Review Cybergun Colt M4 Long Keymod

 

 

05 avril 2017

 

Il y a déjà 8 mois sortait le Colt M4 Keymod de chez Cybergun. Une version « moderne » qui répondait à la « hype » du moment : le système d’attache Keymod (ou keymode).

A l’époque, Cybergun m’envoyait quasiment toutes les nouveauté et je pouvais donc vous tenir au courant de la qualité des sorties.

Voyons donc ce qui se cache sous la carapace en alliage de cette réplique de fusil d’assaut emblématique.

Un rappel en vidéo :


Allez donc faire un tour du côté de chez Colt

Et ICI pour le Keymod.

 

La boite en carton reprend le design classique des distributions Cybergun : une photo de la réplique, les caractéristiques techniques et le logo de la licence.

 

A l’intérieur un petit effort a été fait. En effet, le polystyrène maintenant la réplique est recouvert de carton noir brillant. Deux blocs de polystyrène permettent de caler le tout pour éviter tout mouvement lors du transport.

Le moins que l’on puisse dire c’est que cette boite est bien remplie :

-La réplique, en alliage et ABS. Elle pèse 2.680 kg pour une longueur comprise 80.5entre et 86.5cm.

-Deux chargeurs Hi-cap pouvant emporter chacun 350 billes.

-Un chargeur de batterie.

-Une batterie NiMh 8.4V 1100mAh.

-Une clé Allen.

-Une tige de nettoyage.

-Un manuel succinct.

 

 

Il s’agit ici de la version Long Keymod. Il existe une version courte si cela correspond mieux à votre façon de jouer.

 

Les marquages « officiels » Colt sont gravés au laser sur le corps de la réplique. Notez le calibre correspondant à nos billes et non pas au calibre réel.

 

Le sélecteur de tir à 3 positions. Ses crans sont marqués mais attention à ne pas le faire glisser d’une position à l’autre sans le faire exprès.

 

Du côté droit on peut voir les positions avec un petit cran, malheureusement le cran n’est pas mobile.

 

Le levier d’armement est un modèle on ne peut plus classique.

 

Tirez dessus et vous ouvrirez la trappe cache-poussière. Remarquez l’absence de fausse culasse et le bloc hop-up.

 

Clou de cette réplique, le long rail Keymod usiné numériquement. Contrairement à certaines marques, Cybergun propose ici 3 petits rails Picatinny que l’on peut changer de position.

 

Profitons-en pour jeter un œil au cache-flamme. Il s’agit d’un modèle sans fioritures monté sur le canon externe par le biais d’un filetage 14mm antihoraire. Attention avant de le dévisser, il y a une petite vis hexagonale à enlever.

 

Si vous voulez démonter le rail, il ne tient que par l’intermédiaire de deux vis.

 

Un anneau de sangle ambidextre est monté sur le tube de crosse.

 

Et la crosse est un modèle « crane » avec un talon en caoutchouc.

 

Elle peut être réglée sur 6 positions en fonction de votre morphologie.

 

Et la plaque de couche peut être démontée pour insérer une batterie dans la crosse. Notez la connectique Tamiya mini et le porte-fusible.

 

La poignée pistolet est un modèle classique.

 

 

 

 

Ce M4 est équipé d’organes de visée pliables.

A l’avant, le guidon dispose d’un cran de mire réglable en hauteur grâce à une molette.

 

A l’arrière, l’œilleton est réglable en hauteur et en dérive. Notez les traces de gras inhérentes au stockage.

 

La visée est relativement agréable.

 

Rien de révolutionnaire : deux chargeurs hi-cap avec une coque en métal. Attention, le puits de chargeur de ces répliques ont le syndrome « Cyma », il est un peu étroit et il faut faire attention à la marque de chargeur que l’on souhaite utiliser (je vous renvoie à la vidéo de présentation !).

 

Pour accéder au canon interne et au hop-up il suffit simplement d’enlever la goupille avant, elle est retenue par une vis.

 

Puis faites glisser le receveur supérieur vers l’avant.

 

Le canon sort vers l’arrière.

 

Le bloc hop-up est en métal. Il n’est pas d’une qualité exceptionnelle mais semble faire son travail.

 

Oups, le joint « BAX » est un modèle en W. D’expérience je n’ai jamais eu de très bons résultats avec ce genre de joints mais attendons les tests de tir !

 

Le canon en laiton mesure 392mm et son diamètre est de 6.95mm.

 

Oui, vous avez déjà vu ces vis ! Il est temps de les enlever !

 

Et hop, le rail peut glisser vers l’avant. On constate qu’il n’y a pas de bloc d’emprunt des gaz ni de tube sur cette réplique.

 

Place à la suite. Ici on peut voir que la réplique est fabriquée en Chine. Démontons la plaque moteur.

 

Aucune indication sur le moteur concernant son type, mais il est vraiment léger et les aimants ne sont pas très puissants.

 

A l’aide d’un long tournevis cruciforme, ôtez la vis qui maintient le tube de crosse.

 

Lors du remontage n’oubliez pas l’anneau attache sangle !

 

Pour pouvoir retirer la gearbox du receveur inférieur, ôtez la goupille arrière, puis l’arrêtoir de culasse (car il empêche de dévisser l’arrêtoir de chargeur).

 

 

N’oubliez pas la petite goupille !

 

Ici on peut voir qu’une pièce en plastique permet de caler la gearbox dans le receveur supérieur, n’oubliez pas de la faire glisser vers l’arrière après avoir déposé la gearbox.

 

Pour remonter, suivez les étapes à l’inverse.

 

Bon, je vous avoue que rien qu’en regardant le nozzle et le piston je sais déjà ce que je vais trouver là-dedans… C’est parti pour le démontage de cette gearbox V2.

 

Ici on peut voir les bushings en métal.

 

Attention à ne pas mélanger les vis du tour de gearbox lorsque vous démontez.

 

Prenez garde, le guide de ressort peut sauter lors du démontage, portez des lunettes de protection.

 

Miam, du bon gras de chez Cyma !

 

De la graisse partout, s’il vous prend l’envie de faire des frites c’est le moment ! Par contre les engrenages étaient plutôt bien calés !

 

Le ressort est monté sur un guide en plastique équipé d’une simple rondelle.

 

Le piston ne dispose que d’une dent en acier. La tête est toute simple. L’étanchéité était bonne.

 

Ici le cylindre en laiton et la tête de cylindre basique qui ne demande qu’à glisser de son emplacement.

 

Le nozzle et le tappet plate sont en plastique transparent qui n’inspire pas vraiment confiance…

 

Les engrenages sont en acier. Remarquez le graissage façon « Cyma&co » : à la truelle ! Ah bon, je l’ai déjà dit ?

 

Miam miam ! Ici on peut voir encore du gras, ainsi que le contacteur de détente mécanique.

 

Et voilà, il ne vous reste plus qu’à nettoyer tout ça, puis à lubrifier avec modération !

 

Pas d’éclaté dans la boite.

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Billes 0.20g bio Kalashnikov (Cybergun) et 0.25g bio G&G

-Batterie NiMh 8.4V 1100 mAh

Bonne nouvelle, la réplique n’est pas trop puissante. Avec 311 FPS de moyenne sur 10 billes, vous pourrez aller jouer n’importe où, d’autant plus que j’ai été agréablement surpris par les performances de ce M4 (comme quoi, gnagnagna joint hop-up en W gnagnagna, pas convaincu gnagnagna… Il faut TOUJOURS tester !).

Le groupement est plutôt bon et si on enlève quelques billes folles dues au joint non rodé, il est facilement possible de toucher une cible à 35m et la bille a encore assez d’énergie pour taper à 45 mètres.

Avec 11.5 billes par seconde, la cadence de tir est satisfaisante avec la batterie d’origine. Utiliser une batterie LiPo de bonne qualité vous fera gagner en cadence mais vous fera peut-être perdre en fiabilité.

Lors de mes tests j’ai néanmoins rencontré quelques problèmes d’approvisionnement en billes en utilisant l’un des chargeurs hi-cap fourni avec la réplique. Je devais systématiquement maintenir le chargeur plaqué au puits pour que les billes remontent…

 

Je vous laisse voir ce que ça donne en vidéo :

 

On me pose souvent la question de savoir quelle réplique est adéquate et bon marché pour débuter l’airsoft, tout en ayant un corps en alliage. Et bien avec ce M4 keymod, Cybergun propose exactement ce que vous recherchez pour bien moins de 300€. Que vous aimiez les versions courtes ou longues, cette version certainement estampillée Cyma ou assimilé et sous licence Colt s’avère un choix cohérent si l’on considère que la réplique est garantie 5 ans.

Certes, si votre truc c’est de brancher une batterie 11.1 v 2500mAh au cul de votre réplique pour avoir 40 billes/seconde, la mécanique ne tiendra pas longtemps. Mais un joueur débutant désireux de ne pas casser son CODEVI tout en ayant une certaine « qualité » de fabrication globale y trouvera certainement son compte.

J’aimerais simplement que Cyma ( déduction personnelle) se mette ENFIN à faire des puits de chargeur standardisés avec la concurrence afin que nous n’ayons plus à nous préoccuper de quelle marque de mid-cap choisir…

 

-Look sympa.

-Finition correcte.

-Puissance correcte en sortie de boite.

-Pack complet.

 

-Interne basique.

-Misfeed sur le modèle testé si on ne tient pas le chargeur hi-cap.

-Compatibilité limitée avec les chargeurs du marché.