Review Silverback Airsoft TAC41P

 

 

04 juillet 2021.

Silverback n’en est pas à son premier coup d’essai lorsqu’il s’agit de réplique à verrou.

Ils ont tout d’abord conçu un châssis propriétaire sur mécanique d’APS type 96 en 2014, puis le SRS en 2015 et un projet de châssis tactique R7S  sur une mécanique VSR. Mais ayant constaté que l’efficacité et la fiabilité du système du SRS n’étaient plus à prouver même à plus de 2 joules, Silverback à voulu développer une réplique non bullpup avec un système plus efficace que les ancêtres made in Japan (et oui, l’APS2 Maruzen date tout de même de 1993 et le VSR10 Marui de 2003…).

Ainsi est né le TAC41P, reprenant quelques pièces et l’énorme volume d’air du SRS sur un châssis plus classique aux airs de Remington 700 boosté aux hormones polymères (d’où le « P »).

Mais mieux qu’un long discours, je vous propose une autopsie détaillée du dernier né de chez Silverback. Préparez une boisson, un petit snack et c’est parti !

ATTENTION : Il risque d’y avoir pas mal de commentaires positifs dans cet article, si vous faites parties des « tristus » jamais contents de rien, tant pis…

La review se veut évolutive. Je compte garder la réplique donc j’essaierai de tenir l’article à jour au gré de mes aventures et des sorties d’accessoires Silverback si je les achète et les teste.

 

Je vous laisse voir ou revoir la vidéo de présentation de la réplique :

 

 

Le TAC41 a été dessiné par Silverback mais ils avouent avoir été inspirés par plusieurs manufacturiers d’armes réelles, dont Manners Tactical pour la crosse ou encore les receveurs de Remington 700 « Radical ».

Ici une crosse Manners Tactical.

 

 

 

La boite en carton du TAC41P est assez fine, comme l’est la réplique.

Sur le couvercle, on peut voir les différents logos ainsi que la forme de la réplique. Mais c’est à l’arrière de la boite que se trouve le plus intéressant…

En effet, on y trouve l’éclaté complet du TAC41P décomposé en sous ensembles. Il est donc très facile d’identifier une éventuelle pièce défectueuse ou une référence à commander.

 

A l’intérieur de la boite, tout est protégé par une plaque en mousse ainsi qu’une coque en pulpe de papier. Elle a un peu subit les affres du voyage mais rien n’était cassé.

 

Un autocollant ferme le petit compartiment contenant le spring guide stopper.

Au final, la boite contient :

-Le TAC41P. Majoritairement composé de polymère, d’acier et d’aluminium, il mesure entre 1095 et 1155 mm pour une masse de 2794 grammes.

-Un chargeur pouvant contenir 48 billes (BB).

-Trois extensions de crosse.

-La culasse.

-Le spring guide stopper.

-Un patch.

-Un manuel d’utilisation.

 

 

Chaque TAC41 est muni de son étiquette de contrôle qui récapitule le numéro de série et la vélocité moyenne mesurée sur 30 billes.

 

 

 

Avant de pouvoir se servir du TAC41P, il faut le mettre en œuvre dès la sortie de boite.

Comme vous avez pu le constater plus haut, la culasse et le verrouillage du guide de ressort ne sont pas assemblés, ce sera votre travail avant de pouvoir aller jouer.

On commence par ôter l’appui-joue en dévissant la pièce de serrage.

 

Une languette en caoutchouc doit ensuite être retirée en la tirant par l’arrière.

 

Cela permet de découvrir deux clés Allen dont l’une a une extrémité filetée.

 

C’est cette clé qui permet d’insérer le spring guide stopper, mais vous pouvez également tenter à la main. Par contre, il sera obligatoire d’utiliser soit cet outil soit une longue vis pour

le retirer et pouvoir démonter la culasse.

Remarquez le méplat sur la pièce, il a son importance, vous le verrez plus bas…

 

Avant d’insérer la culasse dans le boitier culasse (ou receiver), appliquez soit un petit coup de bombe de lubrifiant sec PTFE ou un petit peu de graisse PTFE comme je l’ai fait.

Pressez la queue de détente pour effacer la gâchette et insérez la culasse. Cette vis doit être orientée vers le bas.

 

Puis insérez le spring guide stopper avec le méplat orienté côté canon.

 

Dévissez la clé et le tour est joué !

 

ATTENTION : si comme moi, vous rechargez parfois un peu rapidement, il se peut que la vis vienne taper sur le receveur si la culasse n’est pas correctement alignée.

 

Aller, jeton un œil à la réplique. Elle est composée d’une crosse/carcasse en polymère renforcé à la fibre de verre et d’une partie mécanique/pneumatique composée de pièces en acier et en alliage.

La prise en main est bonne et les contrôles sont facile à manipuler que vous soyez droitier ou gaucher, mais j’y reviendrai plus bas…

 

Le numéro de série est gravé à l’arrière droit du receveur.

 

A l’avant, on retrouve le nom de la réplique.

 

Le côté gauche du receveur est vierge de tout marquage.

 

Et le dernier marquage présent est le logo MLOK présent sur l’avant de la carcasse.

 

Malgré sa taille imposante, la crosse est confortable.

 

La plaque de couche striée est composée de caoutchouc. Elle est maintenue à la carcasse via deux vis que l’on peut desserrer afin d’ajouter des cales.

 

Trois cales de 10mm sont fournies avec la réplique. Elles permettent d’adapter la longueur de crosse à la morphologie du joueur. Six cales peuvent être montés au maximum. Des kits comprenant des cales plus deux vis longues seront disponibles.

 

Ces « buttplate spacers » sont marqués afin que l’utilisateur puisse les monter correctement. Cette face va vers l’avant.

 

On desserre les deux vis à l’aide d’une clé Allen…

 

Puis on peut faire glisser le nombre de cales nécessaires à notre confort. Personnellement j’ai laissé la configuration d’origine.

 

Ici un exemple avec les trois cales fournies dans la boite.

 

Pas de panique, si vous êtes du genre indécis, les vis viennent se prendre dans des inserts en métal, on peut donc démonter/remonter presque à l’infini si on est soigneux.

 

Un insert type « Quick Detach » en acier est placé de chaque côté de la crosse. Il permet d’y attacher un anneau compatible pour l’installation d’une sangle.

 

 

L’appui-joue est réglable en hauteur via une vis et un écrou.

 

On dévisse, on fait coulisser l’appui-joue en fonction de nos préférences, puis on serre à nouveau la vis.

 

Nous verrons plus bas que la molette en plastique qui héberge l’écrou peut également servir d’outil…

 

Comme je vous l’ai montré lors de la mise en œuvre initiale de la réplique, l’appui-joue peut être enlevé pour accéder aux deux clés Allen placées dans la crosse.

 

La poignée est creuse mais un renfort évite toute déformation.

 

Une texture rugueuse mais non agressive recouvre toute la surface de la poignée. La prise en main est excellente.

 

La sûreté, placée derrière la culasse, est accessible aisément que vous soyez droitier ou gaucher. Elle est activée par le pouce.

En arrière, on verrouille la queue de détente.

 

Le pontet est suffisamment large pour pouvoir tirer même avec des gants épais.

 

La queue de détente en aluminium dispose d’une petite protubérance en son milieu. Cela permet de placer rapidement son index dans la bonne position.

 

Le loquet d’éjection du chargeur est également ambidextre. Il faut pousser vers l’avant pour éjecter le chargeur. Le ressort est assez dur.

 

Bien entendu, il est possible de régler la course de détente (trigger) et la pré-contrainte de la gâchette (sear) à l’aide de deux petites vis.

Globalement vous êtes libres d’appliquer les réglages qui vous conviennent, mais pour éviter les tirs accidentels, ces réglages « minimums » sont conseillés :

**Pour la pré-contrainte de gâchette, retirez le chargeur et assurez-vous qu’il n’y ait plus de billes dans le couloir d’alimentation (portez systématiquement des protections et visez une zone neutre). Armez la réplique, puis serrez la vis jusqu’à ce que le coup parte tout seul. Dévissez un tour et vérifiez que la gâchette retient bien le piston.

**Pour la course de la queue de détente, vissez jusqu’à ce que vous ne puissiez plus actionner la sûreté, puis desserrez un peu jusqu’à ce qu’elle soit à nouveau fonctionnelle.

 

Bien entendu, tout à été fait pour que les vis soient accessibles !

 

On peut remarquer des marquages Silverback Airsoft dans le puits de chargeur. La pièce rouge permet de vider le couloir de billes. Il faut appuyer dessus et orienter la réplique crosse vers le bas, la gravité fait le reste !

 

Deux bagues en POM permettent à la culasse de bien coulisser.

 

Ici on peut voir la gâchette.

 

Un rail Picatinny est usiné sur la partie supérieure du receveur. Il est assez haut pour permettre de viser même si l’on porte un masque de protection faciale.

 

Sur le côté droit, on trouve trois orifices permettant d’accéder aux vis de serrage du canon.

 

Cinq ports MLOK sont présents de chaque côté de la carcasse.

 

Un insert QD en acier de chaque côté permet, une fois encore, d’installer des anneaux de sangles.

 

Trois ports MLOK sur la partie inférieure permettent d’installer un bipied ou d’autres accessoires…

 

La molette de réglage du hop-up est en polymère fibré. Elle est située sur le dessus du canon externe. Elle dispose de 50 crans permettant un débattement de l’appui de 0.75mm, soit 15 micromètres par position. Autant dire que le réglage est très fin…

 

Le canon externe est en aluminium. Il s’agit ici de la version de base, des canons flûtés ou triangulaires seront disponibles en trois tailles lors de la sortie de la réplique.

 

Un protège filetage termine le canon externe.

 

Le filetage 24mm horaire (CW) permet d’installer un modérateur de son ou un adaptateur 24CW->14CCW

 

Ici avec le modérateur de son du SRS.

 

 

 

Vous avez tout suivi ?

Bien !

Vous avez donc compris qu’il sera à votre charge de choisir une lunette munie d’un montage Picatinny pour votre TAC41.

 

 

 

Chez Silverback, on prend autant soin à la conception des chargeurs qu’à celle de la réplique. Les chargeurs courts 48 billes sont très solides. Fabriqués en polymère renforcé, ils sont assemblés à l’aide de grosses vis en acier.

 

Les billes s’insèrent par l’avant. Appuyez sur le BB-retainer en haut puis utilisez un speed loader pour charger vos billes.

 

En cas de bille coincée ou de maintenance sur vos chargeurs, le démontage est très simple.

Il suffit d’insérer un outil dans le trou situé sur la pièce repérée par une flèche et de la faire coulisser vers le haut.

ATTENTION : La pièce inférieure va s’envoler si vous ne la maintenez pas.

 

Le ressort et le BB-follower peuvent être enlevés.

 

Voici l’ensemble des pièces de l’avant du chargeur.

 

Bon, vous me connaissez, je ne peux pas m’empêcher de tout démonter voici une photo du chargeur en pièces !

Pour en casser un, il va vraiment falloir faire exprès…

 

 

 

 

Il est temps de voir ce que ce TAC41 a dans le ventre !

Recyclage de photos, chronologie inverse, vous n’allez y voir que du feu !

On commence par ôter le spring guide stopper et la culasse.

 

Voici l’engin ! 500 grammes de ferraille, de gomme et d’un petit peu de plastique!

Le cylindre a un alésage de 23.8mm et la course du piston est la même que sur le SRS : 92mm. Cela permet de profiter de 41 cm3 d’air pour pousser la bille dans le canon.

Il est en acier inoxydable.

 

Le grip du levier d’armement (bolt-knob) est en polymère renforcé (nylon fibré), le filetage du levier vient se prendre dans un écrou en acier. Tous les bolt-knobs du SRS sont compatibles avec le TAC41.

Le levier lui-même et sa base sont en acier carbone alors que l’arrière de la culasse est en aluminium.

 

La tête de cylindre est également en acier inoxydable. Elle peut être dévissée à l’aide de la molette de serrage de l’appui-joue. Malin ! Pour le premier démontage, il faudra peut-être utiliser une clé.

 

Cela permet d’accéder facilement au piston, au ressort et à son guide.

 

Remarquez le joint torique et le profil de la tête de cylindre.

 

Voici le piston. Si vous avez déjà un SRS, vous ne serez pas dépaysé : il s’agit du même corps de piston en aluminium et de la même coupole en NBR 70°.

 

Par contre, l’arrière (piston-end en acier) change. Rassurez-vous, cette pièce sera disponible pour que vous puissiez modifier vos pistons de SRS.

 

Il faudra simplement avoir le bon outil… Personnellement je n’ai pas de clé Allen de 14mm modifiée ni de piston à masse variable Silverback (l’outil est livré avec).

Ah, le bon outil et de quoi chauffer, la pièce est montée au frein-filet fort !

 

Je vous ai fait une photo comparative entre le TAC41 et le SRS (en bas).

 

Le guide de ressort est en acier inoxydable, il est muni d’un roulement à billes.

 

Quant au ressort, il est également compatible avec ceux du SRS. Il s’agit de ressorts type APS 13mm. Le ressort d’origine fait 75 Newtons sortant environ 1.4 joules à la 0.20. J’attends un 90N pour essayer d’approcher les 2 joules mais nous en reparlerons plus bas.

 

Je vous propose un rapide comparatif entre le TAC41 (en haut)et le SRS.

 

Avant d’aller plus loin, j’aimerais vous parler d’une fonction très intéressante du TAC41 : la modification de culasse pour les gauchers !

Et oui, vous ne rêvez pas, il n’y a pas de kit super cher à acheter, pas de petit papier dans la boite mentionnant « Vous êtes gaucher ? Tant pis ! ».

La réplique est modifiable en quelques étapes que je vais maintenant vous détailler. Si vous n’aimez pas lire, la vidéo est disponible ICI.

Après avoir retiré la culasse, poussez le tenon de culasse (bolt lug) pour l’enlever de son emplacement.

 

Il est maintenu par un petit plongeur.

 

Le plongeur en question. Ca coûte plus cher qu’un bête ensemble ressort + bille mais ça évite justement des envols de billes !

Puis insérez le bolt lug pour que la partie qui reçoit le levier d’armement soit à gauche.

 

Puis munissez-vous de la culasse. Otez la protection en caoutchouc

 

Dévissez le levier d’armement à l’aide d’une clé de 10mm et replacez-le dans l’emplacement préalablement bouché par la protection en caoutchouc.

 

Replacez la protection dans l’orifice désormais libre.

 

Desserrez la vis ci-dessous. Il n’est pas utile de la démonter complètement.

 

Puis la grosse vis située à l’arrière.

 

La voici retirée.

 

On peut alors remarquer un axe en acier. Il faut l’extraire et le replacer dans l’orifice opposé.

En gros, l’axe doit être du côté opposé au levier d’armement.

 

Remontez les pièces dans l’ordre inverse, remettez la culasse dans la réplique, votre TAC41 est désormais utilisable par un gaucher !

 

En bonus, quelques photos des pièces constituant la partie pneumatique du TAC41. C’est globalement l’ensemble le plus qualitatif en sortie de boite que j’ai pu voir dans ma vie d’airsofteur.

 

Si vous utilisez un ressort un peu rigide, vous pouvez bloquer le piston-end avec un tournevis pour remonter la tête de cylindre sans peiner.

 

En bonus, voici une photo de l’emplacement du spring guide stopper. TOUJOURS le méplat vers l’avant.

 

 

Revenons au démontage.

Trois vis sont présentes sous la réplique.

Les deux vis située dans le puits de chargeur permettent de désolidariser le receveur de la carcasse.

La vis située à l’arrière lie la carcasse à l’ensemble pontet/tunnel de chargement.

 

N’ayez pas peur de vous tromper, les trois vis sont identiques.

 

Une fois les deux vis du puits de chargeur démontées, on peut tirer le receveur vers le haut. Magique !

 

A l’intérieur de la carcasse, on peut voir un joli moulage du logo TAC41.

 

Ici en rouge, la partie supérieure du couloir (tunnel, rampe, vous l’appelez comme vous voulez) de chargement des billes. C’est par ici que transitent les billes qui sortent du chargeur pour aller dans le bloc hop-up.

ATTENTION : n’insérez jamais de chargeur sans que le pontet ne soit assemblé sur le receiver au risque de plier la pièce rouge.

 

Ici on peut voir l’écrou dans lequel la vis de l’ensemble inférieur vient se prendre. ATTENTION : il n’est pas prisonnier donc ne le perdez pas…

 

Pour retirer l’ensemble inférieur, on le fait coulisser hors de la carcasse.

 

La plate-forme TAC41 est super évolutive. Regardez, on peut tirer dans cette configuration pour peu que l’on mette des rondelles pour gommer les espaces entourés en vert et que l’on remette les deux vis.

Cela ouvre tellement de possibilités de personnalisation de carcasse. Silverback proposera peut-être un TAC41W (bois) ou un TAC41L (light weight, en aluminium). Tout est possible…

 

Revenons à notre rampe. Elle contient 20 billes et la pièce rouge peut être enlevée pour que nous puissions voir le système d’entrée des billes.

 

Lorsqu’on insère un chargeur, la pièce articulée s’efface et permet aux billes d’entrer dans la rampe. Une fois le chargeur ôté, le ressort fait pivoter la pièce vers le bas et empêche les billes de tomber.

 

Petit interlude pour vous déconseiller de démonter le loquet de verrouillage du chargeur. Il n’est pas impossible à remonter mais le ressort est tellement dur que vous pouvez y passer un bout de temps…

 

Voici le boitier culasse (ou receveur) du TAC41. Le groupe détente (trigger group) y est fixé via 4 grosses vis en acier.

 

On peut voir ici comment fonctionne la sûreté. Un orifice permet ou non à l’extrémité de la queue de détente de passer. Ici elle est bloquée.

 

Ici elle est libre. D’où l’importance de ne pas trop réduire la course de la queue de détente, cela rendrait la sûreté inutile.

 

Le levier de sûreté est constitué d’une pièce en nylon fibre, d’une pièce en acier et d’un plongeur qui est inséré dans l’arrière du receveur.

 

Déposons le trigger group. Il y a quatre vis à ôter.

 

Un roulement à billes est monté sur le receveur. Il guide la gâchette (sear) et permet un mouvement très doux.

 

 

Un second roulement à billes est situé directement dans le groupe. Il est maintenu centré à l’aide de deux cales en plastique.

 

Le gâchette est en acier inoxydable, comme l’extérieur du trigger group.

 

Pour démonter le tout il y a 3 clips à déposer, puis 3 goupilles à chasser.

 

Ici la gâchette, sa vis de réglage et son ressort conique. Cela évite que la vis ne vienne « gratter » sur le ressort.

 

Et là, la queue de détente en aluminium moulé, sa vis de réglage et son ressort conique.

Notez que le revêtement en poudre de la queue de détente n’est pas très résistant.

 

Là encore, d’ici à ce qu’une pièce casse, il va vraiment falloir le faire exprès !

 

Pour déposer le canon, desserrez les trois vis situées du côté droit du receveur. Il y a un ordre de desserrage : de l’avant vers l’arrière.

Lorsque vous démontez le canon alors que la carcasse en plastique est en place, ne desserrez pas trop sinon vous allez déformer le plastique.

Lors du remontage du canon serrez les vis d’avant en arrière en ne dépassant pas 4 Nm de couple. Pas facile sans clé dynamométrique, mais en gros : ne serrez pas comme des fous !

 

Puis on fait légèrement pivoter le canon externe et on le tire vers l’avant.

 

On peut voir ici la gorge qui vient se prendre dans la baïonnette placée à l’intérieur du receveur.

 

Il faut ensuite déposer la roue de réglage du hop-up. Il suffit d’enlever la vis centrale.

 

On peut voir ici la spirale qui vient appuyer sur le nub.

 

La petite pièce rouge est le nub. Elle vient appuyer sur le joint.

 

Elle est concave et est prévue pour fonctionner optimalement avec les joints Silverback. Ca ne veut pas dire que vous êtes limité, faites vos tests et n’hésitez pas à nous donner vos configurations en bas de page.

 

On retire le petit plongeur (c’est lui qui fait clic-clic !).

 

Et un joint torique.

 

Enfin, on retire la vis située sous le canon. Remarquez l’orifice où entrent les billes qui arrivent de la rampe.

 

Il faudra ensuite pousser le canon externe vers l’arrière à l’aide d’une cale.

 

ATTENTION ! Le système d’alimentation (feeding) est situé sur le bloc hop-up. Faites bien attention à ne pas perdre de pièces car c’est monté sur ressort, la pièce supérieure peut vite s’envoler trèèèès loin.

Ici elle a volé, je cherche…

 

La voici !

 

Une flèche permet de la remonter correctement (flèche vers l’avant).

 

Et voici le canon interne et le bloc hop-up.

 

Le canon externe étant conique (de 32mm vers 24mm), les barrel spacers sont de trois tailles différentes, 28, 24 et 20 mm.

Lors du remontage n’hésitez pas à pulvériser un peu d’huile de silicone sur les barrel spacers afin de faciliter l’opération.

 

Un morceau de tube permet de garder un espacement correct entre le barrel spacer de 30 et le bloc hop-up.

 

Un petit joint torique permet de conserver le centrage du canon dans le bloc.

 

Deux vis latérales doivent être déposées pour pouvoir ôter le canon.

 

ATTENTION : ne démontez pas si vous n’avez pas de joint de rechange ! Silverback considère les joints comme il se doit (du consommable) et tout étant usiné pour qu’il y ait une étanchéité parfaite, il y a 9 chances sur 10 que vous endommagiez le joint.

Ici j’ai eu beau y aller très doucement et pulvériser du spray silicone au fur-et-à-mesure, il y a un léger accroc…

 

Voici le joint 60° Silverback. Franchement il est très efficace en sortie de boite, inutile de dépenser de l’argent dans une autre marque à part si vous le cassez.

 

Le canon en laiton mesure 510mm de long pour un diamètre de 6.05mm +- 0.005mm. Le mien fait 6.055mm.

Le canon est traité par passivation pour éviter l’oxydation.

 

Et voici un joli puzzle! Pour remonter, suivez les étapes en sens contraire et prenez votre temps !

En bonus, je vous mets la vidéo « chill » de chez Silverback.

 

 

 

J’ai prêté la réplique à Airsoftskinzone pour qu’il conçoive des kits, du coup je n’ai pas le manuel mais comme il y a plein de choses sur le site de Silverback, en suivant CE LIEN vous aurez la liste complète.

Le manuel d’utilisation en français est disponible ICI.

Mais pour aller plus vite je vous rappelle que vous pouvez tout simplement retourner la boite !

 

 

-Chronographe AceTech

-Billes 0.20 bio Xtreme Precision et 0.36 -0.40 – 0.43 bio ASG.

 

En sortie de boite avec le ressort 75N, le TAC41P sort 1.4 joules. Cela monte à 1.6 joules avec des billes plus lourdes (0.40 et 0.43) pour baisser à nouveau (1.3 joules) une fois le hop-up réglé.

Autant dire qu’on a encore un peu de marge pour flirter avec les 2 joules réglementaires en France.

Et cela augure du très bon car on peut déjà espérer toucher régulièrement une cible à 60-70 mètres si les conditions météo sont favorables. En gagnant encore 20% d’énergie, j’espère être capable de toucher régulièrement à 75, voir 80 mètres.

Pas mal pour une réplique tout juste sortie de sa boite.

Même si Silverback conseille une masse de 0.36 grammes avec ce ressort, les conditions venteuses lors de mes tests m’ont poussé à choisir des billes plus lourdes pour gagner en stabilité. Ce sera à vous de déterminer quelle masse de bille est plus adaptée à vos objectifs de touche.

Je ferai d’autres tests une fois le ressort changé pour voir si on constate de réels changements.

En tout cas le hop-up se comporte relativement bien, j’ai eu quelques billes « folles » mais le phénomène s’est résorbé après quelques dizaines de billes tirées. Avec une bille de 0.43 tirée à 1.6 joules, mon réglage se situe entre 6 et 7. Cela laisse une très bonne plage si je veux utiliser de la 0.45 ou même 0.50 !

 

Je vous laisse voir cela en vidéo :

 

 

Et bien ! Silverback frappe fort avec le tAC41P ! Si j’ai peu de mal à avouer que le snipe n’est pas vraiment mon trip et que de ce fait j’ai assez peu testé de réplique à verrou, je dois dire que cette fois-ci j’ai déballé la meilleure réplique de snipe qu’il m’ait été donné de tester en sortie de boite (si on fait abstraction du SRS…).

C’est bien simple, dès le départ on est impliqué car il faut déjà mettre en œuvre la réplique et comprendre comment elle fonctionne avant de pouvoir tirer la première bille.

Et puis on envoie directement des billes à 70 mètres, sans rien changer, avec un cycle doux comme de la soie. Magie ?

Non, simplement le fruit d’une équipe qui sait ce qu’elle veut mais surtout qui sait ce qu’elle fait. Tout est conçu pour être pratique, solide et efficace. J’en viendrais presque à aimer le tir « longue distance » (toutes proportions gardées, on fait de l’airsoft…).

Que vous soyez droitier ou gaucher, le TAC41 sera exploitable et vous verrez que c’est un plaisir à utiliser tellement les contrôles sont intuitifs. Le réglage du hop-up est d’une facilité déconcertante et l’évolutivité de la réplique est assurée par un suivi constant de la part du fabricant Hongkongais.

Certes, la réplique (ou pas, vu que ça ne « réplique » pas vraiment une arme existante…) coûte plus de 400 Euros, mais elle ne nécessite que peu ou aucun changement en sortie de boite. Un ressort 90 Newtons à la rigueur, mais c’est tout. Et pourtant, cela n’empêchera pas les enthousiastes du tuning d’essayer de modifier ou de changer quelques pièces pour tirer le maximum du système.

J’espère que cet article vous aidera à déterminer si le TAC41P peut combler vos envies de « sniper » enthousiaste. Si vous être débutant dans l’airsoft, je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas investir dans une réplique à ce prix si vous souhaitez commencer directement par le rôle de sniper. J’ai vu trop de gens abandonner après seulement quelques parties et être « dégoûtés » de l’airsoft alors qu’ils étaient fautifs de ne pas avoir écouté les conseils des joueurs plus expérimentés. Sniper ne s’improvise pas, c’est certainement le poste le plus difficile et le plus ingrat car on tire peu, de très loin et on est souvent frustré par l’attente et les ratés. Faites-vous la main avec une réplique électrique, puis passez progressivement en DMR avant de vous lancer dans le grand bain avec du tir à longue distance avec une réplique à verrou. Une fois que vous serez certain que vous êtes fait pour ce rôle, le TAC41 pourra devenir votre meilleur ami…

N’hésitez pas à commenter en bas de page pour nous raconter vos expériences avec le TAC41.

 

-Excellent rapport qualité/prix.

-Bonnes performances en sortie de boite.

-Gros volume d’air exploitable.

-Solide et fiable.

-Simple à « upgrader ».

-Compatibilité avec certaines pièces du SRS.

-Evolutivité de la réplique.

-Réplique ambidextre.

 

 

-Toujours un peu cher pour certains.

-Design qui ne réplique pas « exactement » une arme existante.

-Je cherche…Je cherche…

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