Review Modify PP2K

 

07 février 2021.

 

Je n’avais pas le choix les amis ! Lorsque Modify a annoncé le PP2K à l’IWA 2019, je me suis mis une alerte priorité 1 sur un post-it (que j’ai perdu 3 minutes plus tard…).

Et c’est en parcourant par hasard le site Airsofttiger111HK en août 2020 que j’ai vu que la réplique était disponible, d’abord en blanc et en rose, puis en noir. Un peu naïvement, j’ai contacté Modify pour savoir s’ils étaient intéressés par une review de leur réplique, mais la réponse, bien que rapide, fut négative. En effet, ils avaient déjà dispatché tous les exemplaires prévus pour les « influenceurs », dont je ne fais malheureusement pas partie.

Tant pis, il me FALLAIT ce PP-2K car je savais que la communauté russophile allait se jeter dessus (et parce qu’il me faisait envie !) . Mais fallait-il dépenser autant d’argent pour une réplique à gaz dont personne ne savait rien ?

J’espère qu’à la fin de cet article vous saurez répondre à cette question. C’est parti pour la review du PP-2K Modify !

 

Je vous laisse voir ou revoir la vidéo de présentation :

 

Voici un article qui parle du PP2000.

 

 

 

La réplique est livrée dans une jolie mallette en plastique garnie de mousse prédécoupée.

 

Le prédécoupage permet d’agencer votre PP2K et ses accessoires à votre main. J’ai pu y caser la réplique, un chargeur court, 3 chargeurs longs et la lampe.

 

ATTENTION : depuis la photo j’ai modifié la configuration afin de ne pas laisser le chargeur court engagé en permanence. En effet, Modify conseille de ne jamais laisser un chargeur engagé sous peine de dégrader les performances du ressort de percuteur.

La mallette est bien fournie, on y retrouve :

-La réplique du PP2000. Constituée d’acier, d’alliage et de polymère, elle mesure entre 370 et 580 mm pour une masse de 1350 grammes avec la crosse d’origine.

-Un chargeur court (ici en version gaz) de 22 billes (BB).

-Un manuel d’utilisation.

-Un foulard de touche.

-Un patch Modify.

-Un patch collector PP2K

-Un autocollant.

-Une clé de réglage du hop-up.

 

 

Pour ma part, j’ai ajouté la lampe, 3 chargeurs longs à gaz (capacité 56 billes) et le holster, le modérateur de son n’était pas disponible mais pour jouer en CQB j’utiliserai un traceur.

 

 

Bon, d’aucun vous diront que c’est moche.

J’ai envie de leur répondre que la beauté est dans l’œil de celui qui la regarde et qu’en plus il s’agit d’une réplique d’arme russe, du coup ce n’est pas un critère important.

L’important, c’est l’efficacité.

Et ici on a une réplique fonctionnelle et efficace. La partie supérieure est en alliage et la partie inférieure en polymère renforcé.

Les différents contrôles sont faciles d’accès et le prise en main est très bonne.

 

Les puristes n’apprécieront pas les marquages gravés au laser sur le receveur supérieur. J’ai reçu l’exemplaire 162, l’un des premiers.

 

Par contre les marquages de la crosse sont très jolis et respectent le nom de l’arme dont s’inspire le PP-2K. Je reviendrai sur la texture du grip un peu plus tard.

 

 

Le sélecteur de tir est en acier. On peut le faire pivoter pour régler sur sûreté, rafale et coup par coup.

 

Notez qu’il n’y a qu’une rangée de points rouges mais le profil du sélecteur permet de différencier les modes de tir.

 

Par défaut, une crosse en acier est fournie. Elle peut se replier sur le côté droit de la réplique.

 

Une fonctionnalité intéressante permet de détacher la crosse en appuyant sur ce bouton en acier…

 

Et de la substituer par un chargeur long ! Cela permet d’avoir une réserve de munitions en permanence à portée de main.

 

Court/long.

 

Long/long ! N’épaulez pas avec le chargeur engagé ^^ .

 

Un petit anneau en acier permet d’accrocher une sangle.

 

Une vue plus centrée sur la poignée permet de voir sa texture. Elle est douce et n’agresse pas mes mains. Si vous la trouvez trop peu agrippante, faites un stippling !

 

Une grosse ouverture à l’arrière permet d’y attacher une sangle.

 

Le bouton d’éjection du chargeur en acier est situé juste à l’arrière du pontet. Il est accessible facilement avec le pouce.

Une bonne surprise attend les gauchers !

 

Le pontet est extra-large car il englobe une poignée avant, il faut donc de l’espace pour mettre la main faible.

 

La même texture prend place sur cette partie. On remarque les lignes verticales à l’avant de la crosse et de la poignée avant.

Une légère trace de moulage est présente, ça ne me choque pas plus que ça, les vraies armes n’étant en général pas mieux finies que nos joujoux…

 

La queue de détente en acier est toute simple. Son toucher est doux, c’est agréable.

 

Dans la poignée avant, on retrouve le loquet de déverrouillage du receveur supérieur.

 

Et sur le dessus de la réplique, un rail Picatinny permet d’installer un optique compatible.

 

Le levier d’armement est situé à l’avant de la réplique. Son extrémité peut être déployée à droite ou à gauche pour armer le PP-2K.

 

La fenêtre d’éjection ne dévoile pas grand-chose, le réglage du hop-up est situé ailleurs.

 

Eh oui ! Il faut glisser la longue clé fournie et actionner une vis pour augmenter ou diminuer l’effet.

 

Le canon se termine par un cache-flammes en acier.

 

Il est monté sur un filetage 14mm antihoraire (CCW). ATTENTION : avant de le dévisser, il faut ôter une petite vis sans tête.

 

On peut alors installer n’importe quel dispositif compatible. Pour ma part en CQB ce sera un traceur.

 

On peut accessoiriser la réplique à l’aide des objets vendus par Modify.

Ci-dessous la lampe dédiée, son bouton déporté et son support. Il s’agit d’une reproduction de la 4TK de chez ZenitCo.

 

Elle éclaire plutôt bien, on verra à l’usage combien de temps durent les 3 pilles CR123A nécessaires à son fonctionnement.

 

En serrant le support assez fort pour maintenir la lampe, je n’avais plus la possibilité d’actionner le levier de déverrouillage. J’ai donc ajouté deux couches de scotch d’électricien et tout est rentré dans l’ordre.

 

Le support s’insère ensuite dans la poignée avant.

 

Pour déverrouiller, on appuie sur la pièce et on tire très fort vers le bas.

 

J’aurais aimé un petit morceau de Velcro pour fixer la commande déportée mais c’est disponible dans la plupart des magasins de tissus et autres quincailleries…

 

Voici ce que ça donne une fois accessoirisé. Le point rouge est un Ratchet de chez Vector Optics.

 

Modify propose également le holster dédié. Il est fourni avec un support de ceinture mais est compatible avec les montages Safariland.

 

Un support en acier est à monter sur la réplique. Il permet le verrouillage de cette dernière dans le holster.

 

Il faut retirer le support de sangle. ATTENTION : la goupille est maintenue par un petit circlip en acier, n’ayant pas réussi à l’ôter j’ai un peu tout défoncé en tapant…

 

On insère ensuite le support, même sans le circlip il tient fermement.

 

 

On peut même utiliser le Ratchet avec le holster, il suffit de le positionner le plus en avant possible. La visée reste correcte.

 

Mes poches pour chargeur MP5 permettent d’emporter les chargeurs du PP-2K.

 

 

 

 

 

Le PP-2K est équipé d’un guidon avec un cran réglable en hauteur, malheureusement l’outil n’est pas fourni.

 

La hausse est une simple encoche à l’avant du rail Picatinny. On sent que c’est là en secours et que l’usage d’un point rouge est fortement recommandé.

 

 

De base, on a droit à un chargeur court pouvant emporter 22 billes. Vous l’aurez deviné, comme j’ai choisi la version gaz, j’ai eu un chargeur à … Gaz !

 

Le ressort est un peu mou mais je n’ai pas eu de problème de remontée de billes. Attention à ne pas lâcher la planchette élévatrice car elle peut s’endommager.

 

On remarque une encoche de chaque côté, c’est bon signe, nous pourrons peut-être changer le bouton d’éjection de chargeur de côté !

 

Le talon est texturé de sorte qu’il soit abrasif. C’est surtout utile pour les chargeurs long si on s’en sert de crosse.

Un orifice y a été percé pour pouvoir remplir le chargeur de gaz.

 

Le gas route est en caoutchouc orange. La petite planchette élévatrice monte assez haut car elle fait office d’arrêt de tir en fin de chargeur.

 

Voici un chargeur long 56 billes. C’est également une version gaz.

 

Si vous devez changer la valve de remplissage, il faudra ôter le talon de chargeur. ATTENTION : retenez bien la petite pièce qui verrouille le talon sinon elle s’envole…

 

Ayant l’un des premier PP2K, Modify m’a gentiment envoyé 4 nouvelles valves d’injection. Le remplissage en gaz se fait bien mieux et on gagne en autonomie.

 

On les reconnait car la partie centrale des nouvelles valves est argentée alors que sur les anciennes, elle est en laiton.

 

J’ai également testé en HPA avec une valve Marui pour kit low profile JVTactical. J’en suis très content, on peut facilement régler l’énergie de sortie et adieu le cool-down !

 

 

 

Pour séparer la réplique en deux, il faut pousser la pièce de verrouillage vers l’avant et tirer le receveur supérieur vers le haut.

 

Tout n’est pas en acier. La queue de détente et sa tringle oui.

Les pièces gris clair sont en alliage.

 

Outre la tige-guide et son long ressort récupérateur, il y a un amortisseur intégré dans le receveur inférieur.

 

Le marteau est équipé d’une roulette qui permet de réduire l’usure des pièces tout en fluidifiant le cycle.

 

Je vous en parlais en début d’article, évitez de laisser un chargeur dans la réplique lorsque vous ne vous en servez pas. Cela peut user prématurément le ressort du percuteur de valve.

Voici l’explication originale de Modify :

« ***Note

Knocker spring fatigued and malfunction

Without removing the magazine after using the PP-2K results in extended contact between the knocker spring and magazine. This causes fatigue of the spring to impact the firing efficiency and durability of the spring. So always remove the magazine after using the PP-2K to avoid such problems. »

 

Pour changer le bouton d’éjection de chargeur de côté, il faut retirer la tige qui fait office de ressort en la poussant vers le bas.

 

On peut ensuite retirer le bouton.

 

Le ressort sort par le bas du puits de chargeur.

 

Positionnez le ressort comme ceci si vous souhaitez une configuration droitier.

 

Et comme cela pour une configuration gaucher. ATTENTION : sur la photo, le bouton est mal positionné, le moletage devrait être tourné vers la droite.

 

Et voilà ! Il se peut que l’action du bouton soit un peu dure au départ, lubrifiez un petit peu et actionnez-le une dizaine de fois, ça devrait aller mieux.

 

Revenons sur notre receveur supérieur.

 

Retirons en premier la tige-guide et le ressort récupérateur. Si le ressort vrille lors de la sortie et que vous peinez à le réinsérer dans son emplacement, relâchez la tension en tirant sur l’arrière du ressort pour que la « vrille » s’efface.

 

Un zoom sur le système de réglage du hop-up. Une vis vient faire coulisser la pièce d’appui pour faire varier l’effet sur la bille.

 

La longue clé vient s’insérer dans la vis de réglage.

 

On peut retirer l’ensemble mobile par l’arrière.

 

Il dispose de deux roulements/rouleaux pour une meilleure fluidité de cycle et une meilleure longévité.

 

La rocket valve située dans le nozzle est en métal. Le cylindre complet est monté sur ressort.

A l’origine, Modify avait prévu un système de réglage des FPS via une petite clé Allen mais ils ont malheureusement ôté cette fonctionnalité sur les modèles de série.

 

Pour ôter le cylindre, il faut enlever le circlip à l’arrière et le guide en plastique à l’avant.

 

 

Deux gorges mais seulement un joint torique sur l’arrière du piston.

 

Pour retirer l’ensemble hop-up/canon interne, il faut ôter deux petites vis sans têtes et tirer vers l’arrière.

 

Ici j’ai enlevé la vis de réglage et son ressort pour vous les montrer. Cette opération n’est pas nécessaire lors d’un démontage normal.

 

Enlevons maintenant les deux mini vis latérales.

 

Excellent ! Modify a placé des filets rapportés en métal pour éviter une usure prématurée du plastique.

 

Au remontage, ne vous trompez pas, la pièce d’appui va bien dans ce sens.

 

Deux vis ferment le bloc, ôtons-les pour découvrir le joint et le canon.

 

Le nouveau joint Predator 65° est excellent mais s’avère un peu trop efficace pour le PP2k, du moins je ne suis pas prêt à jouer à la 0.43 hop-up au minimum, je préfère pouvoir régler un minimum la trajectoire de mes billes.

Testez bien votre réplique car en fonction des exemplaires, vous n’aurez peut-être pas ce problème.

 

Le canon interne durci et anodisé mesure 151mm de long pour un diamètre de 6.04mm.

 

Et voilà, un bon nettoyage/graissage et on remonte tout ça ! J’ai également changé le joint Predator 65° par un Modify beige, me permettant de baisser en grammage tout en gardant une excellente portée.

 

J’ai également adouci les légères traces de moule de la pièce d’appui et mis de la graisse sur les guides pour plus d’efficacité.

 

Cliquez ICI pour atteindre la page des manuels sur le site Modify. Le manuel est disponible en Français, Anglais et Chinois.

 

 

-Chronographe AceTech

-Green gas et Ultrair.18°C

-Billes 0.20g Bio Xtreme Precision, 0.28g bio Airsoft Entrepôt et 0.43g bio ATM.

 

Avec une température ambiante de 18°C j’ai eu une moyenne de 309FPS sur mes premiers tests chrono, la vélocité avait tendance à baisser assez vite, occasionnant un grand delta au niveau des valeurs.

J’ai donc testé en HPA et là c’est le bonheur ! En plus de pouvoir régler la vitesse de sortie des billes, on n’a plus de cooldown et la régularité de vélocité est très bonne.

Avant le changement des valves de remplissage je ne pouvais pas tirer un chargeur de 56 complet (tir à une seconde d’intervalle). Après avoir changé les valves et avec 16°C de température ambiante, j’ai pu vider un chargeur long et tirer 24 billes avec le chargeur court.

Le cooldown n’a pas changé et est bien présent. Si vous êtes du genre à utiliser le PP-2K en réplique de soutien ou à avoiné comme un petit fou  lors de vos parties endiablées, ça vous jouera peut-être des tours si la température extérieure est basse.

Sur mon exemplaire, je ne pouvais pas exploiter des billes plus légères que 0.43 grammes. Même avec le hop-up à zéro, elles avaient une trajectoire assez rectiligne mais tombaient après 50 mètres. Dès que je touchais au réglage, elles se satellisaient. Dommage.

J’ai donc remplacé le joint d’origine par un Modify beige et je peux désormais exploiter de la 0.28 et de la 0.30g sans problème sur une bonne distance.

Le recul est sec, le cycle très rapide. En rafale, on est aux alentours de 12 billes par seconde, c’est largement suffisant pour lâcher 3-4 billes dans un gilet.

En ce qui concerne les tests au CO², je vous conseille de parcourir YouTube et de chercher des retours d’expérience mais à priori ça tape assez fort.

 

Je vous laisse regarder la vidéo de tir :

 

 

Alors, faut-il craquer pour le PP-2K ?

C’est à vous de répondre à cette question, mais pour ma part je ne regrette pas mon achat.

En plus d’avoir une réplique originale, bien finie et performante, Modify nous gratifie d’un suivi de produit et d’une communication aux petits oignons. Et quand en plus, on a les accessoires disponibles en même temps que la réplique, c’est le top !

La prise en main est agréable. Lors du tir, on a le sourire et on aimerait juste pouvoir tirer plus longtemps !

En effet, le cooldown est très présent si on insiste un peu sur la queue de détente et pourra rebuter certains joueurs avides de rafale appuyée.

Personnellement, je destine cette réplique à deux rôles : en backup d’une réplique de précision et en CQB.

Même si la réplique est largement jouable en forêt, je préfère exploiter des répliques un peu plus longues lorsque je n’ai pas de portes à passer ^^

Si j’ai dû changer le joint pour pouvoir jouer sereinement, j’ai pu voir des joueurs utiliser la réplique en sortie de boite sans souci. Faites vos propres tests et n’hésitez pas à partager vos expériences en bas de page.

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair.

 

 

-Un PP-2000 nom de Zeus !

-Qualité de fabrication.

-Très amusant à utiliser.

-Réactivité et suivi de la part de Modify.

-Accessoires disponibles à la sortie de la réplique.

-Modularité de la mallette.

 

 

 

-Joint d’origine trop efficace ( c’est un comble, je sais…)

-Autonomie des chargeurs sur la première série.

-Si on veut accessoiriser c’est un budget conséquent…