Review Cyma CM650B (RK47)

 

08 septembre 2022.

 

Certaines personnes de mauvaise foi m’accusent parfois de ne faire que de la « réplique chère ». Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas vrai non plus 🙂

La preuve : 125 Euros, c’est ce que coutait cette CM650B en 2020. Autant dire qu’on est ici en présence d’une réplique d’entrée de gamme, sans licence et sans trop d’intermédiaires entre Cyma et Taiwangun, la boutique sur laquelle j’ai acheté ce jouet.

Pourtant, le faible prix de cet AR-15 hybride n’en fait pas un mauvais produit, loin de là.

Je vous propose de voir ce qui se cache dans la boite et dans les entrailles de la bête !

 

Je vous laisse voir ou revoir la vidéo de présentation :

 

 

 

 

Il s’agit d’une base AR-15 utilisant des chargeurs type AK de 7.62X39 mm.

 

 

La boite est assez basique, elle se compose d’un couvercle en carton et d’une coque en polystyrène blanc.

 

Rien n’a bougé pendant le transport et je dois avouer que pour une fois, je n’ai pas eu à passer l’aspirateur comme c’est souvent le cas avec ce genre de coque.

Dans cette boite, on trouve :

-La réplique. Majoritairement constituée de nylon fibré, elle mesure entre 840 et 920 mm pour une masse de 2385 grammes.

-Un chargeur type AK 7.62 pouvant contenir 450 billes (BB).

-Une tige de nettoyage et de débourrage.

-Une batterie NiMh 8.4V 1100mAh.

-Un chargeur de batterie.

-Une fiche de passage au chronographe.

-Des consignes de sécurité.

 

 

 

J’entends parfois dire « c’est un mélange d’AK et d’AR ». Je ne suis pas vraiment d’accord, c’est une plate-forme d’AR-15 qui a simplement été modifiée pour tirer du 7.62X39 russe.

La prise en main ainsi que les contrôles sont donc ceux d’un AR-15.

Le corps, le garde-main, la crosse, la poignée pistolet et le compensateur sont en plastique.

 

Le seul marquage présent sur la réplique est le numéro de série, gravé près du faux arrêtoir de culasse.

 

Le sélecteur de tir 3 positions est en métal. Les crans sont assez bien marqués pour qu’on ne passe pas accidentellement d’une position à l’autre.

 

Du côté droit de la réplique on retrouve un petit cran, il est malheureusement fixe.

 

Le corps est en nylon fibré, remarquez le profil spécifique du puits de chargeur.

 

Le bouton d’éjection du chargeur est en métal. On peut soit appuyer sur ce bouton, soit utiliser une palette située sous le puits de chargeur.

 

L’arrêtoir de culasse en plastique ne sert à rien sur cette réplique.

 

Le levier d’armement est en plastique, tirez dessus pour faire reculer la fausse culasse et dévoiler le réglage du bloc hop-up. Notez l’alignement suspect de la hausse…

 

La fausse culasse est en métal mais la trappe cache-poussière est en plastique.

 

La poignée type Magpul est très confortable.

 

Le pontet surdimensionné permet de tirer avec des gants. La queue de détente est standard.

 

La crosse coulisse sur un tube en métal. On peut ajuster sa longueur sur 6 positions. Un insert métallique permet d’attacher un anneau de sangle quick detach (QD). Des passant permettent également l’installation d’autres types de sangles.

La plaque de couche est en caoutchouc. Un bouton permet de l’ouvrir afin d’installer la batterie.

 

Voici la prise mini Tamiya.

 

Cerise sur le gâteau, un attache sangle ambidextre est fixé sur le tube.

 

Le long garde-main octogonal en polymère est équipé de deux inserts métalliques pour y fixer un anneau de sangle QD.

 

7 de ses faces sont équipées de ports M-Lock.

 

La partie supérieure est équipée d’un rail Picatinny. C’est également le cas du receveur supérieur.

 

Le compensateur est en plastique, il est vissé sur le canon externe en métal. C’est un pas 14mm antihoraire (CCW).

 

Le plastique vissé sur du métal, ce n’est pas toujours bon. Mettez un petit coup de bombe silicone au remontage sinon il ne fera pas long feu.

 

 

Les organes de visée sont en plastique.

Il s’agit de modèles dépliables (flip-ups).

Le guidon n’est pas réglable.

 

Mais la hausse compense car on peut l’ajuster en hauteur et en dérive.

 

La visée est rapide et intuitive.

 

 

le chargeur en polymère peut contenir 450 billes.

 

Le plein s’effectue via une petite trappe située sur la partie supérieure du chargeur.

 

Puis on tend un ressort en faisant tourner la molette.

 

 

 

 

Commençons par accéder au hop-up.

Chassez la goupille avant, puis faites coulisser le receveur supérieur vers l’avant.

Allez-y doucement car le bloc va rester coincé dans le receveur inférieur.

 

En effet, ce dernier a un profil bien particulier, Il faut donc continuer à faire avancer le receveur supérieur de quelques centimètres avant de pouvoir dégager le bloc vers le haut. Pour remonter c’est l’inverse, on enfile le bloc vers le bas puis on pousse.

ATTENTION : Cyma aime bien coller les pièces donc lors du premier démontage vous ne pourrez peut-être pas ôter le bloc hop-up.

 

Depuis l’extérieur on pourrait croire à un bloc type M4 Marui mais son profil est bien différent.

 

Si jamais le bloc est collé il va falloir démonter plus de choses. Commençons par le garde-main. Il tient en place via quelques vis.

 

Une petite pièce en plastique sert à aligner le garde-main et le receveur supérieur.

 

Une autre vis est présente à l’intérieur du garde-main.

 

Le canon interne est fixé via deux vis sans tête, il faudra peut-être également les enlever si l’ensemble ne veut pas sortir à cause de la colle.

 

Ensuite il suffira de dévisser l’écrou de canon (barrel nut) et de sortir l’ensemble, puis d’ôter la colle rouge.

 

Cette colle omniprésente s’enlève heureusement assez facilement.

 

Le joint possède un bourrelet en W ; je suis assez peu fan de ce genre de design… Comme c’est un joint d’AEG standard on peut le remplacer facilement.

N’hésitez pas à le dégraisser.

 

Le canon en laiton mesure 430mm pour un diamètre de 6.045mm sur mon exemplaire. Gardez à l’esprit qu’il existe des tolérances sur les diamètres des canons.

 

Si vous souhaitez changer le ressort, il est normalement possible de le faire sans démonter la gearbox.

Dévissons le tube de crosse…

 

Nous devrions pouvoir passer par ici mais encore faut-il que la gearbox et le corps soient bien alignés… Ce n’est pas le cas sur ma réplique.

 

Allons voir le moteur. La première étape est d’ôter le capot.

 

C’est un moteur à axe long. Il y a quelques inscriptions dessus mais je ne suis pas assez connaisseur pour savoir si cela indique ses caractéristiques.

 

Démontons ensuite la poignée pistolet. Elle est retenue à la gearbox par deux vis.

 

Il faut ensuite ôter deux goupilles. Vous pouvez le faire à la fin si vous préférez.

 

Le bouton d’éjection du chargeur doit également être démonté.

 

Quel joli puzzle ! Mais intéressons-nous à la gearbox V2, cœur de cette réplique Cyma.

 

Les pièces en plastique sont bleues, c’est joli. On constate quelques ajouts pour adapter la gearbox à ce corps spécifique mais toutes les pièces V2 type Marui sont compatibles.

 

Commençons par ôter cette ajout en plastique. Il est là pour caler la gearbox dans le corps de la CM650B

 

Oups, l’autocollant Taiwangun va dégager, annulant ainsi la garantie.

 

Je commence par enlever le guide de ressort, cela permet d’annuler la tension du ressort de puissance lorsqu’on ouvre la gearbox.

 

Le guide en acier est équipé d’un roulement à billes.

 

Voici les vis du tour de gearbox. Une fois enlevées, vous pourrez séparer les deux demi-coques.

 

Ah… La tête de cylindre est resté bloquée, emmenant avec elle le cylindre, piston et tappet plate. Ce n’est pas grave mais il va falloir la débloquer.

L’étanchéité était bonne, le calage des engrenages un peu moins mais pas catastrophique…

 

La gearbox est équipée d’un « electronic control unit » (ECU) qui remplace le classique contacteur à chariot. On ne sait pas vraiment quelles sont ses caractéristiques…

 

Le piston en plastique bleu est équipé d’une seule dent en acier. La tête de piston est également en plastique. Elle est percée pour permettre un bon placage du joint lors du cycle.

 

Le cylindre en métal n’est pas percé car le canon interne est long.

 

La tête de cylindre en plastique est munie d’un simple joint torique.

 

Le nozzle mesure environ 21.66mm, il n’est pas équipé d’un joint torique interne.

 

La tappet plate est un modèle standard.

 

Les engrenages sont posés sur des paliers (bushings) de 7mm.

 

Les engrenages en acier ont l’air assez solides. Je dois dire que je n’ai encore jamais cassé d’engrenage sur une réplique Cyma.

 

Voici plus en détail l’ETU et l’interrupteur de queue de détente. Voyez comme une lubrification non adaptée peut polluer la gearbox, surtout si vous utilisez des ETU à capteurs optiques.

 

Après un bon nettoyage et une lubrification moins radicale, il sera temps de remonter tout ça !

 

 

 

Il n’y a pas d’éclaté.

 

-Chronographe Acetech 6000BT

-Batterie NiMh 8.4V 1100mAh LiPo 11.1V 1300 mAh.

-Billes bio 0.20g Open blaster ASG et 0.28g bio Airsoft Surgeon.

Les 425 FPS en sortie de boite sont largement trop pour l’usage associatif en France mais heureusement on peut changer le ressort assez rapidement sur cette réplique Cyma. La cadence de tir s’en ressent car 11 billes par seconde, ça commence à faire peu (même si ça suffit pour jouer). Passer en LiPo ne pourra faire que du bien mais vous pouvez largement profiter de votre CM650B avec la batterie d’origine pour commencer.

La réactivité est meilleure qu’avec un contacteur à chariot et on peut enchainer les tirs assez rapidement (même avec la batterie d’origine).

Le hop-up fait son travail et autant vous dire qu’à 425 FPS je n’ai pas peiné à atteindre ma cible même à 47 mètres, on a encore de la marge. Si vous décidez de baisser l’énergie en sortie de canon, optez pour un joint plus souple que celui d’origine pour avoir de bonnes performances.

 

Je vous laisse voir tout cela en vidéo :

 

Pour 125 euros, vous ne prenez pas trop de risques avec cette Cyma CM650B. Certes la réplique est majoritairement composée de polymère mais l’essentiel est en métal et on a même droit à un module de détente électronique.

La plate-forme est agréable à utiliser et la plupart des chargeurs d’AK seront compatibles avec la réplique.

J’allais dire que c’était un choix idéal pour un joueur débutant mais peut-être pas : il faudra être un peu à l’aise avec le bricolage pour au moins démonter une fois la réplique.

En effet, outre le ressort à changer, il serait idéal de changer le joint de hop-up et de graisser correctement l’interne de la gearbox, c’est à dire sans truelle et avec moins d’un kilo de graisse bleue 🙂 . Le canon interne fera l’affaire une fois bien nettoyé (voir poli si vous vous sentez de le faire…). Aidez-vous de cet article ou faites-vous aider par un camarade plus aguerri (attention aux « mécanos » autoproclamés cela dit…).

Bref, le rapport qualité/prix est bien présent et j’espère que cet article vous permettra de déterminer si le cyma CM650B peut vous satisfaire.

N’hésitez pas à nous faire part de vos aventures avec cette réplique dans l’espace commentaire en bas de page.

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-Bon rapport qualité/prix.

-Electronique embarquée.

-Look sympathique.

-Système de changement de ressort rapide (mais…)

 

 

-Bloc hop-up spécifique.

-Compensateur en plastique fragile.

-Trop puissant en sortie de boite.

-Changement de ressort pas forcément rapide.

-Les pièces collées.

 

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