Review Arcturus AK12

 

06 mars 2020.

 

Il y a quasiment un an et demi Arcturus Tactical présentait quelques modèles d’AK sur leur page Facebook. J’ai innocemment demandé “et l’AK-12 alors “?

Quelques semaines plus tard, alors que je leur envoyais le lien de la review du Centaur B, ils m’ont répondu par deux dessins techniques d’une AK-12 !

Nous avons alors dialogué au long du développement de cette réplique, jusqu’à ce qu’ils la présentent au dernier MOA de Taïwan.

J’ai donc aujourd’hui la chance et l’honneur de vous présenter l’un des quatre exemplaires au monde (en attendant la production finale) et vous propose d’en faire un tour complet !

ATTENTION : les modèles commerciaux seront peut-être légèrement différents. Si je le peux j’éditerai cette review en conséquence au moment voulu.

Merci à Arcturus Tactical pour leur confiance.

Vous pouvez désormais tipper (même gratuitement, c’est magique !) mon contenu au travers de CE LIEN ! Merci de votre soutien !

 

Je vous invite à voir ou à revoir la vidéo de présentation :

 

 

Pour en savoir plus sur l’AK-12 je vous invite à suivre CE LIEN. C’est en anglais mais c’est bien plus détaillé que l’article en français…

 

 

La réplique m’a été livrée dans son carton orné du logo Arcturus et de leur devise “dédié aux collectionneurs”.

 

 

 

A l’intérieur, on retrouve une coque en mousse compacte qui protège la réplique et ses accessoires. Il s’agit de la même coque que celle du Centaur B, Arcturus m’a confirmé que la version commerciale ne sera pas livrée avec deux chargeurs…

 

Le contenu de la boite de démonstration est le suivant :

-La réplique. Constituée d’alliage, d’acier et de polymère, elle mesure entre 700 et 950 mm pour une masse de 3280 grammes.

-Un chargeur hybride mid/low cap 30-130 BB.

-Une tige de nettoyage.

-Deux clés Allen.

-Une hausse.

 

 

Oui, la hausse n’est pas montée en sortie de boite, à vous de la fixer au rail supérieur à l’aide de la petite clé Allen fournie.

 

 

 

 

 

Je ne suis pas objectif pour un sou donc je le dis : c’est beau !

Les parties en acier sont traitée QPQ

Les parties en polymère sont bien denses. Pour le reste c’est un AK modernisé, ni trop ni trop peu. Maniable et munie de contrôles facile à manipuler, elle n’est cependant pas adaptée aux gauchers comme pouvaient l’être les prototypes…

 

 

Le corps est magnifique, chaque rivet est à sa place et on a même les marquages de désignation GRAU (Glavnoye raketno-artilleriyskoye upravleniye MO RF) , ici 6P70 pour l’AK12 en 5.45X39, les AK15 ont la désignation 6P71 et 7.62X39.

Malheureusement, on ne retrouve ni le symbole des usines Izhmash (situées à Izhevsk), ni le numéro de série.

 

 

Du côté droit, on trouve le sélecteur 4 positions comme sur le vrai AK12 ainsi que les marquages corrects.

Ici en “SAFE”.

 

“FULL AUTO”

 

 

Rafale de 2 (non fonctionnelle sur les modèles de base).

 

Coup par coup.Notez au bout de la flèche l’arrêtoir qui permet de ne pas dépasser la position semi, comme sur le vrai AK12…

 

 

La crosse est en plastique renforcé. Elle glisse sur un tube 5 positions mais il me semble que seules 4 positions sont exploitables. Cela permet de régler la longueur de la crosse en fonction de vos préférences et de votre morphologie.

 

 

Un emplacement QD pour un anneau de sangle est présent de chaque côté.

 

 

La plaque de couche est composée d’une partie en plastique sur laquelle est fixé un talon rainuré en caoutchouc.

 

 

On peut l’ôter en actionnant ce petit bouton.

 

 

Contrairement au vrai AK12, il est impossible de régler la position de la plaque de couche à moins de percer d’autres trous.

 

 

Le tube est creux mais ce n’est pas pour ça que la batterie vient s’y installer…

 

 

Si vous souhaitez remplacer ou déposer la crosse, chassez cette petite goupille.

 

 

Ici on peut voir les 5 emplacements.

 

 

La crosse peut être repliée sur le côté gauche de la réplique. Pour ce faire, appuyez sur ce bouton et imprimez une rotation au tube de crosse.

 

 

On peut déjà apercevoir le système de changement rapide de ressort, mais également le système de verrouillage de la crosse en position pliée.

 

 

Pour la déverrouiller, il suffit d’appuyer et de déplier la crosse.

 

 

La poignée pistolet est également en plastique. Elle réplique très bien la vraie et est vraiment confortable (pour une poignée d’AK ^^).

 

 

Une vis la solidarise à la cage moteur.

 

 

Le pontet rectangulaire abrite une queue de détente en métal.

 

 

Le bouton d’éjection du chargeur est un modèle classique même si son profil est légèrement différent des pièces plus anciennes.

 

 

De l’autre côté, on retrouve le système de relâchement du ressort. Ingénieux, il permet de renvoyer le piston vers l’avant après une session de jeu pour ne pas laisser le ressort en tension.

 

 

Le profil du receveur devant le puits de chargeur est évasé. On remarque ici le puits du bloc hop-up et le système de cale pour que rien ne bouge.

 

 

Le levier de chargement en acier peut être tirée en arrière pour accéder au réglage du hop-up.

 

 

Il s’agit d’un bloc classique avec une tirette de réglage.

 

 

A l’arrière du top cover, il n’y a pas de bouton poussoir comme sur les AK “classiques”.

 

Le garde-main en polymère est en deux parties, une inférieure et une supérieure. Chacune dispose d’un rail Picatinny et des rails latéraux additionnels ont été posés sur la partie supérieure.

 

Un rail est également fixé au top cover.

 

 

L’avant de la réplique est également très bien fini. On remarque que le guidon prend place sur le bloc d’emprunt des gaz.

 

Et le capuchon du bloc d’emprunt des gaz peut être libéré pour pouvoir s’en servir au démontage du ressort ! Astucieux !

Il faut appuyer sur le goupille de verrouillage et tourner assez fort. Merci à Arcturus pour l’astuce, je serais passé à côté sinon !

 

Sur cet exemplaire, l’outil est très très légèrement trop épais pour dévisser la vis de blocage.

 

 

Mais il s’insère bien sur le guide de ressort.

 

 

Le cache-flamme est un modèle détachable (QD) comme sur l’arme. On pousse la goupille de verrouillage, on tourne (décidément !) et on tire.

 

 

Contrairement à LCT, Arcturus nous laisse le choix du modèle de modérateur ou de traceur à utiliser en mettant un filetage de 14mm antihoraire (CCW).

 

 

Ici j’ai rusé, j’ai installé un 24mm horaire (CW) pour pouvoir installer mon modérateur/traceur DTK Airsoft Artisan.

 

 

Je sais, c’est trop sexy pour être vrai !

 

Un anneau de sangle prend place sur le canon externe, il tourne pour pouvoir mettre une sangle à droite ou à gauche.

 

 

Une lamelle de verrouillage prend place près du garde-main. Elle permet de débloquer le capot supérieur (top cover).

 

Il faut imprimer une rotation puis tirer le levier. On peut ensuite faire coulisser le top cover en arrière et le soulever pour accéder à la prise mini Tamiya.

 

 

Comme sur l’AK12 LCT, deux griffes viennent se prendre sur des ergots soudés dans le capot.

ATTENTION : les ajustements sont serrés, vous devrez peut-être forcer un peu pour verrouiller et déverrouiller le capot.

 

 

 

 

Le guidon réglable en hauteur est protégé par deux oreilles latérales. L’outil de réglage n’est pas présent dans la boite.

 

La hausse est graduée de 0 à 800mètres. Elle est également réglable en dérive grâce à une petite molette.

 

 

La visée est correcte. Personnellement j’attends qu’un de mes reins repousse pour essayer d’acheter un PK120/1P87… (au fait, euh… Je vous ai dis que vous pouviez tipper ? ^^)

 

 

 

Le chargeur est un modèle hybride real/mid cap en polymère. On peut trouver des chargeurs supplémentaires sous la marque DDAY pour environ 11€.

Ils sont très réalistes comparés aux chargeurs d’AK12 LCT.

D’ailleurs, ils sont compatible avec l’AK12 LCT mais l’inverse n’est pas vrai…

 

Comme sur les vrais chargeurs, on a les marquages de capacité et des orifices de visite transparents.

 

Le profil du chargeur permet de s’appuyer sur une surface plane pour prendre sa visée et rester stable.

 

Le téton qui pousse les billes dépasse pour pousser toutes les billes dans le bloc hop-up.

 

 

Pour changer la capacité du chargeur, ôtez le talon et poussez l’interne vers le bas.

 

 

Si le bouton est vers la droite, vous êtes en 130 coups. Pour passer en 30 BB, poussez et glissez le bouton vers la gauche.

 

 

En cas de blocage, vous pouvez ôter le ressort et le poussoir en retirant ce cache.

 

 

 

 

Place au démontage. On peut retirer la goupille du capot à fond si on le souhaite.

 

Ici le système de changement de ressort rapide. Un bouchon empêche le guide de bouger lors des tirs. Il faut donc le dévisser, soit avec un outil, soit avec le bouchon du bloc d’emprunt des gaz.

 

On accède alors au guide de ressort. Poussez et imprimez une rotation de 90°.

ATTENTION : le ressort poussera le guide vers l’arrière.

 

Le guide de ressort en métal est monté sur roulement.

 

 

Passons au garde-main. Comme sur le vrai AK-12, il est maintenu au corps par une goupille.

 

 

Faites-le coulisser vers l’avant, les deux parties sont emboitées l’une dans l’autre.

 

Et voilà ! On peut voir une lame de ressort sur la partie inférieure. Elle est là pour empêcher la goupille de partir trop facilement.

 

 

Contrairement à la plupart des anciens AK, le tube d’emprunt des gaz n’est pas solidaire du garde-main supérieur.

 

Otons la fausse culasse, pour ce faire, poussez le loquet et déboitez-le.

 

Voici la fausse culasse en acier. Pas très impressionnante mais elle n’est là que pour cacher le hop-up.

 

Le bloc hop-up est en alliage. La tige de réglage est en plastique. Elle n’est pas crantée mais est assez ferme pour que rien ne bouge en jeu.

 

 

Il est temps d’enlever la poignée pistolet. Elle ne tient que par une vis.

 

 

Rien n’indique les caractéristiques du moteur.

 

 

Pour enlever le sélecteur de tir, il faut dévisser la vis centrale. Procédez doucement avec une pince pour ne pas faire de marques. Si vous possédez des mors en caoutchouc c’est l’idéal.

 

 

Avant de pouvoir retirer la gearbox il va falloir pousser le bloc hop-up vers l’avant. C’est impossible sans enlever cette cale au préalable.

 

On peut maintenant pousser le bloc hop-up et son support vers l’avant et retirer la gearbox V3 du corps de l’AK12.

 

 

Puis on peut dévisser les deux vis maintenant le bloc à son support.

 

 

Nous allons maintenant déposer le canon externe. Il est maintenu par deux vis Allen sans tête et une grosse goupille.

 

ATTENTION : la goupille à un sens. Le partie cannelée se place à droite pour laisser passer l’axe de la fausse culasse.

 

 

Voici le canon externe et le tube d’emprunt des gaz ! Nous pouvons maintenant accéder au canon interne !

 

 

ATTENTION : il est inutile d’ôter le support du bloc hop-up, il est pénible à remettre…

 

Avant de passer au canon interne une vue de l’intérieur du corps…

 

 

Un ressort maintient le bloc plaqué contre la gearbox pour maintenir l’étanchéité, n’oubliez pas de le remettre au remontage…

 

 

Bon, j’ai trouvé pourquoi j’avais de piètres performances de tir (je vous en parle plus en détail plus bas…), le joint est un modèle en W. Franchement je ne suis pas fan du tout…

 

 

Le canon en acier traité fait 430mm de long pour 6.05mm de diamètre. C’est cohérent avec les mesures du Centaur B. Ce sont de bons canons.

 

 

Avant d’attaquer l’ouverture de la gearbox, j’ai placé des aimants sur les parties en acier. Et non, le canon externe n’est pas en acier mais en aluminium, comme le cache-flammes.

 

 

Et voici un très joli puzzle ! Pour le remontage suivez les étapes à l’inverse.

 

 

Voici la gearbox V3 qui constitue le cœur de l’AK12 Arcturus. On peut voir quelques différences par rapport aux V3 “classiques”, et c’est à ce moment là que je me suis souvenu que ce cache noir à l’avant était là pour protéger le contacteur de détente !

 

Sur le côté gauche, on peut voir le système de relâchement du ressort. Il agit sur le levier d’anti-retour. Remarquez également le selector plate en métal.

 

La gearbox est ouverte sur le dessus. Verra-t-on des versions blow-back ?

 

Première étape, déposer les pièces du sélecteur de tir.

 

Puis la plaque supérieure.

 

 

Ensuite on enlève les vis de la cage de moteur et on la désolidarise de la coque.

 

 

Au tour du cache de protection du sector gear de sauter ! Allez-y doucement, parfois une des pattes casse…

 

 

Il n’est pas obligatoire d’ôter la protection du contacteur mais c’est pour vous faire voir.

 

 

Hop, un contacteur de détente !

 

 

Ici en position “tir”.

 

 

Une fois les 6 vis restantes retirées, on peut séparer la gearbox en deux.

 

 

On remarque que seul l’engrenage moteur (bevel gear) est monté sur roulement, les deux autres (spur gear et sector gear) sont montés sur des bushings.

 

 

Les engrenages étaient bien calés.

 

 

On est encore loin de l’électronique embarquées du EVO mais c’est toujours mieux que les contacteurs à lamelles !

 

 

L’étanchéité était parfaite, le piston en polymère est équipé d’une crémaillère en acier comportant 14 dents.

 

 

La tête de piston est ventilée pour plaquer le joint lors du relâchement du piston et éviter l’effet ventouse lors du cycle arrière.

 

 

Le cylindre plein est en métal. Sa tête est en polymère et est munie d’un seul joint torique.

 

 

Le nozzle vient glisser sur un tube en métal.

 

 

Par contre le nozzle est en plastique. Un joint torique interne vient parfaire l’étanchéité.

 

 

Il mesure un peu moins de 20mm.

 

 

Et il est monté sur un tappet plate V3.

 

 

Ici une vue sur l’anti-retour. On peut voir en noir la pièce qui vient le débrayer lorsqu’on appuie dessus.

 

 

Les engrenages sont en acier fritté. Le sector gear est muni d’un delayer (retardateur) qui permet au nozzle d’avoir un peu plus de temps pour chambrer une bille.

 

 

Le cut-off lever est en alliage brillant. On voit également la queue de détente et le renvoi vers la pièce qui actionne le contacteur.

 

 

J’espère qu’on peut en trouver en cas de casse malencontreuse…

 

Le contacteur plus en détails…

 

 

Un bon nettoyage, un peu de graisse aux endroits stratégiques et on peut remonter tout ça !

 

 

Et lors du remontage j’ai mis un joint G&G vert pour comparer avec le joint d’origine qui ne m’avait pas satisfait du tout…

 

 

 

 

Il n’y avait pas de manuel dans cet échantillon.

 

-Chronographe Acetech.

-Batterie LiPo 11.1V 1300mAh

-Billes 0.20g bio Xtreme precision et 0.25g Bio Airsoft Surgeon (RWA)

 

Et bien ! Arcturus a été prudent sur ce coup et m’a envoyé un modèle qui développe dans les 0.75 joules (soit 280 FPS).

Ce qui est bien c’est que du coup en LiPo 11.1V, on a une cadence de tir de 16 billes par seconde, mais c’est un peu léger pour aller jouer en forêt.

Et je suis allé jouer avant de faire les tests de tirs, j’ai simplement changé de ressort pour attendre 1.1 joules.

Ca n’a pas été un super moment je dois l’avouer. Le hop-up avait du mal à lever de la 0.25 même réglé à fond et la dispersion était telle que j’ai loupé des camarades de jeu immobiles et à découvert à des distances très courtes, de l’ordre de 20 mètres…

De retour dans l’Antre, j’ai remis le ressort d’origine et ai installé une cible. Pas beaucoup mieux… Il faut pas mal compenser même avec le hop-up au maximum, pour dire, j’ai fait un meilleur groupement avec le joint G&G alors que j’avais de grosses rafales de vent de travers !

Bref, la réactivité est honnête, la cadence de tir également, mais quelle déception au niveau des performances de tir…

 

Je vous laisse voir tout cela en vidéo :

 

 

 

Malgré le petit couac du hop-up pour moi Arcturus est proche de la perfection avec cet AK12. Il ne manque que le burst de 2 et éventuellement le choix entre un modèle long ou un modèle “K” mais je suis persuadé que ce n’est que le début de l’aventure AK12…

Les finitions sont excellentes et lorsque l’on compare la réplique avec des photos de l’arme on ne voit que très peu de différences.

L’interne est également de bonne facture et on a droit à un contacteur de détente en lieue et place des chariots classiques.

Gardez  l’esprit que cet exemplaire n’est peut-être pas 100% identique aux modèles de série qui devraient arriver dans quelques semaines. Si nécessaire je ferai des mise-à-jour ce cette review une fois les modèles commerciaux disponibles.

Si le tarif, annoncé aux environs de 345$ en Asie, n’est pas trop élevé en Europe on va assister à une ruée de la part des joueurs russophiles intéressés par les tenues modernes mais également des réfractaires aux AK plus classiques.

N’hésitez pas à commenter cet article en bas de page pour nous raconter vos expériences en jeu lorsque vous aurez acquis cet AK12 !

Je vous rappelle que vous pouvez désormais tipper (même gratuitement, c’est magique !) mon contenu au travers de CE LIEN ! Merci de votre soutien !

 

-Réplique très réaliste de l’AK-12.

-Chargeur 30-130 billes réalistes.

-Excellentes finitions.

-Marquages.

-Sélecteur de tir 4 positions.

-Système de relâchement du ressort.

-VRAI changement de ressort rapide.

-Outil ingénieux pour changer le ressort.

-Possibilité de monter un modérateur de son ou un traceur en 14mm CCW.

 

 

 

-Joint de hop-up assez inefficace sur mon exemplaire.

-Pas (encore) de burst de 2.

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