Review EMG/Krytac Barrett REC7 Mk3 SBR

Prix constaté à sa sortie : 419$ (356€ au cours du jour) conseillé par Krytac, 439$ sur Evike USA, 520€ sur Evike Europe. Chargeurs : 30€.
13 mai 2026.
Cela fait un moment que je n’avais pas eu de réplique Krytac dans l’Antre. Avec la sortie de leur seconde génération, l’occasion m’a été donnée par Evike Europe de tester un modèle sous licence Barrett, fruit de la collaboration entre la division training de Kriss USA et l’équipementier airsoft Evike au travers d’EMG (Evike Manufacturing Group).
Disponible en plusieurs versions, j’ai eu la chance de pouvoir choisir celle qui me plaisait le plus et suis parti sur un modèle court (SBR) en gris tungstène.
Venez avec mois découvrir ce qui se cache derrière ce Barrett REC7 Mk3 SBR !
Je vous invite avant-tout à voir ou revoir la vidéo de présentation :

Il s’agit d’une réplique du Barrett REC7 Mk3 SBR.

La boite en carton est assez sobre. Seul le logo Barrett y est apposé.

L’intérieur est organisé comme une réplique Krytac classique. La documentation est stockée dans une pochette scotchée au couvercle tandis que le reste est bien protégé par une plaque de mousse compacte.

On y trouve :
-La réplique du REC7 Mk3 SBR. Elle est fabriquée en aluminium et en polymère renforcé. Elle mesure entre 722 et 804 mm pour une masse de 2600 grammes.
-Un chargeur mid cap pouvant emporter 150 billes (BB).
-Une tige de nettoyage.
-Une paire d’organes de visée.
-Une portion de rail Picatinny.
-Un adaptateur DEANS vers mini Tamiya.
-Un autocollant.
-Le manuel d’utilisation.


La gamme est composée de 6 variantes : un modèle long « carbine » et un modèle court « SBR » qui existent en noir, FDE et Tungsten grey.
Ici j’ai un exemplaire SBR gris tungstène.
Le corps et le garde main sont en aluminium. Le garde-main est en aluminium T6 usiné par CNC et le corps est en aluminium moulé de qualité aéronautique. Le revêtement anodisé gris est du plus bel effet.
Crosse et poignée pistolet sont en polymère renforcé.
Les contrôles type AR15 permettent une bonne prise en main et une bonne opération de cette réplique.

EMG exploite la licence Barret, on a donc les marquages de l’armurier américain. La profondeur et la quatilé des gravures sont inégales. Autant le REC7 Cal.multi est bien défini, autant les marquages Barrett sont peu profonds par endroit. Notez la présence de l’autocollant Krytac entre le receveur inférieur et le receveur supérieur.
On voit également que le numéro de série a été gravé au laser après coup.

Le logo Barrett gravé sur le garde-main est également peu profond.

Le drapeau des USA est gravé sur le côté gauche du garde-main.

Des marquages « airsoft only » ainsi que le logo MLOK complètent le tout.


Les marquages airsoft sont eux placés sur le côté droit du puits de chargeur.

Les marquage de forge prennent place sur le receveur supérieur. Ici, C AF veut dire « Colt / Alcoa Forge ». Donc un receveur forgé chez Alcoa et usiné chez colt. Il est peu probable que ces marquages prennent place sur un vrai Barrett.

Enfin, un discret marquage CE est présent près du bouton d’éjection du chargeur.

Les différentes positions du sélecteur de tir sont identifiées par des pictogrammes (SAFE-SEMI-AUTO). Le sélecteur de tir est ambidextre. La palette est plus longue du côté gauche que du côté droit.

Contrairement au vrai REC7 qui reçoit des garnitures Magpul, cette réplique est équipée d’une crosse et d’une poignée pistolet Krytac.

La crosse coulisse sur le tube et les 6 positions possibles permettent d’adapter la longueur à votre morphologie.

Une fente et des emplacements quick detach (QD) permettent l’installation de sangles.

La plaque de couche est couverte d’un revêtement en caoutchouc.
Elle peut être ôtée en pressent deux boutons latéraux. Cela permet d’accéder à la connectique et d’installer une batterie.
D’origine, ce Barrett est câblé en Deans large et reçoit également un porte-fusible.

Une plaque en acier permet de fixer une sangle du côté droit ou gauche.

La poignée pistolet Trident est confortable. Sa texture n’est pas agressive.

Le pontet est évidé.

Il offre un bon espace pour pouvoir tirer avec ces gants et protège une queue de détente droite ajustable produite sous licence du manufacturier texan CMC.

La vis intégrée permet de modifier la course de la queue de détente. ATTENTION : si vous vissez trop, la réplique peut tirer toute seule.

La poignée de chargement est on ne peut plus classique. La tirer fait reculer le faux ensemble mobile (bolt carrier) et le bloque en arrière.

Cela ouvre également la trappe cache-poussière en plastique ornée du logo Barrett.

On peut lors ajuster le hop-up via une molette radiale crantée et numérotée.

Un simple appui sur l’arrêtoir de l’ensemble mobile (bolt release) permet de relâcher le BC.

Le bouton d’éjection du chargeur est également un modèle classique. La fiche produit évoque un bouton ambidextre, je cherche encore…

Je l’ai mentionné plus haut, le garde-main de 9.5 pouces est en aluminium T6 usiné par CNC et protégé par une anodisation dure.
Il est équipé d’un rail Picatinny sur le dessus et de ports MLOK à 3, 6 et 9 heures. Les autres faces sont usinées pour ôter un peu de matière et alléger l’ensemble.

Des repères sont gravés afin de repérer la position de vos optiques et accessoires.

Le compensateur en acier est vissé sur le canon externe via un filetage au pas de 14mm antihoraire (CCW).

Le logo Barrett y figure.

ATTENTION : avant de tenter de le démonter, dévissez la petite vis d’arrêt (grub screw).

Le canon interne ne dépasse pas, ce qui permet d’installer des traceurs et autres accessoires compatibles.


Les organes de visée Kriss sont en polymère. Ce sont des modèles rabattables (flip-up) qui se placent sur le rail supérieur.
Le guidon est ajustable en hauteur à l’aide d’une molette.
La hausse dispose de deux œilletons de diamètre différent et peut être ajustée en dérive.


Le chargeur mid-cap 150 billes est en polymère renforcé.
Une fenêtre transparente permet de voir une partie des 30 premières billes.



Une légère texture améliore al prise en main et le logo Krytac y est présent.

Le talon est marqué du Kraken. il peut être ôté pour sortir l’interne du chargeur.

En cas de bourrage on peut ôter le ressort et la planchette élévatrice.

On aperçoit l’emplacement d’un système limitant le chargeur à 30 billes mais il n’est pas installé.


Le démontage est identique à la plupart des AR15 électriques. Chassez la goupille avant pour pouvoir séparer la réplique en deux.
Elle est verrouillée par une vis.

On peut alors retirer l’ensemble canon interne/bloc hop-up par l’arrière.

Le bloc est en plastique translucide. Une molette d’ajustement crantée et numérotée assure un réglage précis du hop-up.

La patte d’appui vient appuyer sur un nub guidé qui assure un mouvement type « top dead center » (TC). L’appui est large et plat.

Le joint fait un peu penser à une copie de Maple Leaf super macaron. Son bourrelet est de forme triangulaire.

Le canon en laiton mesure 280mm pour un diamètre intérieur de 6.03mm. Un joint torique situé sur l’avant permet de le centrer dans le canon externe.

Si vous souhaitez démonter le garde-main, il est maintenu par deux grosses vis.

Cela permet d’accéder au faux emprunt des gaz et à l’écrou de canon (barrel nut).

Déposer la crosse se fait facilement en ôtant une vis cruciforme.

Malheur ! Krytac n’a pas modifié ses corps pour permettre un changement de ressort sans ôter la gearbox ! c’est LE gros point négatif de cette réplique.

Déposons le capot de la poignée moteur. La vis d’ajustement y trône.

Krytac utilise un moteur high torque à aimants néodymes collés (bonded).

Démontons la poignée pistolet. Il suffit de défaire deux vis.

Préparons la sortie de la gearbox en déposant la goupille arrière.

Il faut dévisser la palette de sélecteur du côté gauche.

Un détrompeur permet de tout réassembler dans l’axe, à condition que vous ayez le bon alignement de l’engrenage ! Nous y viendrons plus tard.

Otons à présent le bouton d’éjection du chargeur. Il est maintenu par une vis.

L’arrêtoir de l’ensemble mobile se retire aisément.

Chassons la dernière goupille…

…puis orientez le sélecteur à 45° et retirez la gearbox.


La gearbox V2 Nautilus est le dernier modèle en date. Il est désormais compatible avec les systèmes électroniques type Gate ou Perun.

Otons l’engrenage du sélecteur côté droit. S’il est tombé tout seul lorsque vous avez ôté la gearbox, il y a un repère permettant de le remettre en bonne position. Ce repère correspond à la position SEMI.

Cela positionne le sélecteur comme ceci sur le côté gauche :

Dévissons le petit engrenage pour pouvoir séparer les deux carters de la gearbox plus tard.



Otons le ressort et son guide pour enlever la pression dans le gearbox. Poussez et imprimez un quart de tour. Maintenez bien le tout pour éviter que cela saute.

Le guide en métal est pourvu d’une butée à billes (thrust ball bearing).

Nous pouvons défaire les vis de carter.

Il peut être nécessaire d’enlever la pièce de verrouillage du BC.
Elle est vissée de l’autre côté.

On peut enfin ouvrir la gearbox.

Les engrenages étaient plutôt bien calés par des rondelles (shims) en laiton. Ils prennent place sur des roulements de 8mm.
On cherche un peu la lubrification mais elle est bien présente.

Ce Barrett est équipé d’un ETU commandé par un interrupteur de queue de détente et des interrupteurs de sélecteur de tir. Le profil interne de la queue de détente est standard, c’est un plus si vous souhaitez la remplacer.

Déposons la partie pneumatique. l’étanchéité était excellents sur mon exemplaire.

Le piston en polymère renforcé est allégé. La crémaillère est en acier. Elle comporte 14 dents + la dent d’engagement. Notez sa forme, chaque dent est reliée à une barre latérale.

La tête de piston est en plastique, elle est ventilée.

Le cylindre en laiton est ouvert sur le côté pour limiter le volume d’air.

La tête de cylindre est en plastique, le support de nozzle est en laiton.

Le tappet plate est en plastique également. L’avant est renforcé pour éviter les déformations;

Le nozzle en plastique dispose d’un joint torique. Il mesure 21.13mm.

Une cale en plastique limite les mouvements latéraux de l’anti-retour.

Comme vous pouvez le voir, le graissage est effectué avec parcimonie mais n’est pas absent. On aperçoit les capteurs du sector gear sur la plaque de l’ETU. Cela permet de contrôler le cycle. La fiche produit mentionne un active braking « partiel », peut-être pour préserver le moteur…

Les engrenages sont en acier. Le spur et le sector gear semblent être en acier usiné par CNC alors que le bevel gear semble être en acier fritté…
Le sector gear est équipé d’un retardateur (delayer) directement usiné.

l’ECU (electronic control unit) V3 Krytac.
Rien n’est programmable mais on a une détection de cycle par capteur optique, un active braking partiel (je ne sais pas ce que ça implique, ça fait des cycles « presque » complets ? ^^) , une protection de basse tension batterie et une protection contre la casse des engrenages.
J’apprécie cependant qu’au contraire des ETU EAGLE, ATM et autres variantes similaires, la queue de détente reste un modèle standard. Cela permet de la remplacer en fonction de vos envies.


Le fait que l’on puisse ajuster la course de la queue de détente est un plus car le tir est déclenché non pas par des capteurs optiques mais par un petit interrupteur.

Le selector plate est spécifique, il intègre de petits crans qui délimitent les positions du sélecteur de tir.

J’ai été surpris de voir qu’un ressort prend place sur l’un des axes du spur gear, une sorte d’auto-calage « à la VFC » d’il y a longtemps. Remarquez, je dis cela mais cela fait des années que je n’ai pas démonté un AEG de chez VFC !

Bonne surprise, l’angle d’engagement du sector gear sur le piston (AoE) est très bon.

Après un bon nettoyage et une lubrification adaptée, on peut tout assembler.




-Chronographe
-Batterie LiPo 11.1V 1450 mAh.
-Billes bio 0.20g et 0.30g ASG Open Blaster.
Avec 1.26 joules (367 FPS @ 0.20g) et 21.5 billes par seconde, la réplique de test est un tout petit peu trop puissante pour être exploitée en full sur la plupart des terrains français (limité à 1.13 joules en full). Si vous passez en bille plus lourde il n’y aura pas de joule creep, au contraire ! A la bille 0.30g je suis passé à une moyenne de 1.13 joules, je pourrais donc en théorie exploiter les rafales… Les écarts de vélocité sont variables mais globalement cela reste plutôt stable.
De base, la course de la queue de détente est très longue, on peut l’ajuster à note convenance grâce à la vis dont nous avons parlé plus haut. ATTENTION : ne serrez pas trop la vis, au risque de déclencher le tir involontairement. Le hop-up est efficace et même ici en sortie de boite, je n’ai pas peiné à toucher une cible à 45 mètres. Les trajectoires sont stables, pas comme le tireur ^^.
Au niveau de la réactivité, ce Barrett est conforme à ce à quoi l’on peut s’attendre d’une réplique équipée d’un contacteur de queue de détente et d’un moteur high-torque. on peut enchainer les tirs sans avoir peur d’un blocage mécanique.
je vous laisse revoir tout cela en vidéo :

Au terme de ce test, ce Barrett REC7 Mk3 SBR signé EMG et Krytac confirme une chose assez simple : Krytac maîtrise toujours son sujet lorsqu’il s’agit de proposer une plateforme immédiatement exploitable et mécaniquement cohérente.
La qualité de fabrication générale inspire confiance, les performances en sortie de boîte sont au rendez-vous et l’ensemble bénéficie d’une conception sérieuse qui permet de profiter pleinement de la réplique sans ressentir le besoin irrépressible de sortir tournevis, graisse silicone et catalogue de pièces détachées dès les premières minutes…
Le bloc hop-up fait efficacement le travail, l’interne est sain, l’électronique va à l’essentiel sans se perdre dans des fonctions gadgets et la réactivité générale place ce REC7 dans ce que l’on est en droit d’attendre d’une réplique premium moderne.
On apprécie également certains choix techniques pertinents qui montrent qu’au-delà de la licence Barrett, il y a une vraie volonté de proposer un produit performant et crédible.
Malheureusement, tout n’est pas aussi irréprochable qu’on aurait pu l’espérer. Au tarif imposant proposé en Europe (une constante avec les importations Krytac…), l’absence de changement rapide de ressort sans extraction de gearbox fait figure d’anomalie, presque de tradition ancestrale jalousement préservée par les anciens de chez Krytac !
Quelques marquages manquent de relief et l’absence des équipements Magpul du modèle réel laisse un léger goût d’inachevé mais il semblerait que le fabricant de pièces américain ne soit toujours pas disposé à délivrer une licence pour l’airsoft…
Reste qu’en dépit de ces réserves, ce REC7 Mk3 SBR demeure une excellente réplique pour qui recherche une plateforme AR premium prête à performer sans exiger de chirurgie mécanique immédiate. Un très bon cru, à condition d’avoir un portefeuille aussi musclé qu’un Mastodonte portant ses deux Gatling à bout de bras ! A vous de voir si une variante de ce REC7 Mk3 peut fièrement figurer dans votre collection. J’espère que cet article vous permettra de répondre à cette question.
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-Qualité des matériaux.
-Performances en sortie de boite.
-Bloc hop-up TDC et joint efficace.
-Electronique simple mais efficace.
-Queue de détente ajustable.

-Prix bien trop élevé en Europe.
-Pas de fournitures Magpul comme sur le vrai Barret REC 7.
-Dépose de la gearbox nécessaire pour remplacer le ressort.
-Marquages Barrett peu profonds.
Posté le 13 mai 2026 par Dingchavez