Review Krytac SilencerCo Maxim 9

Prix constaté : 300€
24 mars 2026.
On connaissait Krytac (filiale airsoft de Kriss) pour ses AEG et son Vector GBBR et c’est donc avec surprise que nous avons reçu la nouvelle d’un pistolet à gaz.
Et pas n’importe quel pistolet, le Maxim9 SilencerCo. Un pistolet 9mmX19 à l’aspect futuriste intégrant un modérateur de son et utilisant des chargeurs de Glock.
Ayant toujours été refroidi par le prix de cette réplique et de ses accessoires, j’avoue avoir repoussé l’échéance d’un test mais grâce à la générosité des tipeurs, j’ai pu acquérir le tout pour en faire cette review et ensuite l’envoyer à Killyan, heureux tipeur gagnant du tirage au sort.
En avant pour une dissection du Maxim9 Krytac !
Je vous laisse avant tout voir ou revoir la vidéo de présentation :

Il s’agit d’une réplique fidèle du Maxim9 SilencerCo.
Cette arme n’est actuellement plus en production chez le fabricant.

la boite est sobre, tout de noir vêtu. Elle reçoit le logo SilencerCo et un rappel du code morse utilisé sur le Maxim9. J’y reviendrai !

Le logo spécifique au Maxim9 est imprimé sous le couvercle.

Les différents éléments sont bien protégés par un bloc de mousse souple.

Le contenu est le suivant :
-Le Maxim9. Composé de étal et de polymère, il mesure 240 mm pour une masse de 798 grammes. Si vous ajoutez le kit d’extension ces valeurs passent à 275 mm et 838 grammes.
-Un chargeur à gaz pouvant emporter jusqu’à 24 billes (BB).
-Une tige de nettoyage.
-Deux clés Allen.
-Un manuel d’utilisation.
-Un autocollant.


Le moins que l’on puisse dire c’est que ce Maxim9 a un profil bien particulier ! Que l’on aime ou on déteste, il laisse rarement indifférent.
La partie avant de la réplique et la glissière sont en aluminium et la partie basse est en polymère renforcé à la fibre de verre.

On remarque que la glissière est très courte, cela contribue à limiter le recul et à accélérer le cycle.

Faites tourner la réplique à l’aide de votre souris.
Krytac exploitant la licence, la réplique comporte tous les marquages officiels.
Le nom du pistolet est moulé de chaque côté de la crosse.

Les discrets marquages airsoft sont situés sous le pontet.

Les marquages SilencerCO prennent place à l’arrière du modérateur intégré. Il est précisé « airsoft use only ».

Le numéro de série unique à chaque réplique est visible au travers d’une fenêtre située devant la queue de détente.

le logo Maxim est intégré à l’avant du silencieux.

Les marquages de calibre de la vraie arme et de SilencerCo sont moulés sur le canon externe.
La localisation de la société est moulée sur la carcasse en polymère.

Le logo Maxim est également moulé sur chaque côté de la crosse.

Le grip est constitué de traits fins et épais qui symbolisent les points et lignes du code morse.
Si vous êtes un peu curieux, on trouve la signification sur le net, j’en parle dans ma vidéo…
Au-delà de « l’easter egg », ce motif procure de bonnes sensations et une bonne prise en main.

On trouve le même motif à l’avant. Cela dit « we are silencerco integrally suppressed maxim 9 heat zod »

Les stries de préhension de la glissière sont très profondes et favorisent grandement la prise en main lors de l’armement de la réplique.

Le bouton d’éjection du chargeur est imposant mais ne se déclenche pas de façon impromptue. Nous verrons plus tard qu’il est possible de le changer de côté.

l’arrêtoir de glissière est en acier, il est ambidextre.

Fonctionnel, il maintien la glissière en arrière une fois le chargeur vide.

Cela permet entre autre d’accéder au réglage du hop-up qui s’effectue à l’aide d’une des clés Allen fournies.

La queue de détente plate est très agréable; elle est munie d’un système de sûreté type « safe action »; la pièce centrale doit être pressée pour que cela déclenche le tir.

Le pontet offre un bon espace permettant de tirer même avec des gants épais.

Vous l’aurez compris, la partie avant constitue le modérateur de son intégré conçu par SilencerCo. Ce sont des modules en aluminium maintenus ensemble par deux tiges filetées et des vis.

Trois ports Keymode sont intégrés à sa partie inférieure. le choix de ce type d’interface est motivé par le fait que c’est moins profond que les ports MLOK.


Les organes de visée sont composés d’un guidon muni d’un point blanc…

…et d’une hausse ajustable en dérive montée sur queue d’aronde et verrouillée par une vis sans tête (grub screw).
Elle est munie de deux points blancs.

La visée est rapide et efficace.

Mais le Maxim9 peut également être équipé d’un optique point rouge.
Une plaque en plastique protège un emplacement sur lequel vient s’installer une plaque vendue séparément.


Cela permet de choisir quel optique installer, c’est très appréciable de pouvoir avoir le choix !

La position de l’optique sur une partie fixe permet de garder un bon cycle de la glissière.


Les chargeurs à gaz sont en aluminium. Ils sont donc très légers. Ils peuvent emporter 24 billes.

Il s’agit de chargeurs type « Glock ». La capacité de vraies balles est indiquée sur les repères situés à l’arrière du chargeur.
ATTENTION : les chargeurs Marui ne sont pas compatibles, par contre les chargeurs VFC rentrent et fonctionnent sans problèmes.

Les valves de remplissage et de percussion sont voisines.


Le démontage de ce Maxim9 à gaz est très proche du vrai.
Pour ôter la glissière, il faut appuyer sut un bouton situé à l’arrière de cette dernière et faire pivoter un loquet situé plus en avant.

Cela libère les deux tiges-guides et permet de faire sortir la glissière de ses rails en la faisant glisser puis pivoter.

On peut remarquer au passage la lubrification d’usine.

A ce stade, les joueurs gauchers pourront changer le bouton d’éjection de chargeur de côté s’ils le souhaitent. Pour ce faire dégagez la tige en acier faisant office de ressort de son emplacement.

On peut alors faire coulisser le bouton à l’extérieur de son emplacement et l’intervertir.

On remet ensuite la tige en place et le tour est joué !

La plupart des éléments de la mécanique sont en acier.

Le Maxim9 peut tirer en coup par coup ou en rafale en actionnant un bouton situé dans la glissière. Il y a de discrets repères (1 et A) pour savoir dans quelle position on est resté.

Cela fait coulisser une seconde pièce et crée une « panne » qui permet de tirer en rafale continue.

Si vous souhaitez accéder au blowback housing (BBH) et au nozzle, il faut justement retirer le bouton et son support.

Ci-dessous nous pouvons voir le petit ressort de rappel du nozzle.

Il est inutile de démonter la hausse mais si le cœur vous en dit, c’est faisable en dévissant la petite vis d’arrêt et en faisant coulisser la hausse.

Une vue sur le profil du nozzle.

Et là, sur la tête de piston en caoutchouc.

Si vous souhaitez démonter la partie avant,, soit pour nettoyage, soit pour installer le kit traceur, il faut ôter deux vis.

Les deux tiges filetées peuvent être dévissées pour y mettre les modèles longs du kit traceur.

Le fameux kit que vous pouvez voir dans ma vidéo.

Pour aller un peu plus loin et commencer à accéder au hop-up et au canon interne, il faut chasser une première goupille élastique.

Puis on sépare la carcasse en polymère du reste du Maxim9.

Il se peut que des pièces sautent, notamment le lock pin et son ressort.

Leur vraie place est ici !

Désolidarisons le ressort de détente.

Puis chassons deux autres goupilles fendues.

On peut alors séparer le trigger assembly du bloc hop-up.

Il reste une dernière goupille !

Le bloc hop-up peut enfin coulisser en arrière. ATTENTION : un petit plongeur et son ressort peuvent gicler hors du bloc ! Ce plongeur assure les « clics » lors du réglage hop-up.

Cela va ici :

Voici le bloc hop-up spécifique du Maxim9 Krytac.

La patte d’appui en acier semble assez rigide.

Après avoir ôté deux vis, on peut séparer le bloc en deux.

Le joint type VSR-10 est assez souple. Il est muni d’un bourrelet allongé. Il ressemble à un joint VFC…

Le canon en laiton mesure 115mm pour un diamètre intérieur de 6.03mm.

Après un bon nettoyage et un graissage adapté, il est temps de tout assembler !




-Chronographe E-shooter Flare-M.
-18°C et -3°C en extérieur.
-Gaz 130 PSI et 150 PSI.
-Billes 0.20 et 0.28g bio ASG Open Blaster.
Avec 0.9 joules de moyenne assez stable sur un chargeur, le Maxim9 pourra être joué partout. L’architecture de ce pistolet assure peu de recul et un très bon contrôle, de ce fait on a un bon groupement et j’ai pu toucher sans problème ma cible située à 25 mètres même avec des températures négatives.
Le mode rafale envoie 10 billes par seconde, il est un peu gadget mais assez amusant à tester en petits bursts de 3-4 billes. La queue de détente est agréable. Avec un poids de départ à 1,8 kilos, le mur est très bien identifié. Par contre, je trouve le reset un peu lointain.
Notez que j’ai eu des petits problèmes de billes aui avaient du mal à remonter sur l’un des deux chargeurs en ma possession.
Je vous laisse revoir tout cela en vidéo :

Eh bien ! On peut dire que ce Maxim 9 signé Krytac est une proposition à part dans le paysage des répliques de poing.
Là où beaucoup misent sur des plateformes éprouvées et consensuelles, celui-ci assume pleinement son design atypique et son positionnement de niche.
Fidèle au modèle réel, bien fini et bénéficiant des marquages officiels, il dégage une vraie personnalité dès la sortie de boîte.Avec son aspect très futuriste, ce n’est pas une surprise s’il a été choisi pour figurer dans certains films, séries ou jeux vidéos !
Clairement, ce n’est pas le genre de réplique qui cherche à plaire à tout le monde… mais plutôt à séduire ceux qui veulent quelque chose de différent.
Sur le plan des performances, le résultat est convaincant. La plateforme offre une bonne stabilité, un tir précis et régulier, et une prise en main efficace malgré son architecture inhabituelle. Droitiers comme gauchers s’en sortiront sans peine.
Le recul modéré joue en faveur du contrôle et permet d’enchaîner les tirs avec précision, même dans des conditions peu idéales.
Le mode rafale, bien que dispensable dans une optique purement utilitaire, ajoute une petite touche ludique qui fait sourire… et vider un chargeur un peu plus vite que prévu.
Côté utilisation, le Maxim 9 demande tout de même quelques concessions.
Son démontage, plus complexe que celui d’un GBB classique, réclame un minimum de rigueur, et certains petits éléments peuvent vite tenter de prendre leur liberté si l’on n’y prend pas garde.Les bonnes performances d’origine n’obligent à aucune sorte d’upgrade, à part si vous avez trop d’argent !
À cela s’ajoutent des coûts non négligeables, que ce soit pour les chargeurs ou les accessoires, qui viennent renforcer son positionnement haut de gamme. Et non, malgré son look, il ne transformera pas vos parties en simulation d’infiltration silencieuse — il reste un GBB, avec tout ce que cela implique. Dommage mais rien que le claquement de la glissière vous aurait dévoilé !
Au final, le Maxim 9 n’est pas une réplique rationnelle au sens strict, et c’est justement ce qui fait son intérêt. Performant, original et bien conçu, il s’adresse avant tout aux joueurs et collectionneurs en quête d’une pièce différente, capable de sortir du lot sans sacrifier l’efficacité. Ce n’est peut-être pas le choix le plus évident, ni le plus économique, mais c’est typiquement le genre de réplique qu’on choisit autant avec le cœur qu’avec la tête… et qui, une fois en main, donne difficilement envie de revenir à quelque chose de plus classique. Et Comme SilencerCo ne semble plus produire la vraie arme, cela permet également aux collectionneurs de le voir figurer dans leurs trophées !
J’espère que cet article vous permet d’y voir plus clair et de déterminer si le Maxim9 est digne de figurer dans votre collection.
Pour me suivre sur les réseaux, soutenir mon travail et bénéficier de réductions, un seul lien : ICI !

-Une réplique fidèle d’une arme de niche.
-Bonnes performances.
-Accessoires disponibles.
-Compatible avec les chargeurs de G17 VFC.

-Le prix des chargeurs.
-Le prix des accessoires.
-Le prix de la réplique.
-Ne vous attendez pas au silence d’un Mk23 nbb.
Posté le 24 mars 2026 par Dingchavez