’entrer dans le vif du sujet :

 

 

Il s’agit d’un modèle inspiré des AR-15.

 

 

 

La boite en carton est un classique de chez ICS, il n’y a pas de marquage spécifique à la série.

 

A l’intérieur, la réplique et ses accessoires sont maintenus dans une coque en plastique moulé. Rien n’a bougé entre Taïwan et chez moi.

On trouve donc :

-La réplique. En alliage et en plastique, elle mesure entre 82.5 et 89.5 cm pour une masse de 3020 grammes.

-Un chargeur hi-cap en polymère. Il peut contenir jusqu’à 300 billes.

-Un bouchon de protection.

-Un sachet de billes ICS.

-Une tige de nettoyage.

-Un outil de démontage de l’écrou de canon (barrel nut).

-Trois rails Keymode.

-Un manuel d’utilisation.

 

 

ATTENTION : le modèle testé ici n’est PAS ENCORE disponible via le distributeur ASG. C’est le modèle SSS qui fonctionne exclusivement avec des batteries LiPo.

 

 

 

 

Le design des pièces est assez “futuriste”, mais la réplique est maniable et tous les contrôles sont facilement manipulables.

 

La réplique fait partie de la gamme des répliques de “joueurs” de chez ICS. C’est à dire qu’elle ne réplique pas une arme existante. Les marquages sont donc fantaisistes.  Ils sont gravés sur le receveur en alliage peint.

 

Un autocollant vous précise que la réplique dispose d’un faux ensemble mobile qui se met en mouvement lors du tir, attention les doigts ! La trappe cache-poussière est en métal.

 

Comme la plupart des contrôles, le sélecteur de tir 3 positions est ambidextre. Remarquez au passage son design particulier.

 

L’arrêtoir de culasse est situé du côté gauche mais le bouton d’éjection du chargeur est ambidextre.

 

La queue de détente est un modèle droit type “sport”.

 

La poignée ICS en plastique est confortable.

 

J’aime assez le look de cette réplique, pourtant je ne suis pas fan d’AR-15…

 

Le levier d’armement est également ambidextre. Lorsqu’on le tire, il dévoile le réglage du hop-up.

 

La molette est suffisamment ferme pour ne pas se dérégler en jeu.

 

Ce modèle dispose de la crosse  ICS MTR. Un emplacement en métal pour anneau de sangle quick detach (QD) y est présent.

 

La plaque de couche est en caoutchouc.

 

La crosse est montée sur un tube 6 positions.

 

Une petite pièce en caoutchouc permet de bloquer la crosse pour ne pas endommager le câblage lorsqu’une batterie est installée.

 

Celle-ci prend place dans le tube de crosse. Ici on remarque le fusible et la prise Tamiya mini.

 

A la base du tube, on trouve un anneau de sangle ambidextre en acier.

 

Le garde-main de cette version est magnifique (je sais, les goûts et les couleurs…). Il s’agit d’une pièce en aluminium usinée à l’aide de machines numériques (CNC) et anodisée couleur bronze clair.

 

Chaque côté est muni d’un mini rail Picatinny et d’emplacement Keymode. La partie inférieure est équipée d’emplacements Keymode.

 

La face supérieure est un mélange de Picatinny et de Keymode. Le profil global et les usinages effectués permettent de gagner du poids.

 

L’avant du rail est censé faire pense à un dragon de Komodo, d’où le nom de certaines versions !

 

Sur cette photo, on peut se défoncer la rétine en essayant de voir le faux bloc d’emprunt des gaz.

 

 

Trois rails Picatinny peuvent se monter sur les emplacement Keymode.

 

Le canon externe en alliage est orné d’un cache-flamme également ouvragé. Il s’agit d’un pas 14mm antihoraire (CCW). Attention à ne pas oublier d’ôter la petite vis à tête hexagonale avant tout !

 

 

 

 

Les organes de visée sont des modèles flip-up en plastique.

Le guidon dispose d’un cran de mire réglable en hauteur à l’aide d’une molette.

 

 

La hausse dispose de deux “peep-sight” et peut être réglée en dérive.

 

La visée est rapide et intuitive.

 

Si le cœur vous en dit, vous pouvez essayer de viser lorsque les organes sont pliés…

 

 

 

 

 

C’est un modèle TMAG Hi-cap pouvant contenir 300 billes.

 

Le remplissage s’effectue par une trappe située sur le dessus.

 

Et une molette permet de tendre le ressort.

Une fenêtre transparente permet de voir le niveau de billes restant.

 

 

 

 

 

Un truc super sur ces répliques, c’est la gearbox en deux parties. Il suffit de pousser la goupille arrière pour “casser” la réplique en deux.

 

La partie supérieure de la gearbox se retire en tirant sur le levier d’armement.

 

ATTENTION : Si votre objectif est simplement de modifier la puissance de votre réplique, la MARS dispose d’un changement de ressort rapide ! Inutile de tout sortir ! Je vous montre ça plus bas, pas d’inquiétude…

 

 

Une fois la partie supérieure enlevée, on peut sortir le canon interne et son bloc hop-up.

 

Le bloc est en alliage. Il est muni d’une molette en plastique.

 

Le joint d’origine est assez dur, normal lorsque vous verrez la puissance de la réplique !

 

Le canon ultra-léger mesure 376mm pour un diamètre de 6.09mm.

 

Sortons la partie inférieure de la gearbox. Pour plus de facilité, mieux vaut séparer le upper du lower.

 

Non, ce n’est pas du Systema mais le principe est sympathique.

 

Un module électronique équipe cette réplique. C’est le système SSS : Self-diagnostic Shooting System. La LED verte peut changer de couleur selon les problèmes rencontrés. Tout est expliqué dans le manuel.

Je sais, ce n’est pas en Français…

Etape 1 : Mettez le sélecteur de tir sur safe.

 

Etape 2 : Déconnectez la batterie.

 

Etape 3 : Poussez la goupille arrière.

 

Etape 4 : Cassez la réplique.

 

Etape 5 : Passez le sélecteur de tir sur semi.

 

Etape 6 : Appuyez sur la queue de détente et branchez la batterie. La détente doit rester actionnée jusqu’à l’étape 8.

 

Etape 7 : Test du voltage de la batterie. (gardez la détente appuyée).

Une LED verte brille si le voltage est bon.

Une LED rouge brille si le voltage est bas. Changez de batterie.

 

Etape 8 : Test de la détente. (LED verte qui clignote).

Relâchez la queue de détente maintenant. La LED devient fixe et le SSS passe à l’étape suivante.

Si vous n’avez pas relâché la détente dans les 10 secondes ou qu’il y a un problème, le SSS passe directement à l’étape suivante.

 

Etape 9 : Test du sélecteur de tir.

Actionnez le sélecteur en safe-semi-auto-semi et safe en moins de 10 secondes.

Si pas de problème, le SSS passe à l’étape suivante immédiatement.

Si problème, le SSS passe à l’étape suivant après 10 secondes.

 

Etape 10 : Test du MOSFET (LED orange fixe)

Si le MOSFET fonctionne bien, la LED devient verte.

Après le test, la LED s’éteint.

Après ce test, le SSS continue les étapes. ATTENTION : les engrenages font deux cycles durant cette étape.

 

Etape 11 : Test de la gearbox (LED orange fixe)

ATTENTION ! Les engrenages vont faire plusieurs cycles, soyez certain qu’ils ne peuvent rien endommager.

 

Etape 12 : Rapport de test. Si une LED verte commence à clignoter, il n’y a aucun problème. Actionnez une fois la détente pour sortir du mode diagnostique.

Si le SSS détecte un problème, voici les codes :

1.LED rouge qui clignote : Problème d’engrenages, de moteur ou de cut-off lever

2.LED rouge fixe : Problème de MOSFET ou de bloc électronique.

3.LED orange qui clignote : Problème sur système de détente.

4.LED orange fixe : Problème sur sélecteur de tir.

 

 

Bon, ce n’est pas tout ça mais on a un démontage à terminer ! Otez le couloir de protection des fils.

 

Puis dévissez le tube de crosse à l’aide d’un long tournevis cruciforme.

 

Retirez l’ensemble. Attention à ne pas oublier l’anneau de sangle lors du remontage.

 

Au tour du moteur ! Dévissez la trappe.

 

Aucune indication concernant le type de moteur. Pour ma part, je l’ai remplacé par un G&G IFRIT que j’avais dans un tiroir, c’est mieux !

 

Deux vis maintiennent la poignée sur la gearbox.

 

Maintenant il faut démonter le bouton d’éjection du chargeur.

 

On termine par l’arrêtoir de culasse.

 

La partie inférieure de la gearbox sort assez facilement.

 

Comme vous pouvez le voir, il y a quelques différences par rapport à une V2 classique.

On peut apercevoir la carte électronique au niveau de l’avant du selector plate (qui est en acier au passage…). La petite pièce située à l’arrière sous le selector plate permet d’actionner l’anti-retour et de détendre le ressort lorsqu’on met la réplique sur “safe”. Cela permet de ne pas conserver un ressort comprimé en cas de cycle incomplet.

 

Une découpe a été effectuée sur le côté droit pour installer le SSS.

 

Une belle nouveauté malgré le système split-gearbox, ICS a mis un système de changement de ressort rapide, plus besoin de démonter !

 

Comme je démonte tout, je retire le ressort, cela enlève la pression.

 

On retire la fausse culasse.

 

Et là, on peut enlever les vis et séparer les deux coques.

 

ATTENTION : si cet autocollant est endommagé, la garantie saute. Bien entendu…

 

Hop, on accède à la partie pneumatique. Tout était bien étanche.

 

Une vue sur le système blowback. Rien de compliqué, le piston -spécifique du coup – vient faire reculer une pièce.

 

Le piston en plastique 14 dents est donc un modèle spécifique avec un plat sur le dessus. Une crémaillère en acier comporte 8 dent.

 

La tête de piston en plastique est ventilée. Les trous permettent au joint torique de bien coller au cylindre lors du cycle.

 

Le cylindre en laiton est percé pour supposément adapter le volume d’air expulsé par rapport à la longueur du canon.

 

La tête de cylindre en plastique est ornée d’un petit tube en laiton qui reçoit le nozzle.

 

Nozzle que voilà !

 

Intéressons-nous à la partie inférieure. Cette photo permet de voir comment est montée la pièce à l’avant de la gearbox. Elle est tellement facile à mal remonter !

 

Otons l’axe du sélecteur de tir, puis les vis de la gearbox.

 

Et voilà !

 

Les bushings en métal semblent solides. Les engrenages étaient bien calés.

 

Matériel inconnu, touche à ton cul dit le dicton… J’ai tenté de vous en montrer le plus possible mais il y a pas mal de fils dans le passage donc je n’ai pas insisté…

La queue de détente vient appuyer sur un micro-contact.

 

Les engrenages sont un poil trop lubrifiés à mon goût mais la graisse utilisée semble moins épaisse que sur les productions Cyma & co.

 

Et voilà, maintenant il faut tout remonter !

 

 

 

 

 

 

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Billes 0.20g bio BO Rain et 0.28 bio G&G

-LiPo 11.1V 1300mAh et 7.4V 1600mAh.

 

Aïe ! Ca pique ! Avec une moyenne de 459FPS, on flirte avec les 2 joules légales en France. Bon, que je vous explique, la réplique vient directement de chez ICS à Taïwan donc ils m’ont envoyé un modèle local, pas une production adaptée à notre marché.

Du coup le moteur donne 14 billes/secondes à la 11.1 et 11 billes/seconde à la 7.4. Cela pourra être amélioré en changeant et le ressort, et le moteur un poil poussif dès qu’on passe sous la 11.1V .

A part ça, le hop-up est plutôt efficace et lève correctement les billes. Il y a un petit manque de régularité à plus de 30 mètres mais le joint était loin d’être rodé lors de mes tests en sortie de boite.

Bien entendu, la bille a encore de la patate pour aller bien au delà de 35 mètres, mais j’ai une distance limitée chez moi, ce que ne semble pas comprendre certains internautes…

La course de détente est longue avant que l’on active le micro-contact, ce qui peut être déroutant lorsqu’on cherche à placer une bille rapidement sur la cible, mais rien d’injouable rassurez-vous.

Le blow-back est anecdotique, il ne fait pas trembler la réplique et n’impacte donc pas la visée.

Mon seul regret est la limitation de cadence de tir lors du réglage en rafale de trois. ICS a volontairement bridé la réplique afin que les joueurs n’enchainent pas les “burst” trop rapidement et d’autre part pour s’assurer que quelle que soit la batterie, il n’y ait que 3 billes qui partent.

D’ailleurs je ne vous ai pas expliqué (enfin, si, dans la vidéo mais tout le monde ne regarde pas…) comment régler le mode rafale de 3.

1-Otez le chargeur et assurez-vous que le canon est vide.

2-Placez le sélecteur de tir sur SEMI.

3-Maintenez la queue de détente 10 secondes, jusqu’à ce que le moteur vibre.

Vous êtes en mode “tap burst”, une simple pression de la queue de détente déclenche trois cycles.

Faites la même manipulation pour repasser en illimité.

 

Je vous laisse voir ça en vidéo :

 

 

 

 

 

ICS continue son petit bonhomme de chemin avec cette série MARS de belle facture. J’aime assez le design de la gamme et particulièrement la réplique que je vous ai présenté dans cette review.

La qualité de fabrication est bonne et les finitions sont au poil. Elle est maniable et peut convenir à nombre de joueurs. L’électronique embarquée n’est pas une nécessité mais permet en toute simplicité d’avoir un auto-diagnostique en cas de problème en plus de protéger le circuit et d’agir en alarme de batterie faible.

Pour le prix de la gamme, j’aurais cependant aimé un moteur développant plus de couple et un canon plus lourd pour éviter les vibrations lors des tirs en rafales.

De mon côté, j’ai installé un moteur G&G IFRIT que j’avais dans un tiroir, un joint G&G vert et un canon Tanio Koba rayé et je compte bien m’en servir en jeu de temps à autres !

J’espère que cette review vous permettra d’y voir plus clair et de déterminer si cette MARS est faite pour vous. N’hésitez pas à commenter plus bas, il y a un outil fait pour ça !

 

 

 

-Look.

-Boite bien remplie.

-Electronique embarquée.

-Possibilité de bloquer la position de crosse maximale.

 

-Limitation du RoF en burst.

-Canon un peu léger.

-Moteur poussif en 7.4V

-Il faut aller chercher le contacteur assez loin avec la détente.