Review G&G ARP-9

 

25 août 2018.

 

L’an passé G&G proposait une réplique compacte qui a eu un véritable succès et qui était très attendue : l’ARP-9. Il ne s’agit aucunement d’une révolution technique, mais la mode du moment est aux répliques au look d’AR-15 mais équipées de chargeurs type 9mm ou calibre .45.

Quand en plus c’est vendu aux alentours de 200€ et qu’il y a un MOSFET et le contacteur de détente électronique ETU, que demander de plus ?

Quoi ?

Une review complète ?

Ok, c’est parti !

 

Avant tout, je vous laisse regarder la vidéo de présentation :

 

 

 

Il s’agit d’une base d’AR-15 avec un receveur inférieur et un canon permettant d’utiliser du 9mm, un peu comme l’UDP9.

 

 

 

l’ARP9 fait partir de la série d’entrée de gamme chez G&G : le combat machine. La boite reprend le code couleur utilisé pour d’autres répliques de la gamme.

 

La réplique et ses accessoires prennent place dans une coque en plastique qui a souffert du voyage…

 

La boite contient :

-La réplique, majoritairement composée de nylon fibré et de métal, elle mesure entre 500 et 590 mm et pèse 2013 grammes.

-Un chargeur « hi-cap » pouvant contenir 300 billes.

-Une tige de nettoyage.

-Un catalogue.

-Un manuel d’utilisation.

 

 

 

 

C’est compact, maniable, les contrôles sont intuitifs et le look est relativement sympathique.

 

Il existe également un modèle « battleship grey »…

 

…un modèle bi-ton appelé « black orchid » dont seuls 1000 exemplaires ont été distribués…

 

…et le modèle ARP-556 constitué de métal mais 100€ plus cher.

 

 

Le corps est composé de plastique moulé. Les marquages G&G sont présents côté gauche du receveur inférieur.

 

Le numéro de série figure au niveau du pontet. Ici à vue de nez je dirais une production de juin 2017.

 

La queue de détente (presque) droite est également assez agressive. C’est raccord avec le reste quoi…

 

Même le sélecteur de tir 3 positions a droit à son petit look agressif. Ses crans sont suffisamment bien marqués pour qu’il ne bouge pas tout seul.

 

Le support de crosse reçoit également des marquages.

 

Et enfin, le garde-main, en métal, est gravé des symboles G&G et M-lock.

 

La crosse en plastique est fixée à deux tiges en acier qui ont tendance à rouiller.

La plaque de couche est gaufrée.

 

Un loquet permet de régler la longueur de la crosse en fonction de votre morphologie. Enfin, c’est vite dit… Soit elle est rentrée, soit elle est en position intermédiaire, soit elle est sortie.

 

Un anneau permet d’attacher une sangle.

 

La batterie prend place dans le support de crosse. Il faut ôter le capuchon pour accéder à la prise Tamiya mini.

 

Ici on peut voir le MOSFET. Le problème majeur de l’ARP-9 est le manque de place dans le compartiment, justement à cause du fusible et du MOSFET.

 

 

Certaines marques proposent des extensions afin de pouvoir jouer sans que la batterie ne dépasse de la réplique.

La poignée pistolet est agréable. Sa texture n’est pas agressive. Elle me fait vaguement penser à une poignée de Scorpion EVO niveau ergonomie…

 

Le réglage du moteur est situé sous la poignée.

 

L’arrêtoir de culasse n’est pas fonctionnel sur cette réplique.

 

Le loquet d’éjection du chargeur est situé à l’avant du pontet. ATTENTION : sur la plupart des ARP-9 il faudra enclencher le chargeur vigoureusement pour qu’il se verrouille. 

 

La poignée d’armement ambidextre.

 

Lorsqu’on tire dessus, elle ouvre le cache-poussière et dévoile la roue de réglage du hop-up.

 

Il y a des crans pour permettre un réglage fin et également que le hop-up reste en place.

 

Le bouton d’assistance de culasse est bien entendu seulement là pour faire beau.

 

Des rainures à l’avant du puits de chargeur peuvent permettre d’assurer un bon grip lors du tir.

 

Le garde-main est minuscule, mais il a le mérite d’être fabriqué en aluminium. Des ports M-lock sont situés sur les côtés et le dessous. Aucun rail n’est fourni avec la réplique…

 

Le cache-flamme type « cookie cutter » est en plastique, il a tendance à amplifier le son de la réplique. S’il ne vous plait pas, vous pouvez le remplacer par un autre modèle tant que son filetage est en 14mm antihoraire (CCW).

 

Enfin, un rail Picatinny fait toute la longueur de la réplique sur sa partie supérieure. C’est là que sont fixés les organes de visée…

 

 

 

La prise de visée s’effectue via des organes flip-up. A l’avant, on peut régler la hauteur avec une molette.

 

A l’arrière, la hausse peut être ajustée en site et en gisement.

 

Si la visée n’est pas désagréable, je vous connais assez pour savoir que la plupart d’entre-vous s’empressera d’installer une aide à la visée type reflex ou point rouge.

 

 

 

Le chargeur d’origine est un hi-cap de 300 Billes.

 

Oh lala, quelle grosse molette !

 

Le remplissage s’effectue par une petite trappe située sur la partie supérieure arrière.

 

Il existe également des chargeurs 30 billes, des chargeurs 60 billes et un drum de 1500 billes.

EDIT : les chargeurs 120 billes Classic Army pour leur réplique Nemesis sont également compatibles.

 

 

Aller, il est temps d’ouvrir ! On commence par chasser la goupille avant.

 

Faites coulisser le receveur supérieur vers l’avant. Attention à la trappe cache-poussière.

 

On peut désormais sortir l’ensemble canon/hop-up du receveur supérieur.

 

La molette de réglage du hop-up est crantée, cela permet de maintenir la position voulue (oui, je vous l’ai déjà dit plus haut, mais certaines personnes sautent des étapes). Une molette numérotée « à la Krytac » aurait été un plus.

 

Voici l’ordre des pièces. Je suis un spécialiste de l’oubli du ressort lors du remontage…

 

Le nouveau joint bleu G&G équipe tous les blocs hop-up à molette.

 

Le canon en métal très léger (aluminium ?) mesure 128mm pour un diamètre de 6.085mm.

 

 

J’avoue, j’ai essayé de déposer le garde-main mais il n’a pas voulu venir. Je n’ai pas cherché à forcer pour ne rien endommager.

 

Il va maintenant falloir ôter la gearbox V2 de ce corps en polymère !

 

Il faut déposer le support de crosse. Il est maintenu au corps à l’aide d’une vis cruciforme.

 

Enlevons la plaque moteur et le moteur.

 

Chouette ! Il s’agit du très bon moteur 25000RPM Ifrit !

 

Dévissons la poignée pistolet.

 

Il ne reste qu’à chasser les deux goupilles ci-dessous pour sortir la gearbox du corps !

 

Pas mal de bazar pour une si petite réplique !

 

Pour le prix on ne va pas s’exciter, c’est du G&G « de base » avec une V2 moulée et dans laquelle l’interne est relativement basique. Cela dit, ils font le travail demandé et les composants V2 courent les rues donc si vous avez des envies de modifications, vous ne serez pas bloqués.

Quelques bonnes idées à noter, comme souvent avec G&G. L’une d’elle consiste à mettre une vis BTR de chaque côté pour caler la gearbox dans le corps.

 

Attention, si vous démontez et que l’autocollant saute, la garantie n’est plus valide.

 

Oh, des bushings en cuivre !? Otons sans plus attendre les vis qui maintiennent la gearbox fermée.

 

Maintenez le guide de ressort sous peine de le voir traverser la pièce en volant…

Je vous le disais,  l’interne correspond à l’entrée de gamme G&G, normal, cet ARP-9 est un Combat Machine.

 

Cela dit, les engrenages en acier étaient bien calés d’origine. Remarquez les petits inserts en métal au niveau du câblage à gauche, encore une bonne idée ! On remarque cependant qu’au niveau du passage du moteur il est légèrement endommagé.

 

Le guide de ressort n’est pas sur roulement. Observez le profil des spires asymétrique du ressort. A l’extrémité droite vous pouvez voir que j’ai coupé et aplati le ressort de presque deux spires pour tourner sous les 350 FPS.

 

Seule la dernière dent du piston est en métal. La tête de piston en polymère est ventilée pour bien plaquer le joint lors du mouvement avant. L’étanchéité de base était bonne.

 

Le cylindre est percé mais à mon avis le volume d’air est bien supérieur à celui du mini canon interne ! Ca n’a pas l’air de perturber les performances de la réplique en tout cas et ça vous laisse un peu de marge si vous voulez installer un canon plus long.

 

Le tappet plate a l’air solide et le nozzle ne dispose pas de joint torique interne. Il mesure 21,37mm.

 

La queue de détente droite vient actionner l’Electronic Trigger Unit (en rouge).

 

Les engrenages sont en acier, il n’y a pas de delayer sur le sector gear. Ils ont l’air solide.

 

Ils sont montés sur des bushings en métal couleur cuivre.

 

On voit ici l’ETU (Electronic Trigger Unit) plus en détail. C’est chouette de voir que chez G&G même l’entrée de gamme a un micro-switch de détente…

 

Il ne vous reste plus qu’à remonter tout ça !

 

 

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Billes 0.20g bio ATM et 0.25g bio ASG Open Blaster.

-Batterie LiPo 11.1V 1300 mAh.

 

Oups, la réplique sort à un peu plus de 360 FPS, ce qui vous verra refuser le jeu en full sur la plupart des terrains en France. Pour ma part, j’ai utilisé la bonne vieille méthode du pauvre : j’ai coupé deux spires et aplati l’extrémité du ressort pour obtenir moins de 350 FPS. Il est à noter que les tirs sont réguliers, l’écart entre les billes se situant à moins de 5 FPS.

Le moteur IFRIT donne son plein potentiel avec les LiPo 11.1V mais vous pourrez sans souci utiliser des batteries 7.4V. La cadence de tir avec ma batterie de test est d’un poil plus de 17 billes par seconde, ce qui est correct.

Ca claque ! Entre le corps en plastique qui transmet le choc du piston et le cache-flamme, on vous entend de loin ! Si je devais aller en jeu avec, j’avoue que j’opterais pour un modérateur de son, étant peu fan des systèmes type « cracker ».

J’ai un peu galéré pendant mes tests, d’une part à cause de mes supers cibles blanches (je ne vois pas les billes…) et un petit vent désagréable venait parfois dévier mes billes sur la droite.

Rassurez-vous, en jeu, vous pourrez sans peine toucher vos copains jusqu’à facilement 45 mètres mais à votre place j’investirais quelques Euros dans un canon un peu plus lourd…

 

Je vous laisse voir ça en vidéo :

 

 

Cet ARP-9 est une réplique avec un excellent rapport qualité/prix pour une entrée de gamme et qui propose un design qui change un peu des sempiternels AK/M4, même si la base reste un receveur d’AR-15.

Les performances en sortie de boite sont correctes sans être exceptionnelles mais il est très facile de changer le canon, le joint d’origine étant pour sa part très bon.

Attention cependant à bien choisir votre batterie, l’espace prévu étant déjà bien occupé par l’imposant MOSFET et le fusible. Les multiples options de chargeurs permettent à tous les joueurs de gambader sur les terrains, qu’ils aiment le milsim et ses real-cap ou la bonne foire à la saucisse et ses drums !

Je dois avouer que si je faisais uniquement du CQB, l’ARP-9 deviendrait certainement ma réplique principale, à vous de voir si ce type de réplique peut vous satisfaire, n’hésitez pas à commenter en fin d’article, que vous soyez possesseur ou non d’ARP !

 

-Compact.

-Bonnes performances.

-Plusieurs capacités de chargeurs disponibles.

-Plusieurs couleurs disponibles.

-Moteur IFRIT.

-Combo MOSFET et ETU.

-Prix.

 

-Un poil trop puissant en sortie de boite pour certains terrains français.

-Pas de changement rapide de ressort.

-Pas beaucoup de place pour la batterie.

-Canon un peu léger.