Review KJWorks KP16

 

6 juin 1944

 

Alors que le premier confinement COVID était entamé, un petit plaisantin a essayé de profiter de l’Antre pour contacter KJWORKS et leur demander un 1911 tout basique…

Non seulement il a reçu la visite de la gendarmerie, mais KJW en a profité pour me contacter et a fini par me proposer de tester deux de leurs répliques . Merci Jean-Michel Fraude !

Je vous propose aujourd’hui de nous intéresser au KP-16. Bonne lecture.

 

Je vous laisse découvrir ou redécouvrir la vidéo de présentation :

 

 

 

Il s’agit d’une base de Colt 1911.

 

 

La boite est composée d’un couvercle en carton sur lequel une photo de la réplique trône et d’une coque en polystyrène dans laquelle tout est bien calé.

 

Les différents éléments sont emballés dans des sachets en plastique.

On y trouve :

-La réplique. constituée d’alliage, elle mesure 254 mm pour 985 grammes.

-Un chargeur à gaz pouvant emporter jusqu’à 24 billes (BBs).

-Un Barrel bushing additionnel (si vous n’aimez pas le compensateur).

-Un outil de démontage du barrel bushing.

-Une clé Allen.

-Une petite boite remplie de billes.

-Un manuel d’utilisation.

-Un éclaté de la réplique (parts list).

 

 

 

Le KP16 est très joli. Avec sa robe beige et marron, il change un peu des productions plus classiques. Comme c’est une base de Colt 1911 les contrôles sont accessibles et la prise en main plutôt agréable.

La plupart des pièces est en alliage moulé mais les plaquettes de crosse et le compensateur sont en aluminium usiné par machine-outil numérique (CNC).

 

Faites tourner la réplique à l’aide de votre souris.

 

 

Les plaquettes de crosse sont clairement le clou du spectacle. Elles sont usinées dans un bloc d’aluminium, puis anodisées. Je les trouve très jolies mais un peu épaisses pour mes petites mains.

 

A l’arrière, on trouve un anneau pour attacher une dragonne. Remarquez le profit du puits de chargeur. Il est profilé pour recevoir des chargeurs CO².

 

Il n’y a aucun marquage sur cette réplique. La glissière dispose de stries de préhension à l’avant et à l’arrière ainsi que de petits creux rectangulaires.

 

Une ouverture a été usinée sur le dessus de la glissière, certainement pour perdre un peu de poids.

 

Des gorges peu profondes sont présentes devant la hausse.

 

Une sûreté de paume (queue de castor) et une sûreté de pouce ambidextre sont présentes sur la réplique.

 

La sûreté ne peut être activée que si le marteau est armé.

Le marteau est un modèle évidé type « squelette ».

 

Le bouton d’éjection du chargeur est strié. Il est facilement accessible avec le pouce si vous avez des mains de taille moyenne.

 

L’arrêtoir de glissière est un modèle classique. Il est fonctionnel et s’enclenche dès que le chargeur est vidé de ses billes.

 

Le pontet arrondi permet de tirer avec des gants et la queue de détente dispose de 3 trous et de stries.

 

Un rail est situé sous la carcasse. Il permet de placer des accessoires sur la réplique (lampes, lasers…).

 

Le calibre « réel » du Colt 1911 est gravé sur le canon externe.

 

L’imposant compensateur en aluminium est fixé sur l’avant de la glissière.

 

Enfin, l’extracteur est moulé sur la glissière.

 

 

 

Ce 1911 est équipé d’organes de visée mécaniques. A l’avant, un guidon réglable en dérive est maintenu par une petite vis 6 pans.

 

 

A l’arrière, la hausse est fixe. Les deux pièces sont munies de points blancs pour faciliter l’acquisition de cible.

 

 

 

La réplique est compatible avec les chargeurs gaz et CO² type KJ (normal…) ou Marui.

 

 

 

C’est parti pour le démontage ! Comme d’habitude sur les 1911, on fait correspondre l’usinage en demi-lune avec le cran de l’arrêtoir de glissière et on pousse sur ce dernier pour le faire sortir de son logement.

 

On peut alors faire glisser la glissière vers l’avant.

 

La partie mécanique ressemble à celle des productions Marui.

 

Le réglage du hop-up s’effectue via cette petite roue. Une flèche indique le sens de rotation pour augmenter l’effet.

 

Nous pouvons maintenant ôter la tige-guide et le ressort récupérateur (spring guide and recoil spring).

 

Puis on retire le logement du ressort.

 

Cela permet d’imprimer une rotation au compensateur, puis de le tirer hors de la glissière.

 

C’est une belle pièce en aluminium usiné par machine outil CNC.

 

Si vous n’aimez pas son look, vous pouvez monter le barrel bushing fourni dans la boite.

 

Le canon externe se retire par l’avant.

 

Puis on peut séparer l’ensemble canon interne/bloc hop-up du canon externe.

 

Le bloc est maintenu fermé par deux petites vis cruciformes.

 

La patte d’appui est en acier, elle est large et bien rigide.

 

Une fois le bloc ouvert, on constate qu’il est assez gras, il faudra bien dégraisser le joint (bucking) avant de remonter.

On constate également une gorge usinée sur le canon interne au niveau de l’avant du bloc. Attention aux compatibilités de canons si vous voulez le changer…

 

Le joint est de type VSR Marui. Son bourrelet est classique  et sa consistance est plutôt molle.

 

Le canon interne en laiton mesure 112mm pour un diamètre de 6.04mm.

 

 

Le nozzle est en plastique, il supporte le gaz et le CO². Il est monté sur un blowback housing en alliage.

 

Pour le démonter, il faut ôter une grosse vis BTR situés à l’arrière de la glissière.

 

Puis la hausse, qui est maintenue par une vis.

 

Et voilà ! Notez la position du ressort de rappel.

 

Encore un puzzle sur la table ! Profitez-en pour bien nettoyer et lubrifier la réplique.

 

 

 

 

-Chronographe WoSport.

-Green gas et CO².

-Billes 0.20g bioXtreme Precision et 0.25g bio Airsoft Surgeon.

Le KP-16 tire entre 270 et 320 FPS selon que vous utilisiez du gaz ou des capsules de CO². C’est une bonne nouvelle car de ce fait, vous pourrez jouer avec sur la grande majorité des terrains en France. Le recul est sec, sans être trop massif et une charge de gaz vous permettra largement de tirer 2 chargeurs en étant serein.

Le hop-up est efficace et les trajectoires sont rectilignes. Atteindre un camarade de jeu à plus de 25 mètres est largement faisable. De près, le groupement permet de se servir de la réplique pour du tir sur cible sans avoir peur d’arroser.

 

Je vous laisse voir ça en vidéo :

 

J’ai adoré tester cette réplique. Outre son look agressif sans être trop bling-bling, ses performances sont bonnes et on peut apprécier une plate-forme de 1911 avec un chargeur efficace.

Cerise sur le gâteau, le KP-16 fonctionne avec les chargeurs gaz et CO² de toutes les marques compatibles Marui, cela évite de racheter des chargeurs si vous êtes déjà équipé…

Certes, il n’y a pas de marquages et les petites mains pourront êtres un peu gênées par les plaquettes de crosse surdimensionnées, mais on s’y fait vite.

Reste à savoir si vous êtes prêts à payer un peu plus cher que la moyenne des répliques KJW pour vous offrir ce KP-16 au look ma foi agréable !

J’espère que cet article aura répondu à la plupart de vos questions. N’hésitez pas à réagir en bas de page et à nous raconter comment se passe votre relation avec votre KP-16 !

 

 

 

-Rendu superbe.

-Bonnes performances en sortie de boite.

-Possibilité d’ôter le compensateur.

-Compatible avec la plupart des chargeurs Gaz et CO² sur architecture Marui.

 

 

-Grip plutôt large pour les petites mains.

-Aucun marquage.

-Rail inférieur plutôt large, attention à la compatibilité des lampes.

-Prix assez élevé pour la marque (dû aux pièces en aluminium CNC).

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