Review Amoeba Pro Octarms 9″

 

12 avril 2017

L’été dernier je profitais d’un passage dans l’est de la France pour visiter mon ami Olivier de la boutique Airsoft&co. Il venait tout juste de recevoir les dernières Amoeba Pro de chez Ares et j’ai donc craqué pour un modèle 9 pouces en beige. Si la vidéo était sortie rapidement, j’ai un peu traîné la patte pour vous proposer la review écrite.

Il est donc temps de s’y mettre, c’est parti mon kiki, comme on disait dans les années 80 !

 

Un rappel en vidéo :

 

Cette réplique s’inspire du Colt AR-15.

 

La boite assez classe reprend un visuel de la réplique. On peut également voir les 6 modèles de rails existant.

 

A l’intérieur, tout est calé dans une coque en carton mâché.

 

Le contenu de la boite est assez vite passé en revue :

-La réplique. En alliage et polymère, cette version 9″ mesure entre 70.5 et 79 cm et pèse 2.27kg.

-Un chargeur Hi-cap pouvant contenir 300 billes.

-Un manuel d’utilisation.

-Une tige de nettoyage.

 

 

 

L’Amoeba Pro ne peut pas renier son  design inspiré de l’ AR-15, mais le mélange des couleurs ainsi que les choix géométriques du receveur supérieur sont assez agréables.

Les contrôles sont accessibles et la prise en main est facile.

 

La carcasse est en alliage peint en noir. Pas de marquages autres que ceux du sélecteur de tir sur cette Amoeba… Celui-ci n’est pas ambidextre.

 

La poignée pistolet bicolore est très agréable. Les parties noires sont caoutchouteuses et améliorent la prise en mains.

 

Le pontet élargi protège une queue de détente droite assez basique mais efficace.

 

Sur cette vue, on voit mieux le repose-doigt du pontet.

L’arrêtoir de culasse est fonctionnel.

 

Tirez le levier d’armement pour ouvrir la trappe cache-poussière et faire reculer le faux ensemble mobile jusqu’à ce qu’il se bloque. Cela donne accès à la molette de réglage du hop-up.

 

Ici on peut voir un numéro de série sur le receveur supérieur.

 

Clou de la réplique, le garde-main Octarms équipé du système keymod. Il est flottant, c’est à dire qu’il ne touche pas le canon externe. Il est maintenu au corps de la réplique par un gros écrou de canon et de petites vis Allen.

 

La partie supérieure du rail comme du receveur sont au standard Picatinny.

 

Les côtés et la partie inférieure sont au standard keymod.

 

Le canon externe se termine par un cache-flamme type Surefire. Le filetage utilisé est en 14mm horaire, ne vous faites pas avoir !

 

Un anneau de sangle Quick Detach (QD) est fourni avec la réplique. Il permet aux droitiers comme aux gauchers d’utiliser une sangle 1 point.

 

La crosse Amoeba est montée sur un tube à 5 positions. La plaque de couche est en caoutchouc.

 

La batterie se place dans le tube de crosse. L’Amoeba Pro peut sans problème encaisser les LiPo 11.1V.

 

 

 

 

Les organes de visée rabattables en plastique peuvent êtres enlevés du rail supérieur si vous le souhaitez.

A l’avant, le guidon peut être ajusté en hauteur grâce à une molette.

 

A l’arrière, l’œilleton est ajustable en dérive. Vous avez également le choix entre deux diamètres de « peep sight ».

 

Au final la visée est claire mais la plupart des joueurs préfèrent monter des organes de visée type point rouge.

 

 

 

Le chargeur Hi-cap peut emporter 300 billes. C’est un modèle basique avec une coque externe en métal.

 

 

Ici la trappe de remplissage.

 

Et là, la molette de tension du ressort.

 

 

 

L’Amoeba Pro est équipée d’un changement de ressort rapide. J’ai donc voulu voir s’il était possible de changer le ressort sans rien démonter.

J’ai donc dévissé la cale du guide de ressort à l’aide d’un long tournevis plat.

 

Puis j’ai tenté de retirer le guide en utilisant une rallonge équipée d’un embout adapté.

 

J’ai effectivement réussi à retirer le guide de ressort, mais le ressort lui-même reste bloqué dans le tube de crosse à cause du câblage…

 

Il faut donc obligatoirement déposer le tube de crosse, heureusement c’est très rapide. Dévissez l’écrou de blocage avec la clé adaptée.

 

Puis dévissez le tube de crosse en faisant attention à ne pas endommager les câbles.

 

Dans l’idéal vous arriverez dans cette configuration et n’aurez qu’à dévisser la vis de blocage et tourner le guide de ressort de 90°.

 

 

Pour accéder au canon interne, il faut maintenant ôter la goupille avant située sur le receveur.

 

Puis faire glisser le receveur supérieur vers l’avant.

 

Et voilà ! Le canon interne et le bloc hop-up.

 

Le joint d’origine est très souple et dans mon cas assez mal moulé. J’ai préféré le remplacer par un joint vert de chez G&G.

 

Le canon en laiton mesure 250mm pour un diamètre de 6.05mm.

 

Avant de pouvoir déposer la gearbox, vous allez devoir vous occuper de la poignée pistolet.

 

Deux vis retiennent la plaque moteur. Notez la grosse vis de réglage au centre.

 

Aucune indication concernant les caractéristiques du moteur…

 

4 vis plus tard, la poignée est déposée !

 

Pour terminer d’enlever la gearbox du receveur inférieur, démontez l’arrêtoir de culasse…

 

…puis l’arrêtoir de chargeur…

 

…et enfin la goupille de détente et la goupille arrière.

 

On peut alors faire sortir la gearbox de son emplacement.

 

Attention à la pièce qui sert à bloquer la fausse culasse en arrière, elle va partir en même temps.

 

Sachez qu’elle se positionne comme ceci pour le remontage.

 

Et voilà ! Rassurez-vous, vous ne devriez pas souvent en arriver à ce point ! Pour le remontage, procédez de manière inverse. Intéressons-nous à la gearbox…

 

Il s’agit d’une gearbox V2 EFCS (Electronic Firing Control System) spécifique à la marque. Elle est équipée d’électronique embarquée comme l’attestent les composants que vous pouvez voir.

 

Si vous n’avez pas encore regardé la vidéo de présentation, c’est le moment! Je vous explique comment programmer la réplique à l’aide du boitier vendu séparément.

 

Comme souvent, Ares a choisi de monter l’engrenage moteur (bevel gear) sur roulement et les deux autres engrenages (spur gear et sector gear) sur bushing.

 

Avant de pouvoir ouvrir la gearbox, il faudra déposer le composant électronique. Il tient à l’aide de 4 petites vis et il faut ensuite tirer doucement vers le haut.

 

Ce composant contient le capteur de position du sector gear. On peut déjà voir le micro-contact de détente.

 

On peut désormais enlever les vis de tour de boite. Si vous n’avez toujours pas enlevé le ressort, c’est le moment, ça vous évitera d’ouvrir une gearbox en tension !

 

Et voici les entrailles de l’Amoeba Pro !

 

Les engrenages étaient bien calés. Ils sont en acier fritté. Notez le gros « delayer » en plastique bleu sur le sector gear.

 

La queue de détente n’est retenue que par un fin ressort. Si vous souhaitez une course de détente plus courte, vous pouvez coller une petite cale.

 

L’étanchéité de la partie pneumatique était inexistante, j’ai donc tendu le joint torique de la tête de piston.

Le piston est équipé d’une crémaillère en acier dont la dernière dent à été tronquée. La tête de piston est en polymère de bonne qualité.

 

Le cylindre est chromé. C’est un modèle plein. La tête de cylindre en polymère est bien fixée dessus. Le nozzle coulisse parfaitement.

 

La lubrification d’usine est bonne mais n’hésitez pas à nettoyer puis lubrifier à nouveau. Remarquez l’espèce de caoutchouc gris clair qui n’est pas très bien plaqué sur la plaque de composants.

La détente hyper simple et le tappet plate.

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Billes 0.20g Bio G&G et 0.25g bio TK.

-Batterie LiPo 7.4V 1600mAh et LiPo 11.1V 1300mAh

 

Côté chrony, on est à 366 FPS de moyenne. Un poil trop pour que la plupart des associations vous autorisent à jouer en rafale, mais changer le ressort prend maximum 5 minutes.

La cadence de tir n’est pas exceptionnelle en 7.4V avec 11.4 billes par seconde. C’est un peu mieux en 11.1V avec 15.6 billes par seconde, mais je soupçonne le moteur d’origine d’être un peu aux fraises…

Les trajectoires ne sont pas terribles, le joint est souple mais le hop-up semble peiner à lever de la bille 0.25g. Après un changement de joint, tout est heureusement rentré dans l’ordre…

Cela dit, toucher un adversaire à 35 mètre sera un jeu d’enfant si vous n’avez pas la tremblotte !

La réactivité est supérieure à un AEG classique, merci au contacteur de détente ! La possibilité de programmer le burst ou la protection de batterie est un plus non négligeable.

 

Je vous laisse voir ça en vidéo :

 

Ares nous surprend une fois de plus avec cette gamme Amoeba Pro. Certes plus chère que les Amoeba classiques, on a ici un corps en alliage, un rail également en métal et toutes les fonctionnalités de la gearbox Ares.

Les 12 modèles différents (6 en noir, 6 en beige et noir) permettent à chacun de trouver son bonheur pour peu que l’on soit sensible au style AR-15.

Le système de changement de ressort rapide n’oblige pas à déposer la gearbox, c’est un plus. Par contre prévoyez certainement un joint de hop-up performant et pourquoi pas un contrôle d’étanchéité. Mais après tout, si ça passe au chrony, pourquoi s’embêter ?

De nombreux joueurs ont acheté la gearbox Amoeba pour la mettre dans leur M4. Ici, il suffit simplement d’acheter le tout en une seule fois !

J’espère que cette review vous permettra d’y voir plus clair et de faire votre choix.

 

 

 

-Bonnes finitions.

-Look sympa.

-Gearbox avec MOSFET programmable.

-Système de changement de ressort rapide sans ôter la gearbox du corps de la réplique.

 

 

-Le prix du boitier de programmation.

-Câble d’alimentation qui gène le changement de ressort sans démonter le tube de crosse.

-Performances de tir variables.

-Etanchéité à vérifier.