Review Silverback Airsoft Desert-Tech HTI

 

9 février 2020.

 

Il y a déjà 5 ans, Silverback Airsoft sortait la réplique du fusil de précision SRS sous licence Desert Tech. Depuis l’eau à coulé sous les ponts et le SRS a subit de nombreuses modifications.

L’étape suivante en attendant le MDR, un fusil d’assaut atypique toujours sous licence Desert Tech, les hongkongais nous l’ont servie sur un plateau, il s’agit de la version survitaminée du SRS : le HTI, pour Hard Target Interdiction.

Silverback nous livre ici une réplique de la version méchamment chambrée en .50 BMG et ils ont été bien aimables de me prêter un exemplaire de leur nouveau bébé le temps d’une review.

Vous pouvez désormais tipper (même gratuitement, c’est magique !) mon contenu au travers de CE LIEN ! Merci de votre soutien !

ATTENTION : cette review va être largement peuplée de superlatifs.

Je vous invite à voir ou à revoir la vidéo de présentation (qui comprend les tests chronographe les plus longs de l’histoire ^^) :

 

Voici la page officielle du HTI sur le site de Desert Tech.

 

 

Comme le SRS, le HTI est livré dans une boite noire en carton comportant un dessin de la réplique.

 

A l’intérieur le HTI et ses accessoires sont bien calés dans un bloc de mousse compacte.

On y trouve :

-Le HTI, composé majoritairement d’aluminium et de nylon fibré (15% de fibre de verre), il mesure 1125 mm pour une masse de 6060 grammes. Pour info le vrai pèse un peu plus de 9 kilos.

-Un chargeur pouvant contenir 38 billes (33 si vous utilisez le follower long).

-Un manuel d’utilisation.

-5 clés Allen.

-3 rails Picatinny à monter sur le garde-main.

-7 vis pour installer les rails.

-Un patch.

-Un follower long.

-Une boite de graisse PTFE.

-6 vis de réglage du hop-up.

-5 joints toriques d’entrée de bloc hop-up.

 

 

 

Quel morceau ce HTI ! Pour vous dire, son receveur est la pièce CNC la plus grosse à avoir jamais été produite en airsoft ! Mais mine de rien il est bien plus compact que ses concurrents grâce à son architecture bullpup. C’est massif mais une fois épaulé on n’est pas assailli par ses 6 kilos.

Les différents contrôles sont facilement accessibles mais amis gauchers je suis désolé de vous dire qu’il est peu probable que vous ayez une version spécifique un jour…

 

Je vous le disais dans l’introduction, Silverback a le droit d’exploiter la licence Desert Tech du coup on retrouve tous les marquages sur la réplique du HTI.

 

Le numéro de série est propre à chaque réplique, ici le 325e.

 

Chaque réplique est testée avant d’être expédiée. Ici avec le ressort 60 newtons il a été chronométré à 113 m/s, soit environs 370 FPS à la 0.20g.

Avec de la 0.43 on atteint les 2 joules grâce à l’énorme volume d’air développé par le cylindre.

DT HTI et en dessous le système de verrouillage du canon externe, j’en parlerai plus tard.

 

Le logo Desert Tech est moulé sur la coque en nylon fibré. Il s’agit de leur nouveau logo, les HTI RS ont l’ancien logo.

 

Le calibre et le pas de rayure du vrai HTI .50 sont gravés sur le canon.

 

Le HTI utilise une architecture bullpup, c’est à dire que le système de chargement et l’alimentation est situé derrière la poignée pistolet. Cela permet de raccourcir la longueur du fusil tout en ayant un canon de bonne taille.

 

Le bouton d’éjection du chargeur est ambidextre. Il est plus facilement accessible que celui du SRS.

 

Par l’imposant puits de chargeur nous pouvons voir la tringle de commande et le BB-feeder en acier.

 

A l’arrière e la crosse on retrouve un emplacement en acier pour anneau de sangle quick-detach, le monopode et la plaque de couche.

 

Cette dernière est constituée d’un pad en caoutchouc fixé sur une plaque en aluminium.

 

Pour la retirer il faut actionner le bouton de verrouillage, puis imprimer une rotation à droite ou à gauche.

 

Contrairement au modèle RS on peut la désolidariser de la carcasse mais ce n’est pas obligatoire.

 

Pour déployer le monopode, tirez sur la bague et ajustez la longueur. Pour un réglage plus fin on peut aussi faire tourner la bague.

 

Un repère de chaque côté du corps permet de savoir si le chargeur est bien engagé et verrouillé. Ces repères doivent être à fond (ou presque) vers l’avant.

 

Dans cette position le chargeur n’est pas verrouillé.

 

La poignée pistolet est relativement imposante, si vous avez de petites mains vous aurez du mal à en faire le tour. Cela dit une fois posé et en position de tir vous n’avez pas besoin de la serrer.

 

Le pontet est assez large pour autoriser le port de gants et ce même si vous avancez la queue de détente au maximum.

 

La sûreté est ambidextre. Elle vient bloquer l’action sur la queue de détente.

 

Et je reviens justement sur cette queue de détente. Elle peut être ajustée sur un rail afin que vous puissiez tirer en tout confort ! Dé-serrez cette vis et faites coulisser la queue de détente.

 

On peut également régler la précontrainte de détente à l’aide d’une petite vis située au bout de la flèche ci-dessous. ATTENTION : trop de réglage peut aboutir à des tirs accidentels et bloquer la possibilité de mettre la réplique en position sûreté.

 

En effet, si vous mettez trop de précontrainte le levier le peut plus coulisser pour bloquer la détente.

 

L’énorme ensemble mobile est mû par la force de vos bras ! Le levier en acier est orné d’une boule en bakélite.

 

Lorsque vous levez le levier une aide vient amorcer l’armement.

 

On peut voir ici les billes insérées dans le canon externe ainsi que la liaison entre le tube d’approvisionnement des billes et le bloc hop-up.

 

La couleur rouge du piston a son importance. En effet, il y a un petit témoin de chargement sur le cache-poussière. Une fois le HTI armé on peut voir du rouge.

 

Ci-dessous, le HTI n’est pas armé.

 

Comme sur le SRS on peut régler la précontrainte de la gâchette via une petite vis. Le trou d’accès est situé derrière le bouton d’éjection du chargeur. Une fois encore attention à votre réglage pour ne pas tirer accidentellement.

 

Sur le côté droit de la crosse on trouve la vis de réglage de l’appui-joue. On la dé-serre pour pouvoir ajuster la hauteur de ce dernier.

 

Le message est clair…

 

Le garde-main du HTI est aussi imposant que le reste de la réplique. Il est composé d’aluminium usiné par machine numérique (CNC). Un rail Picatinny composse la partie supérieure. Les trois autres côtés sont parsemés de petits orifices filetés qui servent à installer les rails en plastique fournis dans la boite. On peut également voir des emplacements QD pour attache-sangle.

 

Entre le receveur et le garde-main vous avez largement de quoi monter vos optiques préférés !

 

Le canon externe se termine par un imposant frein de bouche muni d’un protège filetage.

 

Il dévoile un filetage en 1.5″-18 UNEF destiné à monter un modérateur de son militaire.

Heureusement on peut démonter le frein de bouche en ôtant la petite vis de blocage pour accéder à un filetage plus conventionnel…

 

Il s’agit de M25x1.5 qui permet soit de monter le modérateur de son Elite Iron, soit de monter un adaptateur qui vous fera passer en 14mm CCW.

 

 

 

 

 

La réplique n’est pas équipée d’organes de visée. Vous devrez en installer, de préférence une lunette grossissante…

 

 

 

Le chargeur à coque acier peut contenir entre 33 et 38 billes selon que vous utiliserez le follower court ou le follower long (la pièce qui pousse les billes).

Il est massif, tout comme la munition que le vrai HTI tire.

 

Les griffes du système de verrouillage du chargeur viennent se prendre dans ces encoches. Il faut un temps de rodage avant que le chargement soit fluide.

 

En cas de problème d’alimentation (blocage…) on peut retirer le ressort et le follower sans démonter tout le chargeur.

 

Utilisez un outil pour déverrouiller la butée de ressort.

 

Ici le follower court, on peut le remplacer par le modèle long qui vient pousser jusqu’à la dernière bille dans la chambre hop-up.

 

 

 

Démonter le HTI est un réel plaisir tant tout est fluide. Commençons par déposer le guide de ressort et le ressort. A l’aide de la plus grosse clé Allen fournie, poussez et tournez dans le sens des aiguilles d’une montre.

 

Le guide est massif, avec un énorme roulement !

 

Ici comparé à la taille d’un guide de ressort pour gearbox V3.

 

Le ressort est également gigantesque.

 

Ici comparé à un ressort d’AEG…

 

Silverback propose pour le moment 6 ressorts différents dont la force est logiquement exprimée en Newtons.

Les pays limités à moins de 1 joule d’énergie sont équipés de ressorts 40N.

Les pays limités à 2 joules devraient avoir un ressort 60N par défaut.

Si vous ne vous souciez pas des limites, il existe des ressorts 90, 110, 125 et 155 Newtons.

 

Otons maintenant le cache-poussière, il suffit de le tirer vers l’avant. ATTENTION : si vous l’échappez il est possible que vous vous coupiez avec les bords affûtés de la réplique.

 

Pressez la queue de détente et faites coulisser l’ensemble piston/cylindre vers l’arrière.

 

L’imposant piston est composé d’une partie arrière en acier, d’une partie médiane en aluminium anodisé et d’une partie avant en aluminium sur laquelle est fixée la tête en caoutchouc.

 

Passons au garde-main. Pour le désolidariser du receveur il va falloir ôter la vis et la pièce de rétention.

 

Puis on le dévisse, c’est facile !

 

Déverrouillons le canon externe à l’aide d’une clé Allen. On aligne le repère sur le symbole du cadenas ouvert… Un petit “clic” se fait entendre lorsque l’on atteint chaque position.

 

Puis on dé-serre les 4 vis latérales en commençant par la vis la plus en avant. Pour le serrage on commencera par la vis la plus en arrière. NE SERREZ PAS TROP FORT.

 

Le canon externe glisse tout seul hors du receveur !

 

Ici une photo comparative entre le canon de mon SRS 22″ et celui du HTI (en bas). On comprend la différence de prix…

 

Ici nous pouvons voir la gorge de la goupille de verrouillage ainsi que les billes qui facilitent l’ouverture et la fermeture de la culasse et enfin le bloc hop-up.

 

Ce dernier est maintenu par deux petites vis.

 

Une fois dé-serrées on peut retirer l’ensemble canon interne/hop-up du canon externe.

 

J’oubliais : les emplacements des deux vis de hop-up sot situés à l’arrière du canon.

 

On peut y accéder via des trous dans le receveur.

 

Voyez comme le canon interne est proportionné par rapport au canon externe.

 

Voici donc le bloc hop-up à vis.

 

A l’entrée un joint torique vient bloquer les billes. 5 joints supplémentaires sont fournis dans la boite.

Enlevons le canon du bloc. Pour ce faire il faut défaire les vis latérales du bloc hop-up.

 

Il suffit ensuite de tirer. ATTENTION : les bourrelets des joints Silverback sont très fragiles, allez-y doucement sinon vous allez l’arracher comme je l’ai fait…

 

L’imposant canon en laiton mesure 730 mm pour un diamètre de 6.05mm. Pas de panique, le volume d’air du cylindre permet d’exploiter un canon de cette taille sans aucun souci.

 

Intéressons-nous à la coque en plastique, plus précisément aux deux parties de la coque. Elles sont maintenues au receveur via 3 vis et le monopode.

 

Si vous n’avez besoin que d’accéder à la partie sûreté/détente, n’ôtez que la partie avant.

 

Pour accéder à la gâchette (sear), il vous faudra déposer la partie arrière. Dévissez le monopode pour pouvoir dégager son point d’ancrage dans le receveur.

 

Puis utilisez un outil pour le dévisser.

 

On peut alors accéder à plein de choses : le bloc détente, le bloc gâchette, la tringlerie de commande et le puits de chargement.

 

Le bloc gâchette est vissé au receveur par 4 vis. On peut voir la vis de réglage de la pré-contrainte de la gâchette au centre de la gâchette elle-même.

 

Si vous voulez durcir ou ramollir la sûreté vous pouvez l’ôter et serrer/dé-serrer les pattes latérales.

 

Le bloc détente est maintenu au receveur via deux vis.

 

Pour l’ôter il faut le faire glisser sur le côté afin de désengager la tringle.

 

La tringle en acier relie le bloc détente au bloc gâchette.

 

Le puits peut être démonté à l’aide d’une clé 6 pans. Notez que comme sur les SRS récents il n’y a pas de joint torique pour retenir les billes.

 

Et voilà, un HTI façon puzzle qu’il ne vous restera plus qu’à remonter en suivant les étapes à l’inverse ! Ici on se rend vraiment compte de la taille du receveur et du travail d’usinage que cela représente !

 

 

 

 

 

 

 

-Chronographe WoSport.

-Billes 0.20g bio Xtreme precision et 0.43g bio ASG.

-Ressorts fournis par Silverback.

 

Je n’ai pas à proprement parlé fait de tests de tir avec ce HTI. Vous ne trouverez donc que les tests au chronographe et les tests de tir à 45 mètres de la vidéo de présentation.

Je n’ai pas assez de distance pour tester le plein potentiel des répliques de fusil de précision j’espère que vous ne m’en voudrez pas…

En bref, soyez prudent lorsque vous sortez le HTI, le volume d’air conséquent mène a un sérieux joule creep, c’est à dire que même si une bille de 0.20 grammes développe un peu moins de deux joules, dès que vous allez augmenter en masse vous augmenterez l’énergie développée.

On a donc vite fait de dépasser allègrement les 2 joules sauf si l’on reste sur le ressort 60 Newtons fourni d’origine en France.

Le HTI donnera certainement tout son potentiel à partir de 60-65 mètres et si vous habitez dans un pays dans lequel vous pouvez utiliser des répliques à 3 ou 4 joules.Lles tests menés par Silverback ont montrés qu’il était possible de faire environs 50% de coups au but sur une cible de la taille d’un torse à 102-104 mètres avec de la bille très lourde…

 

 

Mazette, quel morceau !

Est-ce que j’achèterais cette réplique ?

 

Non.

 

Enfin, si, si mes finances me permettaient cette folie et que j’étais fondu de snipe.

Mais je joue plutôt assaut, j’aime moins le jeu de snipe du coup même si j’ai un SRS je dirais que j’investis moins d’argent dans des répliques de fusils de précision.

Cela dit c’est bien là la seule raison de ne pas se procurer un HTI. On a là une excellent base pour faire du VRAI tir à “longue” distance (toutes proportions gardées, on tire des projectiles ridicules…) grâce à un volume d’air exceptionnel qui permet de projeter une bille lourde loin sans perte d’énergie excessive. Vous avez pu voir dans la vidéo de présentation que les résultats du chronographe sont sans appel : on garde une chouette vélocité mais gare à ne pas se laisser emporter par le frisson du joule creep !

En plus de cela la réplique estampillée Silverback Airsoft est très bien finie, la boite est bien remplie et malgré sa taille elle reste raisonnablement maniable pour peu que vous n’y montiez pas une lunette qui fait 3 kilos !

J’ai adoré manipuler cette réplique, j’ai adoré tirer avec et je regrette que le temps n’ait pas été plus clément pour pouvoir l’emporter sur une partie de test.

Malgré tout le HTI reste réservé à une élite (surtout des tireurs, ahah, humour…) fortunée ou amoureuse des paiements en 125 fois sans frais. Si vous avez les moyens, foncez !

N’hésitez pas à commenter cet article en bas de page et à nous raconter vos expériences avec le HTI.

Je vous rappelle que vous pouvez désormais tipper (même gratuitement, c’est magique !) mon contenu au travers de CE LIEN ! Merci de votre soutien !

 

 

-Qualité de fabrication.

-Performances en sortie de boite.

-Maniable malgré ses dimensions.

-Présence d’outils et de petites pièces de rechange.

-Rails Picatinny fournis.

 

-Il faut un peu de temps pour que le chargeur se fasse.

-J’aurais aimé un hop-up FAST parce que je suis un noob.

-Attention à l’énergie développée par cette réplique.