Review Sig Air M17 ProForce

 

 

26 janvier 2020.

 

Lorsqu’en 2017 le département de la défense (DoD) américain a choisi Sig pour remplacer la quasi-intégralité des armes de poing présentes dans l’armée (421000 pistolets commandés, excusez-les du peu !) ce fut une sacrée surprise. Après Colt, puis Beretta, c’est au tour de l’ex armurier Suisse (faut pas se leurrer, les flingues à grande échelle désormais ça se passe surtout aux USA même lorsque les compagnies originelles sont européennes…) de se voir élu.

Autre surprise, cette fois-ci en 2018 lorsque Sig annonça la fin de la collaboration avec Cybergun pour créer une branche Sig Air dédiée à l’airgun et à l’airsoft. Premier GBB de la gamme, ce P320 rebaptisé M17 fabriqué en collaboration avec VFC méritait bien sa place dans l’Antre.

Voyons ce qu’il a dans le ventre, sachant qu’à l’heure où j’ai commencé cette review, la réplique était LOIN d’être arrivées en Europe. C’est désormais le cas, tout d’abord au compte-goutte puis je l’espère dans des quantités un peu plus raisonnables mais le tarif restera à ajuster. Pour moi 210 Euros est bien trop cher pour le contenu de la boite et ce même pour un produit siglé SIG…

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Je vous propose de voir ou revoir la vidéo de présentation :

 

Je vous laisse un petit peu de lecture PAR ICI si vous souhaitez en savoir plus sur la vraie arme.

 

 

La boite de ce Sig Air est assez classe. Une photo du M17 y figure en surimpression glacée. On peut également voir que la réplique fait partie de la gamme Pro Force.

Remarquez également la petite pastille “green gas” et il existe un modèle CO².

 

A l’intérieur c’est assez spartiate, la réplique est posée dans le carton et les accessoires sont sous un rabat.

On y trouve :

-La réplique, fabriquée en polymère et en alliage. Elle mesure 216 mm pour une masse de 770 grammes (et non pas 1300 grammes comme copié bêtement sur certaines fiches produit…).

-Un chargeur à gaz pouvant emporter jusqu’à 28 billes.

-Un manuel d’utilisation.

-Un outil de réglage du hop-up.

 

 

 

Ce M17 est constitué d’une carcasse en polymère beige et d’une glissière en alliage peint. La différence de teinte est conforme au modèle réel mais bien entendu le revêtement sera moins durable.

Il s’agit ici d’une version avec sûreté de pouce.

 

 

Ici un modèle réel équipé du montage pour point rouge.

 

 

Faites tourner la réplique avec votre souris. 

 

 

Les marquages Sig Sauer sont gravés sur la glissière. Ca leur donne une sorte d’aspect rugueux.

 

Du côté droit de la carcasse, on retrouve un numéro de série propre à chaque réplique qui est également gravé. La carcasse reçoit un marquage de la provenance de la vraie arme, dans le New Hampshire.

 

Le canon externe reçoit les marquages de calibre de l’arme. Nous tirerons bien entendu du 6mm full plastic jacket 😉 .

 

Bonne nouvelle pour les amateurs de réalisme, les marquages airsoft sont bien dissimulés au niveau du rail de la carcasse.

 

Ainsi que sous le pontet…

 

La crosse est siglée Sig Sauer et son revêtement rugueux mais pas agressif permet une bonne prise en main.

 

Une vue ici avec le chargeur dont le talon rallongé reprend la même texture.

 

Texture que l’on retrouve à l’avant et à l’arrière de la crosse. On peut également voir l’emplacement de dragonne et un petit “M” moulé dans la carcasse.

Contrairement à d’autres marques, SIG propose des carcasses de tailles différentes en fonction de la morphologie du tireur.

 

Sur cette photo du lot complet US on peut voir les trois carcasses, certainement un modèle S, un M et un L…

 

La partie inférieure de la crosse permet l’intégration parfaite des chargeurs.

 

Le bouton d’éjection du chargeur est triangulaire, son ressort est bien ferme. Nous verrons plus tard s’il est possible de l’inverser pour contenter les joueurs gauchers…

 

L’arrêtoir de glissière et la sûreté de pouce sont ambidextres. Les deux pièces sont fonctionnelles.

 

Les stries de préhension ne sont pas agressives du tout mais permettent d’armer la réplique sans que nos doigts ne puissent glisser.

 

Ici nous pouvons voir le faux extracteur ainsi que le témoin de chargement.

 

Le P320 étant un pistolet à percuteur lancé, il n’y a pas de marteau.

 

Un rail compatible Picatinny est présent à l’avant de la carcasse comme nous l’avons vu plus haut. Il permet d’équiper le M17 d’une lampe, d’un laser ou de tout autre accessoire que vous jugerez bon d’y attacher..

 

La queue de détente est le modèle exact, contrairement aux productions “AEG” (que je vous présenterai bientôt) qui ont la première version de queue de détente. Le pontet n’est pas surdimensionné mais permet de tirer avec des gants sans être embêté.

Notez les stries à l’avant du pontet.

 

Le levier de déverrouillage de la glissière est situé côté gauche de la réplique.

 

A l’avant on peut voir le profil spécial de la tige-guide. En effet, l’ajustement du hop-up s’effectue via la tige en utilisant soit ses doigts, soit l’outil fourni dans la boite.

 

Un marquage permet de savoir dans quel sens tourner.

 

Rapide et pratique…

 

 

 

 

Ce M17 est équipé d’organes de visée en métal qui sont ornés de points blancs.

 

La visée est agréable.

 

Cette plaque noire est amovible, nous verrons plus tard à quoi elle sert…

 

 

 

J’ai pu caser 28 billes dans ce chargeur à gaz, attention, la plupart des fiches produit mentionnent 21 billes…

Il est en métal avec un talon large en plastique. Il existe également des chargeurs CO². Le prix public conseillé en France est de 55€, encore une fois bien trop cher…

 

 

On y retrouve un marquage du calibre réel.

 

Le talon est marqué du logo SIG.

 

 

La double encoche donne à penser que l’on peut changer le bouton d’éjection du chargeur de côté mais j’avoue ne pas avoir trop insisté de peur de ne pas pouvoir remonter une réplique parfaitement neuve… Oui, je suis peureux… Quoique…

 

 

La valve de remplissage et la valve de percussion sont très proches l’une de l’autre. Le choix de la placer ici permet de remplir le chargeur en gaz sans avoir à démonter le talon.

 

 

 

Le démontage est facile. Il suffit de bloquer la glissière en arrière puis d’imprimer une rotation sur le levier de verrouillage.

 

On peut alors séparer la glissière de la carcasse.

 

La mécanique est propre à cette réplique, j’espère qu’elle sera solide et qu’en cas de casse, ça ne sera pas la misère pour trouver des pièces de remplacement. Messieurs-dames chez Sig Air : le SAV et la disponibilité des pièces pour vos revendeurs c’est TRES important !

 

Il est temps de jeter un œil au système de hop-up. Il ressemble à celui utilisé sur quelques H&K et les derniers Glocks assemblés par VFC.

Comme nous l’avons vu plus haut, c’est la tige-guide qui permet d’ajuster la pression sur le joint.

 

Remarquez les dents ici. Pour déloger la tige de son emplacement, il faut la faire sortir du téton qui dépasse du bloc hop-up.

 

On voit ici le téton et en dessous les dents d’un des engrenages internes au hop-up.

 

 

On peut alors sortir le canon externe de la glissière.

 

Un joint torique vient appuyer sur le petit ressort qui relie le canon externe au bloc hop-up. Certainement pour empêcher qu’il se déloge ou ne casse.

 

Mais pour le démontage, il faut non seulement déloger le ressort de son emplacement, mais également chasser une goupille pour sortir l’ensemble canon interne/bloc hop-up du canon externe.

 

Ne cherchez pas d’équivalence, c’est un bloc inédit… Ouvrons-le pour voir ce qui s’y trame !

 

C’est une petite usine à gaz mais elle est efficace. Un train d’engrenages vient actionner une patte d’appui en acier qui vient enfin appuyer sur le joint.

 

C’est un simple système de bras de levier mais c’est efficace…

 

Lors du démontage, n’hésitez pas à bien nettoyer et dégraisser le canon et le joint. Regardez, il est brillant de gras !

 

Il s’agit du désormais habituel joint type “R-hop” ,”flat-hop” etc.  monté dans la plupart des productions VFC.

 

Le canon assez léger est revêtu d’un traitement noir.

 

Il mesure 105mm pour un diamètre de 6.05mm. Attention à l’emplacement des encoches si vous souhaitez le changer.

 

Passons à la partie pneumatique. Le blow-back housing (BBH) en alliage est maintenu par trois vis cruciformes.

 

Lorsqu’on les enlève, on peut également déposer la mire et la plaque supérieure. A l’heure actuelle, il n’y a pas encore l’accessoire permettant d’installer un RMR sur la réplique et je ne sais pas si les modèles pour P320 peuvent s’adapter…

 

Notez que le témoin de charge est amovible. Ne le perdez pas et n’oubliez pas de le remettre au montage !

 

Ici j’ai zoomé sur la vis de maintien du faux extracteur, inutile de l’enlever mais je l’ai tout de même fait pour la review.

 

On peut alors ôter le BBH de la glissière. La plaque arrière vient avec sans forcer.

 

Le ressort de rappel est fixé au nozzle à l’aide d’une micro-vis.

 

Encore une fois, rien de standard, la forme des pièces ne permet pas de les remplacer par des choses déjà commercialisées. On a un beau volume sur ce nozzle dont la forme rappelle une cartouche de 9mm.

 

Un bon nettoyage/graissage et on remonte tout ça !

 

Aller, je ne vais pas laisser nos amis gauchers dans l’attente, voici comment changer le bouton d’éjection de chargeur de côté. En fait c’est exactement comme sur le vrai P320 !

Poussez le bouton et regardez du côté opposé, vous verrez un petit carré.

 

 

 

Insérez un mini tournevis ou un trombone et faites quelques mouvements de levier pour faire monter la pièce de verrouillage. On peut ensuite l’enlever à la main.

 

 

Otez le bouton et remontez-le côté droit de la réplique. Maintenez une pression dessus car le ressort à besoin d’être comprimé.

 

Replacez la pièce de verrouillage et appuyez dessus jusqu’à entendre un faible “clic”.

 

Le tour est joué ami gaucher, tu peux aller tirer !

 

 

Il n’y a pas d’éclaté dans la boite.

 

 

-Chronographe WoSport.

-Gaz Ultrair, ATM110 PSI et ATM 150 PSI.

-Billes bio 0.20 g XTreme precision et 0.25G Bio Airsoft Surgeon (RWA).

 

Ouille !

Et bien, rien qu’à l’Ultrair le Sig tape à 341 FPS de moyenne. C’est un peu trop pour certains terrains en France, il faudra opter pour du gaz un peu moins puissant. A l’ATM 110 PSI, on descend aux alentours des 300 FPS mais attention aux températures extérieures ! Les ressorts de ce M17 sont costaud et il faut une pression optimale pour que la réplique cycle correctement. Comme vous pourrez le voir dans la vidéo ci-dessous, avec 10°C dehors et de l’Ultrair ça avait du mal, j’ai dû passer à l’ATM150 PSI pour ne pas rencontrer de problèmes…

Comptez environs 90 à 110 billes pour une charge de gaz. N’ayant pas de chargeur CO² je n’ai bien entendu pas testé… Ces résultats dépendent bien entendu de la température, du type de gaz utilisé et du rythme de tir. Mes tests ont été fait à l’Ultrair à 17°C et en enchainant un tir toutes les 3 secondes sans discontinuer. Notez que le cool-down est présent mais je n’ai pas subit de dégazage intempestif lors de mes tests.

Le hop-up s’avère efficace et très facile à régler. J’aurais sans doute pu faire les tests à la 0.28 ou 0.30 mais le froid m’a rendu méfiant…

La queue de détente est agréable et on prend plaisir à enchainer les billes, attention cependant, le M17 ne pardonne pas les coups de doigts !

Toucher une cible à 25 mètres ne présente pas de difficulté majeure si on prend son temps. Vous noterez quelques billes folles mais rien de surprenant pour une réplique tout juste sortie de boite et un joint neuf.

Le recul est agréable, présent sans être trop brutal.

Je vous laisse voir cela en vidéo en vous rappelant une fois encore qu’il ne s’agit pas de tester la précision ni le groupement mais de savoir si je peux toucher un adversaire en prise de visée rapide lors d’une partie d’airsoft :

 

 

Pour une première, on peut dire que SIG SAUER a mis l’accent sur l’aspect et la finition de ce M17. La réplique est très jolie, agréable à utiliser et procure de bonnes sensations de tir et des performances en sortie de boite honorables. Attention à l’épreuve du chronographe lorsque vous allez en jeu.

Je n’arrive cependant pas à savoir quelle clientèle est ciblée car le prix en France est beaucoup trop élevé, et je ne vous parle pas du prix des chargeurs…  En Asie, le M17 est vendu aux alentours des productions Glock de chez Umarex que l’on retrouve en Europe aux environs de 160/180€. Un effort est à faire si SIG veut vendre des répliques car le palier psychologie des 200€ pour une réplique de poing est difficile à passer pour de nombreux joueurs.

Certes, on a une réplique originale siglée SIG, une nouvelle architecture mécanique et un modèle unique (euh… WE ?) mais il faudrait voir à ne pas prendre le client pour une vache à lait, si SIG SAUER représente une part d’excellence lorsqu’on parle de leurs armes, ils ont encore beaucoup de choses à apprendre et à prouver dans le milieu de l’airsoft…

Cela dit, les débuts sont encourageants et j’ai hâte de voir ce que nous réserve la firme pour l’avenir…

N’hésitez pas à commenter en bas de page pour me dire ce que vous pensez de cette réplique et nous raconter vos expériences si vous l’avez acquise.

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-Une vraie réplique de M17.

-Kick sympathique.

-Hop-up pratique et efficace.

-Qualité des finitions.

-Détente agréable.

 

-Attention aux puissances…

-Ressort récupérateur un peu dur pour les températures froides.

-Quid des pièces détachées en cas de casse !?

-Le prix (210€ en France plus 55€ par chargeur).