Review VFC AKS74U

Prix constaté à sa sortie (France) : 699€ -Chargeurs : 60€
09 avril 2026.
Après avoir testé le premier AK GBBR VFC en 2024 et avoir ENFIN pu acquérir le mien en 2025, VFC ne s’est pas arrêté là et nous propose désormais un second modèle : l’AVS74U, réplique du célèbre AKS74U soviétique. La prochaine réplique sera l’AK-105 puis 2027 verra l’AKM arriver !
Bénéficiant de l’expérience apportée par leur premier modèle et les modifications qui ont été apportées aux productions suivantes, VFC nous propose une réplique fidèle et magnifique mais doit-on craquer une partie de son Livret A pour cette réplique ? Les soucis de jeunesse ont-ils été adressés ? Doit-on porter des lentilles de contact si on tire avec ce GBBR ? Autant de questions auxquelles je ne répondrai pas dans cet article mais j’espère que vous en saurez un peu plus sur ce magnifique objet une fois votre lecture terminée.
Gardez à l’esprit que j’ai rédigé cet article après avoir configuré ma réplique à mon goût.
Je vous laisse voir ou revoir la vidéo de présentation :

Il s’agit d’une réplique d’AKS74U.

VFC propose une boite très kitch pour ses répliques d’armes russes. De bon gout ou non, elle a le mérite de se faire remarquer.

L’intérieur est un peu moins spartiate que d’habitude, avec un habillage en carton. Le chargeur est dans une petite boite et la réplique est emballée dans un sac en plastique.

Le contenu de cette boite est vite passé en revue :
-La réplique de l’AKS74U. composée majoritairement d’acier, elle mesure entre 490 et 730 mm pour une masse de 2691 grammes.
-Un chargeur à gaz type « plum » pouvant contenir 42 billes (BBs).
-Un BB-loader et son adaptateur.
-Une fiche de sécurité.
-Pour le premier batch, une housse de transport façon « para » en toile.

Au moment où j’écris cet article je ne sais pas si les séries suivantes seront livrées avec cette housse. Elle permet de stocker la réplique crosse repliée et un chargeur.

Fun fact, on peut lire « vegaforce » en cyrillique sur le tampon.


Nous avons ici une très belle réplique d’AKS74U.
VFC a utilisé un corps en acier embouti, je ne sais pas si l’acier est traité (phosphatage) mais il est recouvert d’une peinture noire légèrement granuleuse.
Le garde-main est en contreplaqué teint.

Les positions Auto et Semi du sélecteur de tir sont bien placées. Un scotch noir est présent d’origine pour préserver la peinture du corps.

Une partie du numéro de série est moulée sur l’ensemble mobile. Il semblerait qu’il existe plusieurs numéros de série différents mais que chaque numéro ne soit pas spécifique à un seul exemplaire. Ici j’ai la 721.

L’étoile de ma manufacture de Tula , l’année de fabrication et le numéro de série complet est moulé sur le tourillon.

On y retrouve également les marquages d’inspection.

Le garde-main reçoit le numéro de série et un poinçon.

Le chiffre 46 est présent au niveau de l’emprunt des gaz.

La crosse squelette en acier n’a aucun jeu. Elle est munie d’un anneau attache sangle rotatif.

La plaque de couche est simplement striée. Ne comptez sur aucun amorti !

Un bouton en acier inoxydable permet de déverrouiller la crosse pour la replier du côté gauche.

Un crochet vient assurer son bon maintien.

J’espère que vous me pardonnerez mais j’ai très rapidement replacé la poignée pistolet en plastique marron par un modèle réel.

Le pontet classique des AK abrite la queue de détente en acier.

Le rendu de la peinture est très joli ! On remarque l’absence de rail latéral qui équipait les AKS74UN. Moi qui possède un PK-A adapté aux AKSU, je suis un peu déçu de l’absence de rail…

Le loquet d’éjection du chargeur. Il peut être actionné par un tireur droitier ou gaucher sans modification;

Une vue sur le puits de chargeur et le nozzle.

L’ensemble mobile est actionné par un levier d’armement qui y est intégré. tirer ce levier permet d’armer la réplique et d’accéder à la molette d’ajustement du hop-up.

On voit bien l’aspect légèrement granuleux de la peinture sur le capot. Ma réplique a déjà prix un bon choc qui a marqué la peinture.

Le garde-main en bois est magnifique.

Le compensateur de l’AKS74U fait également office d’aide à la compression des gaz, ce qui facilite le cycle sur les vraies armes. Il prend place sur une bague filetée de 24mm horaire (CW).

Le canon interne dépasse pas mal. Cela peut être un motif de remplacement si vous souhaitez changer de compensateur.

La bague filetée pourra être démontée afin d’adapter des accessoires en 14mm CCW, nous verrons cela plus bas.


Les organes de visée consistent en un guidon faisant partie du bloc d’emprunt des gaz.
Un cran ajustable en hauteur et en dérive est protégé par deux « oreilles ». L’outil de réglage n’est pas fourni.


La hausse est une simple pièce en forme de « L » qui peut basculer de 90°. Une position est utilisée pour les distances de 4 à 500 mètres.

La position П, pour постоянная (constante en russe) est elle prévue pour les tirs jusqu’à 350 mètres. Malgré tous vos efforts vous n’atteindrez jamais cette portée avec cette réplique à gaz !


Le chargeur d’une réplique à gaz est un élément extrêmement important et il est critique que sa conception soit bien réfléchie.
Ici, VFC nous offre une autonomie de 42 billes. On peut en insérer plus mais je ne vous le conseille pas. Vous risqueriez des incidents de tir ou même d’endommager le nozzle.
Là où beaucoup de marques choisissent d’intégrer le réservoir dans une coque externe, VFC a choisi d’usiner ses chargeurs directement dans un bloc d’aluminium. Cela permet d’avoir des chargeurs relativement légers (380 grammes).
C’est très bien pour notre dos, l’autonomie en gaz et l’efficacité calorifique mais j’ai bien peur que le revêtement ne résiste pas très longtemps aux multiples contraintes du terrain.
L’AKS74U est livrée avec un chargeur repeint couleur « plum » (lie de vin). Ci-dessous vous verrez le démontage d’un chargeur noir.



Le logo Izmash est présent sur le chargeur.

Un marquage d’usine blanc est apposé sur la partie supérieure composée de polymère renforcé à la fibre de verre.

Un chiffre est présent côté gauche.

Les stries sont conformes à celles que l’on peut trouver sur les vrais chargeurs.

A l’avant, le couloir de billes est une pièce à part. Elle est en polymère.

Voici une paire de photos avec un vrai chargeur d’AK74 (modèle « plum »).

On peut voir ici un minuscule point clair, il est dû simplement aux manipulations lors des tests.

Le talon est en acier. Il peut être retiré si vous avez besoin d’ouvrir le réservoir (entretien, changement de joint…). Il est maintenu fermé par des vis.

La valve de remplissage est située à l’arrière du chargeur.

La partie supérieur est donc en polymère. Elle héberge entre autres le gas route. Cette pièce en caoutchouc assure le passage du gaz et l’étanchéité entre le chargeur et le nozzle.

On y trouve également les lèvres qui maintiennent les billes.
Ci dessous on peut voir la petite languette crénelée qui permet de verrouiller le système de tir à vide.

La plaquette claire située à l’arrière est une extension de percuteur (valve knocker extention). C’est elle qui vient frapper la valve de percussion et permet de faire cycler la réplique.

Cet AK est équipé d’un système d’arrêt de tir en fin de chargeur. Ici nous voyons qu’en l’absence de billes, l’extension n’est pas visible et ne peut donc pas être frappée par le percuteur (valve knocker).

Lorsqu’on insère des billes, un système de bras fait monter l’extension et permet le tir. Cette position peut être bloquée avec la languette que nous avons vu plus haut afin de pouvoir tirer à vide. Notez qu’il m’est arrivé sur certains chargeur d’avoir à démonter car la languette ne voulait pas se mettre en position.

Intéressons-nous à la partie haute du chargeur.
La partie en plastique est maintenue par deux goupilles et deux vis.

Il est possible que le gas route tombe lors du démontage. ATTENTION : la planchette élévatrice (BB follower) et son ressort peuvent sauter lors du démontage.

Voici son emplacement. On aperçoit également l’avant de la valve de percussion.

La planchette et son ressort.

Ici, j’ai retiré le couloir de billes.


Voici la disposition des pièces qui permettent d’actionner le valve knocker extension.
Ici avec une bille, l’extension est relevée.

Ici sans le petit bras en plastique.

L’extension est maintenue en tension par un petit ressort. D’origine, il est droit et ne tient pas forcément très bien (c’est surtout pénible pour l’assemblage).
J’ai donc légèrement tordu l’une de ses extrémités. J’ai pu voir plus tard sur la vidéo d’Explosive Enterprise qu’il en avait fait de même. les ressorts sont désormais légèrement pliés en usine.
Cette photo permet également de voir comment le ressort est pris sur l’extension.

Voici l’ensemble retiré.

Cela permet d’accéder à la valve de percussion.
Démontons les deux valves à l’aide d’un outil adapté.

La valve de remplissage et son joint. N’oubliez pas d’appliquer une goutte d’huile silicone avant le remontage.

La valve de percussion est assez complexe. Son architecture est similaire aux valves GHK (non compatibles).
Un cirlip (C-clip) maintient l’axe.
Déposons-le pour accéder à tous les joints. Il est possible que l’un des joints reste coincé dans le chargeur lors du dévissage de la valve, n’oubliez pas de le récupérer et de le replacer sur la valve.

4 joints toriques assurent l’étanchéité du système. Veillez à ce qu’ils ne soient ni trop secs, ni endommagés sinon vous serez confronté à des pertes d’efficacité, voir même des fuites.


Comme vous avez pu le remarquer, j’ai rapidement changé la poignée pistolet, celle-ci est vissée sur un support situé dans le corps de la réplique. ATTENTION : le support tombe lorsqu’on dévisse.


Le remplacement de la crosse est souvent une priorité pour certains joueurs. Celle-ci est maintenue par une goupille de 4.5mm.

Ci dessous, une version classique et en dessous, une version équipée de reproductions 5Ku de pièces ukrainiennes KPYK et d’une poignée KGB. Les modifications à effectuer sont minimes que ce soit sur la VFC du haut ou la GHK du bas.

Le capot pivote sur un axe. Une pression sur le bouton de capot la fait basculer automatiquement.
Ci-dessous on remarque l’amortisseur de course courte (short-stroke buffer). Il raccourci la course de l’ensemble mobile, procurant un cycle plus court et une cadence de tir légèrement plus élevée.
Retirons la tige-guide et le ressort récupérateur.

Le short-stroke buffer peut rapidement être enlevé si besoin.

Un épais ressort assure l’amorti de l’ensemble mobile.

A propos de l’ensemble mobile on peut désormais le faire sortir du corps de cet AKSU.
fabriqué en acier, sa masse est de 345 grammes et il héberge le nozzle.

L’avant du nozzle ressemble vaguement à une tête de culasse d’AK.

Contrairement aux premières séries d’AV74, le ressort ne fait plus dépasser le nozzle de son emplacement.

On remarque des traces de frottement sur le support de piston.

Pour démonter le nozzle il est nécessaire d’ôter une vis à l’arrière…

… et une vis latérale. Ces vis sont assemblées au frein-filet.

Il se peut que le guide supérieur de nozzle, fabriqué en acier, tombe lors du démontage.

Ici, sans le guide.

Il se place dans cette position.

Lors du remontage, ce guide se glisse dans une rainure.

Notez l’asymétrie de l’arrière du nozzle et la présence d’un petit joint torique. Des méplats permettent de remonter le support de ressort de nozzle correctement sur l’ensemble mobile.

Pour accéder au ressort et à la rocket valve, retirons ces deux goupilles…

Si vous souhaitez installer une valve ajustable, de nombreuses solutions existent.

J’ai pour ma part installé un NPAS Crimson Waldo Dynamics&BBA.

Lors du démontage de la partie supérieure du garde-main, j’ai remarqué la présence du numéro de série sur le tube d’emprunt des gaz.

pour déposer la partie inférieure il faut faire pivoter un loquet et faire avancer la pièce de verrouillage.

VFC est allé jusqu’à marquer le canon externe !

Afin de faciliter l’accès aux vis du bloc hop-up, j’ai déposé le capot supérieur. Il est maintenu par une goupille.

Un piston et un ressort assurent le bon maintien du capot.

Voici le bloc hop-up vu du dessus. Notez le numéro de série sur le tourillon. Au passage, VFC a modifié la pièce pour que l’ensemble mobile ne vienne plus la percuter.

Déposons les deux longues vis de maintien du bloc hop-up.

On peut alors tirer l’ensemble vers l’arrière.

Le gros du bloc est en plastique, avec une pièce de verrouillage du canon en métal.

Afin de retirer cette dernière, VFC a prévu des encoches. Utilisez un tournevis fin pour retirer la pièce de maintien du canon.

Ci-dessous j’ai repéré les méplats de verrouillage du canon l’arrête qui vient se placer dans la rainure du canon et les picots de maintien dans le bloc.

Retirons la molette d’ajustement. Elle est munie d’une spirale interne qui viendra appuyer sur un spacer en plastique (entouré en jaune).

Lors du remontage, ne vous trompez pas de sens pour le spacer !

On pousse ensuite vers l’arrière pour faire sortir le canon et le joint de hop-up.

Le repère « 7 » correspond à l’emplacement de la rainure de centrage du joint. C’est un modèle type Marui VSR10 mais amputé de son excroissance externe donc si vous souhaitez le remplacer il faudra la supprimer.

Ce joint bleu est plutôt souple et performant, il possède un bourrelet long et large.

Le canon interne en aluminium mesure 250mm de long pour un diamètre intérieur de 6.05mm.

Je n’ai pas démonté la partie détente/gâchettes/sélecteur, on peut cependant constater que la reproduction du limiteur de rafale n’est pas présent.

Pour comparer; l’interne de l’AV74MN :

Je termine par le démontage de la bague filetée de 22mm CW. Sur ma réplique elle était très serrée et montée au frein-filet. J’ai donc profité du fait que le canon interne était déposé pour utiliser une clé Allen et un étau pour dévisser la bague.

Un petit coup de brosse plus tard, on peut installer des accessoires en 14mm CCW !

On nettoie tout ça, on lubrifie et il est temps de tout assembler !


Pas d’éclaté dans la boite mais lorsque c’est disponible VFC met tout ICI.

-Chronographe Eshooter M-flare.
-Gaz 130 PSI à 18°C et 150 PSI à -2°C
-Billes 0.32g bio Arcturus.
Bonne surprise sur mon exemplaire : elle sort 1.17 joules à la 0.32g avec un gaz 130 PSI et à 18°C. De ce fait, elle sera jouable partout sans avoir à se faire trop de souci. Notez que j’ai néanmoins installé une valve ajustable afin de pouvoir moduler en fonction de mes envies, des terrains et de la température extérieure.
La queue de détente est filante, le coup part à 1.4kilos de pression et le reset est très franc. La cadence de tir oscille entre 8 et 10 billes par seconde et j’ai même pu faire un « mag dump » (le fait de tirer une longue rafale pour vider le chargeur) dehors à -2°C !
Le hop-up s’avère efficace et je n’ai vraiment pas eu de soucis pour toucher ma cible même à 45 mètres. Le recul très présent oblige à bien prendre sa réplique en main ! Les sensations de tir sont très agréables et amusantes.
Je vous laisse revoir tout cela en vidéo :

En conclusion, cet AVS74U GBBR de VFC s’impose comme une évolution particulièrement réussie de leur plateforme AK.
Fort de l’expérience acquise sur les premières générations, le fabricant propose ici une réplique aboutie, à la fois visuellement très convaincante et mécaniquement plus mature.
Entre l’acier embouti, le magnifique garde-main en bois et les nombreux détails fidèles, on est clairement face à un objet qui respire l’authenticité. Cet AK fait partie des répliques qu’on prend plaisir à manipuler même sans tirer une seule bille.
Sur le terrain, les sensations sont au rendez-vous. Le recul est franc, le cycle dynamique et les performances globales permettent de jouer sereinement sans avoir l’impression de faire des compromis majeurs.
Le hop-up tient la route, la portée est cohérente et la possibilité d’installer rapidement un NPAS afin d’ajuster la puissance renforce encore la polyvalence de l’ensemble. On reste bien sûr sur une plateforme GBBR, avec tout ce que cela implique en termes de gestion du gaz et prise en compte de la météo mais l’expérience est ici suffisamment maîtrisée pour rester agréable, même dans des conditions moins idéales.
L’ergonomie typique de l’AKS74U ne fera pas changer d’avis ceux qui n’aiment pas la plateforme mais elle conserve ce charme brut et fonctionnel qui fait tout son intérêt.
La compacité, la crosse repliable et la prise en main directe en font une réplique efficace en jeu, même si certains choix, tels que l’absence de rail latéral ou un canon interne un peu long, pourront frustrer les amateurs de configurations plus modernes.Cela ne durera cependant qu’un instant, le démontage est rapide et beaucoup de pièces externes ne nécessitent pas ou très peu de modifications pour être installées. Disons que cette AK ne cherche pas à être autre chose que ce qu’elle est… et elle le fait très bien.
Au final, cet AVS74U coche presque toutes les cases pour les amateurs de GBBR et d’AK : belle, performante, plaisante à utiliser et relativement simple à entretenir. Son principal frein reste son tarif, aussi bien pour la réplique que pour ses chargeurs mais c’est le prix à payer pour accéder à ce niveau de finition et de sensations. Une chose est sûre : une fois en main, difficile de ne pas avoir envie d’enchaîner les chargeurs… même si votre portefeuille, lui, préférerait probablement rester en sécurité.
J’espère que cet article vous aidera à y voir plus clair et pourquoi pas, à déterminer si cet AK GBBR VFC est digne de rejoindre votre collection !
Pour me suivre sur les réseaux, soutenir mon travail et bénéficier de réductions, un seul lien : ICI !


-Superbe réplique d’AKS74U.
-Performances en sortie de boite.
-Recul massif.
-Facilité de démontage et d’entretien.
-Housse offerte.
-Possibilité de passer en short stroke.

-Le prix de la réplique et des chargeurs.
-Canon interne un peu trop long.
-Pas de rail latéral.
Posté le 9 avril 2026 par Dingchavez