Review A&K Mk46 LMG

 

 

22 juillet 2022.

 

Il y a moult années, la boutique BEGADI m’avait proposé un partenariat que j’avais accepté. J’avais porté mon dévolu sur une réplique de mitrailleuse légère de chez A&K, modifiée pour Begadi. En effet, en Allemagne, seules les répliques développant une énergie de moins de 0.5 joules sont autorisées à tirer en rafale.

Il est enfin temps que je mette les doigts dans cette réplique et vous propose la review et le démontage. Cet article peut également vous aider pour la plupart des déclinaisons de LMG produites par A&K soit pour eux, soit pour des marques (Cybergun, Specna etc.).

C’est parti !

Je vous laisse voir ou revoir le déballage en vidéo :

 

 

Le Mk46 est une variante de la mitrailleuse légère M249.

 

 

La réplique est livrée dans une boite en carton siglée A&K « HMG series », même si techniquement ce Mk46 est une LMG (light machinegun).

 

La réplique et ses accessoires sont insérés dans une imposante coque en mousse. Tout a bien été protégé pendant le transport.

On y retrouve :

-La réplique de Mk46. Largement composée d’alliage et de polymère, elle mesure entre 850 et 930 mm pour une masse de 6100 grammes.

-Une poignée avant type « KAC ».

-Deux (?) outils de réglage du guidon.

-Un sachet de billes.

-Une ammobox pouvant contenir 2500 billes (BB).

-Un manuel d’instructions.

 

 

 

C’est long, imposant, bardé de rails et il s’agit en plus ici de la version beige. Ce Mk46 a un look vraiment agressif !

Quasiment tout est en alliage à part la crosse et la poignée pistolet type « SAW ».

La réplique pèse plus de 6 kilos, il faut donc anticiper cela pour éviter de ne jamais jouer avec…

 

Un discret marquage BEGADI est gravé sur le corps de la réplique. En effet, en Allemagne les répliques tirant en full auto sont limitées à 0.5 Joules. Heureusement pour nous, il est possible de changer le ressort pour monter à 1.1J

 

La crosse en polymère est ma partie préférée de cette LMG. En effet, contrairement aux versions PARA ou Mk2, elle est montée sur un tube permettant de régler la longueur idéale en fonction de notre morphologie.

 

Ici, la crosse est déployée au maximum.

 

Une pièce en métal sert d’appui sur l’épaule.

 

 

Il est possible d’attacher une sangle sur un œillet situé à l’arrière de la crosse.

 

Un second anneau est situé sur le support de crosse.

 

Sur le côté droit, on retrouve la vis qui permet de désolidariser le support de crosse.

 

La poignée pistolet type « SAW » est confortable. Le plastique n’est pas trop rugueux et les gorges du grip permettent de ne pas glisser.

 

La sûreté est située au dessus de la poignée pistolet. Elle vient bloquer l’action sur la queue de détente. Ici en position tir.

 

Et là en position sûreté (SAFE).

 

La queue de détente est imposante. Le pontet est assez large pour pouvoir tirer sans problème avec des gants.

 

 

Il n’y a pas de marquages particuliers sur la réplique. Le corps est peint en beige. La peinture à l’air solide.

 

Sur le côté droit, une pièce montée sur ressort bouge lorsqu’on tire le levier d’armement vers l’arrière.

 

 

Le levier d’armement est en métal. Il n’a pas d’utilité particulière à part simuler l’armement de la réplique.

 

Sous la réplique, nous pouvons voir le système de maintien de l’ammobox.

 

Et du côté gauche de la réplique, le système d’approvisionnement en billes. Il est également possible d’installer de fausses balles pour donner une touche de réalisme à la Mk46.

On peut également y insérer des chargeurs de M4.

 

Le capot supérieur se déverrouille en appuyant sur deux boutons latéraux.

 

Cela dévoile l’imposante gearbox et le bloc hop-up.

 

Ce loquet permet de déverrouiller le guide de ressort afin de changer rapidement l’énergie de la réplique. Sur les versions BEGADI, le guide est bloqué par une goupille.

 

Voici une vue du bloc hop-up à réglage rotatif. Il est en alliage.

 

Les fausses munitions (non fournies) viennent se placer sur ce chariot.

 

Un rail supérieur est intégré au capot. Il permet de monter n’importe quel optique compatible Picatinny.

 

Ici est situé le loquet de déverrouillage du canon, j’y reviendrai lors du démontage de la réplique.

 

L’énorme garde-main est équipé de multiples rails. Cela permet d’accessoiriser votre réplique selon vos goûts et vos besoins.

 

Le bipied est fixé sur la réplique via une petite pièce montée sur le rail inférieur.

 

Pour déployer le bipied, rapprochez les deux pieds ensemble et faites-les sortir du support.

 

Les deux pieds en métal permettent de poser la réplique afin d’avoir un tir stable.

 

Chacun des pieds peut être ajusté en longueur en appuyant sur ce petit poussoir et en faisant coulisser une partie mobile.

 

Voici l’ensemble d’emprunt des gaz ainsi que l’extrémité du canon externe. Il se termine par un compensateur monté sur un filetage de 14mm antihoraire (CCW).

 

 

 

La hausse dispose de graduations permettant de bien l’ajuster en élévation et en dérive via deux molettes.

 

Le guidon quant à lui est réglable en hauteur à l’aide de l’outil fourni.

 

La visée est correcte et on peut se passer d’optiques type « point rouge ».

 

 

 

Le magasin, ou ammobox, est en plastique vert. Il peut contenir 2500 billes que l’on fait entrer par une petite trappe noire située à côté des flexibles d’alimentation.

 

La pièce noire permet de verrouiller et de déverrouiller l’ammobox du corps de la réplique.

 

Plusieurs réglages sont disponibles :

Auto permet d’avoir un flux ininterrompu de billes que vous tiriez ou non.

OFF, et bien ça ne remonte aucune bille ^^

Sound control permet d’approvisionner la réplique seulement lorsque le micro intégré détecte le son du tir.

 

Sur la droite on peut remarquer un port jack, il sert à brancher un interrupteur déporté qui n’est pas fourni dans la boite.

 

On accède au compartiment à piles en ôtant ce panneau latéral. ATTENTION : si votre ammobox est pleine de billes elles peuvent sortir par là !

 

Le chargeur est alimenté en électricité par deux piles LR6 (AA).

 

Surveillez bien vos piles, ici je les ai laissé trop longtemps et ça a oxydé les contacts…

 

Pour ma part j’ai acheté un modèle compact. Il fonctionne sur batterie rechargeable et l’interrupteur déporté est vendu avec…

 

 

Je vous l’ai montré plus haut, voici le loquet de verrouillage (et donc de déverrouillage) du canon externe. Appuyez dessus en direction de la flèche.

 

Le canon peut ensuite être glissé hors de la réplique par l’avant.

 

On peut désormais ôter l’ensemble canon interne/bloc hop-up.

 

Voici le bloc.

 

Il se démonte facilement.

 

Le petit caoutchouc d’appui( nub) n’est pas coupé très droit. N’hésitez pas à le remplacer.

 

Le joint est très gras et assez dur. Une fois encore, n’hésitez pas à le remplacer par un joint plus souple.

 

Le canon en laiton mesure 350mm pour un diamètre de 6.04mm.

 

Déposons la crosse. Il faut dévisser la vis puis retirer la goupille.

 

Cela permet d’accéder à l’arrière de la gearbox.

 

Un appui  sur le loquet et le guide de ressort sort (j’ai ôté la goupille installée par Begadi).

 

Le guide est monté sur un roulement à billes. Le changement de ressort s’effectue en quelques secondes seulement.

Il est vrai que j’ai oublié de vous parler de l’emplacement de la batterie ! Elle vient se placer dans la partie inférieure du garde-main.

Nous apercevons ici le porte fusible.

 

Pour retirer la partie inférieur du garde-main, il suffit de tirer dessus.

 

Il vient ensuite se verrouiller comme ceci :

 

Si vous souhaitez déposer l’ensemble de queue de détente, ôtez cette goupille située à l’avant…

 

…puis cette goupille située à l’arrière.

 

Et voilà. La queue de détente dispose d’une vis qui vient appuyer sur le contacteur situé sur la gearbox.

 

Nous pouvons voir ici la lame du contacteur.

 

Désassemblons la gearbox. Pour ce faire, il faut ôter deux vis du côté gauche de la réplique.

 

La gearbox peut alors coulisser vers l’arrière.

 

Attention à ne pas oublier de débrancher les câbles du porte-fusible.

 

Et voici un joli puzzle !

 

La gearbox est en alliage moulé. Je vous propose quelques photos de l’externe qui vous aideront à la reconfigurer si jamais vous devez l’ouvrir.

Le passage des câbles.

 

Une vue sur les engrenages et l’interrupteur.

 

Les cosses moteur.

 

Dans un premier temps je dépose la tige et le ressort du levier d’armement.

 

Puis les vis du tour de boite. En rouge, les deux vis qui maintiennent l’interrupteur en place. En cas de panne vous pouvez ne démonter que ces deux vis pour le remplacer.

 

Hop, on ouvre !

 

Le moteur est un modèle indéterminé à axe court.

 

Les engrenages étaient plutôt bien calés sur mon modèle.

 

L’étanchéité de la partie pneumatique était limite par contre…

 

Les engrenages sont montés sur des roulements de 8mm.

Le graissage est correct. Ni trop ni trop peu.

 

Le piston en polymère 15 dents n’est pourvu que d’une dent en métal.

 

La tête de piston est en plastique. Elle est basique. Des petits trous permettent de plaquer le joint lors de son relâchement.

 

Le cylindre plein est en métal poli. Sa tête est en plastique et le guide de nozzle est en laiton.

 

Tappet plate et nozzle sont en plastique.

 

Le nozzle ne dispose pas de joint torique interne. Il mesure environ 21.06mm.

 

Les engrenages en acier frité semble relativement solides.

 

Une fois que vous avez terminé vos opérations d’entretien ou de réparation, n’oubliez pas de nettoyer et lubrifier.

 

Il n’y a pas d’éclaté dans la boite.

 

-Chronographe Acetech AC6000BT.

-Batterie LiPo 7.4V 1800mAh.

-Billes bio 0.20g Xtreme Pécision et 0.28g Bio Xtreme Précision.

J’ai choisi de remplacer le ressort pour atteindre 305-310 FPS sur cette réplique de soutien. Mon idée était de pouvoir tenir un feu soutenu pour effectuer des tirs de suppression jusqu’à une cinquantaine de mètres mais sans faire trop mal à mes camarades.

La cadence de 14 billes par seconde n’est pas énorme, la faute à un moteur un peu poussif. Cela suffit cependant à faire baisser les têtes. Que l’on utilise une batterie 11.1V ou 7.4V il y a très peu de différence…

A 25 et 35 mètres le hop-up fait bien son travail, pour toucher au delà, j’ai changé le joint et mis un joint Marui.

Malheureusement je n’ai pas de test en image à vous proposer sur cette review.

 

 

On trouve ces LMG A&K à des prix divers et variés, allant même presque à 500€. Ca ne vaut clairement pas ce prix au vu de l’interne assez basique mais cette Mk46 est clairement très sympathique.

Les possibilités d’ « accessoirisation » sont nombreuses et le changement de ressort rapide permet de s’adapter à tous les terrains. J’aime bien la prise en main grâce à la crosse télescopique et la poignée avant fournie.

Le compartiment à batterie est assez grand et accessible pour que l’on ne passe pas des heures à chercher quoi y brancher mais le moteur n’est pas très puissant.

L’ammobox est pour moi le point faible de la réplique mais il existe des modèles plus petits qui semblent plus solides et fonctionnent sur batterie rechargeable. La possibilité d’utiliser des chargeurs de M4 est un plus.

J’espère en tout cas que cet article vous permettra de définir si les LMG A&K peuvent ou non vous convenir. N’hésitez pas à commenter en bas de page.

 

-Beaucoup de rails.

-Changement de ressort rapide.

-Changement de canon rapide.

-De la place pour la batterie.

-Crosse agréable.

 

 

-Toujours pas fan de ces grosses ammobox à piles.

-Bloc hop-up perfectible.

-C’est très lourd.

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