Review Cybergun Sig Sauer P226 X-Five

 

20 novembre 2018.

 

Il fut un temps pas si lointain où Cybergun possédait la licence Sig Sauer. C’était l’époque avant laquelle Sig se disait qu’ils pouvaient bien faire eux-même le développement et la promotion de leurs répliques (que feront-ils au final ? J’ai hâte de le découvrir !).

Bref, on avait alors droit à cette déclinaison « sport » et « luxe » du P226, le X-Five.

Produit à Taïwan par KWC et bénéficiant de la finition « stainless » qui a tant fonctionné sur les Colts, voyons ce qui se cache dans les entrailles de la bête… Merci au passage à Destockage-Games pour avoir fait le relais entre Cybergun et moi.

 

Un rappel en vidéo :

 

 

Voici un topo sur le P226 X5.

 

 

La boite en carton est ornée d’une photo du P226 ainsi que des caractéristiques techniques de la réplique.

 

A l’intérieur, tout est bien rangé et maintenu dans une coque en polystyrène compact.

 

On y trouve :

-La réplique, majoritairement composée d’alliage moulé, elle mesure 225 mm pour une masse de 1219 grammes.

-Un chargeur CO² pouvant contenir 26 billes.

-Une clé Allen.

-Un bouchon de chargeur.

-Un adaptateur pour silencieux.

-Un manuel d’utilisation.

-Des billes.

 

 

 

 

La réplique est lourde, massive, chatoyante ! Les contrôles sont facile à atteindre et à part si vous avez des mains de lilliputien, vous ne devriez pas peiner à la manipuler.

 

 

 

Faites tourner la réplique à l’aide de votre souris.

 

 

La carcasse et la glissière de ce P226 sont en alliage. La glissière possède les marquages Sig Sauer. Le rail inférieur est au standard Picatinny.

 

La carcasse comprend le F dans son pentagone destiné au marché allemand, ainsi qu’un numéro de série propre à chaque réplique.

 

Le canon externe, lui aussi en métal, est marqué du calibre de nos billes à la place du 9mm de la vraie arme.

 

Les plaquettes de crosse en plastique imitation bois reçoivent également les marquages Sig. C’est pour moi le point faible esthétiquement mais à priori on peut trouver de vrais grips en bois pour ce modèle.

 

Le pontet est assez large pour pouvoir tirer avec des gants. La détente est assez massive.  On peut également voir le bouton d’éjection du chargeur.

 

L’avant du pontet est strié.

 

Ce modèle de P226 est équipé d’un cran de sûreté ambidextre.

 

L’arrêtoir de glissière est situé juste devant la sûreté du côté gauche. Il est fonctionnel et s’active lorsque votre chargeur est vide.

   

 

 

 

On ne peut guère faire plus simple. Une hausse réglable en hauteur et en dérive, un guidon (non réglable), on aligne, on tire !

 

 

 

Le chargeur à CO² peut emporter jusqu’à 26 billes.

 

Il faut charger les billes par le devant des lèvres.

 

La cartouche de CO² est maintenue dans le chargeur par un bouchon.

 

ATTENTION : le filetage est en plastique fibré, assurez-vous de bien tout aligner avant de serrer et ne serrez pas trop fort.

 

 

 

Le démontage est rapide. Faites correspondre la demi-lune située sur la glissière avec le tenon de verrouillage et faites-le tourner.

 

La glissière peut être déposée.

 

Pas grand-chose à voir niveau mécanique, on va vite passer à ce qui se trouve dans la glissière.

 

La tige-guide est équipée d’un double ressort récupérateur.

ATTENTION : les ressorts ne sont pas solidaires de la tige, ils peuvent voler assez loin !

 

On peut ensuite ôter l’ensemble canon/hop-up.

 

Puis on fait glisser le hop-up vers l’arrière pour dégager le canon interne du canon externe. On peut voir la molette de réglage du hop-up.

 

Deux vis retiennent le bloc en un seul morceau, enlevez-les et séparer les deux demi-coques !

 

Le système de réglage est similaire à de nombreuses répliques.

 

Le joint « BAX » en W n’est pas mon modèle préféré, malheureusement je n’ai pas pu le changer par un joint type VSR/GBB Marui car le profil du canon est spécifique…

D’extérieur, pas de différence.

 

Mais la gorge est plus en avant sur le canon, du coup impossible de caler le joint…

 

Le canon en laiton fait 115mm de long pour un diamètre de 6.08mm. Il n’a pas vraiment l’air spécifique lorsqu’on le regarde comme ça, mais en fait il est spécialement étudié pour l’ensemble bloc hop-up et joint. Dommage !

 

Ici côte à côte le canon du Sig et un canon TNT pour Glock Marui.

 

Voici le nozzle/cylindre en plastique renforcé.

 

Pour ôter le blow-back unit, ôtez les deux vis cruciformes puis soulevez-le.

 

Attention au ressort de nozzle !

 

La rocket valve est simplement posée dans le nozzle, pas de valve locker ni autre goupille. Si vous souhaitez à ce stade modifier la valve pour rendre votre réplique réglable en puissance, c’est la même procédure que sur CE TUTO.

 

Après un bon nettoyage et dégraissage, il est temps de tout remonter !

 

 

Pas d’éclaté dans la boite.

 

 

-Chronographe XCortech X3500.

-CO².

-Billes 0.20g bio ATM et 0.25g bio G&G.

 

Oups, ça tape fort ! Avec une moyenne de 373FPS sur 16 billes, c’est bien pour le tir sur cible mais de quoi se voir interdire ce P226 sur tous les terrains de France ! Il va falloir passer par la case modifications si vous voulez prendre cette réplique en jeu.

Niveau performances on est sur du standard, pas nul mais pas exceptionnel. Le joint méritera sans doute d’être changé par quelque chose de plus efficace, mais quid des pièces compatibles avec ce P226…

Le fait de pouvoir régler la hausse est un plus non négligeable pour gagner en précision.

Le kick est satisfaisant sans être aussi brutal qu’on pourrait le penser. La masse de la réplique la rend stable même lorsqu’on enchaine les coups.

J’ai pu tirer une soixantaine de coups avec un réservoir de CO², comptez deux chargeurs tranquille , le reste c’est du bonus.

 

Je vous laisse voir cela en vidéo :

 

 

Le look sympa et les bonnes finitions de ce P226 X-5 ne sont entachées que par des plaquettes de crosse qui n’imitent que vaguement le bois censé équiper l’arme ainsi qu’une puissance parfaite pour trouer du carton mais pas terrible pour aller jouer. Les marquages légaux liés à l’airsoft se font bien voir là où sur certaines répliques ils sont cachés, dommage pour le collectionneur…

Les performances en sortie de boite sont moyennes mais à l’instar des 1911 KWC,  canon et joint ne sont pas remplaçables par des modèles type Marui. Il faudra vous orienter vers le canon de précision Swiss Arms en 6.01mm.

Si vous aimez ce look, que vous n’avez pas peur de bricoler et que vous posséder l’argent, n’hésitez pas à faire le pas si cette review vous en a donné envie… N’hésitez pas à commenter en bas de page !

 

 

-Look sympa.

-Autonomie satisfaisante.

-Canon de précision commercialisé par Swiss Arms.

 

-Trop puissant en sortie de boite.

-Plaquettes de crosse peu convaincantes.

-Les marquages airsoft un peu trop visibles.

-Pièces internes spécifiques.