Review Cybergun Glock 17 GEN3 Inokatsu Certified

 

 

1er septembre 2017.

 

Il y a des fois où l’homme perd la raison, ou il oublie qu’il pratique un loisir censé le détendre, une échappatoire qui l’emmène loin des soucis du quotidien…

Il y a des fois où la modernité des réseaux sociaux fait tribune à des personnes qui n’existent qu’au travers de leur volonté de râler ou de répandre des infos inexacte, juste parce que « ça fait classe de se plaindre »…

Dans l’Antre, on s’en fiche ! On prend une réplique, on tire avec, on la démonte. D’où qu’elle vienne, quel que soit son prix. Et puis je vous dis ce que j’en pense, loin de vouloir imposer quoi que ce soit à qui que ce soit comme certains aiment le faire sur les groupes ou les fora dédiés à l’airsoft, persuadés qu’il sont d’avoir la parole divine sans même avoir jamais approché une réplique, une pièce de gear ou même fréquenté un terrain…

Et là, on touche le nirvana du « je gueule pour rien » avec ce tout premier Glock proposé sous licence. Oui, le premier Glock OFFICIEL de l’histoire de notre loisir.

Il en a fallu du temps, des négociations, de l’énergie, pour voir se concrétiser ce projet. Et le fait que Cybergun soit l’instigateur de tout cela représente peut-être l’affront le plus odieux pour ceux qui râlent. Prenez la même réplique, mettez-lui un logo KSC, Marui ou tout simplement VFC, et vous verrez les mêmes personnes se pâmer devant la réplique et vous expliquer comment elle est belle, performante, bien finie ! Autant lorsque Cybergun a annoncé son Glock ça a râlé, autant lorsque Umarex a annoncé la licence « Monde sauf France », certains se sont vaillamment tripoté le chmilblick…

Qu’on le veuille ou non, cette réplique de Glock 17, seulement commercialisée pour le marché français, est la seule dans notre pays à ne pas être considérée comme étant une contrefaçon par Glock. Autant s’y habituer et s’y intéresser, car c’est tous ensemble que nous pouvons faire avancer les choses.

Oui, mon intro à un air de conclusion, mais j’ai lu et entendu tellement de conneries concernant cette réplique depuis 15 jours (made in Japan, repack, modèle KJW, culasse acier, marquages peints en blanc etc.) que j’en suis venu à déserter certains groupes, sujets ou discussions où s’enchainaient une surenchère de billevesées ayant trait à cette production VFC, oui, VFC. Mais Inokatsu alors ? Viol ? Usurpations ? Tromperie?

Que nenni les amis, si demain Porsche était racheté par Renault et que les Twingo-system Porsche (ah, les Ibizas !!!) voyaient le jour, personne n’aurait à y redire. Là c’est pareil, Cybergun a acheté Inokatsu il y a des années et se sert de ce « label qualité » pour proposer ce premier modèle de Glock.

Mais il nous gonfle avec ses états d’âme le Dingo ! Oui, suivez-moi, je vous emmène faire le tour de cette réplique déjà « culte » sans le vouloir. J’espère apporter quelques réponses à vos questions, pour que vous puissiez vous faire votre propre idée, même négative, et non pas rester sur celle de GuguleWariiorrr24 qui rage sur Facebook sans avoir approché la réplique…

 

Je vous laisse voir la vidéo de découverte avant toute chose:

 

 

Je vous invite à visiter directement le site du fabricant ICI.

L’article Wikipedia en Anglais est également une bonne source d’informations.

 

 

 

La réplique est livrée dans une mallette Glock identique à celle fournie lors de l’achat d’une arme de la marque. La seule différence vient du carton qui l’entoure.

 

Le dos du carton comporte toutes les informations légales ainsi que la mention de la licence officielle autorisée pour la France et ses territoires SEULEMENT. Espérons que cela évolue par la suite…

 

A l’intérieur tout est maintenu entre deux couches de mousse alvéolée et la réplique est emballée dans un sachet plastique.

Une fois le tout déballé, on trouve :

-La réplique. Fabriquée en ABS et aluminium, elle mesure 21 cm pour une masse de 710 grammes.

-Un chargeur CO² pouvant contenir 17 billes.

-Un certificat d’authenticité Inokatsu.

-Une clé Allen de 6mm.

-Un spacer permettant de tirer à vide.

 

 

 

 

 

Utilisez votre souris pour faire tourner la réplique.

 

 

Oui, c’est un Glock17 GEN3. Probablement celui qui a été le plus fabriqué, vendu, distribué. Logique qu’il soit le premier de la liste, mais rassurez-vous, les autres ne tarderont pas !

Un Glock, ça ne plait pas à tout le monde. C’est carré, un peu brut de fonderie et ce n’est pas vraiment fait pour faire du point au stand de tir. Mais pour nous autres joueurs, c’est souvent le premier choix de réplique de poing, d’où la multitude de modèles qui étaient disponibles à l’achat !

La glissière est en métal, le corps en polymère, ce fut une petite révolution au début des années 80!

Cependant, il est désormais dépassé par des productions modernes qui privilégient le confort du tireur, avec des contrôles ambidextres ou des détentes souples. Vivement la GEN5 ?

 

La glissière est usinée dans un bloc d’aluminium par une machine numérique . Elle est ensuite gravée puis anodisée. Ici après une vingtaine de passages dans mon holster, toujours pas de traces: pourvu que ça dure !

EDIT du 07 octobre 2017 : Après quelques parties, toujours pas d’usure sur la glissière, chouette !

 

Ce marquage est typique des Glocks produits aux USA. Choix étrange de la part de Glock, surtout pour une première distribution sur le marché français…

 

Le numéro de série est propre à chaque réplique. Il est gravé et fait apparaitre la couleur de l’aluminium. Les exemplaires numérotés de 0001 à 0100 seront vendus en coffret « collector » et accompagnés de goodies pour un prix supérieur de 100€ à cette version.

Remarquez également l’extracteur en alliage anodisé. C’est une pièce à part.

 

Les 100 premiers modèles ont été vendus en boite comportant des goodies Glock. Ils comportent un marquage supplémentaire.

 

 

A la place de l’autocollant « made in Taiwan » il n’y a aucun marquage.

 

Le canon externe ne comporte que le marquage du calibre réel. Aucune « proof marks » ni logo Glock. On remarque que l’anodisation du canon semble fragile, ici après seulement un chargeur tiré…

 

A l’avant de la carcasse, on retrouve une plaque avec le numéro de série.

 

La crosse dispose du logo ainsi que du grip « rough texture finish » ma foi très agréable même sans gants.

 

A l’arrière, on retrouve un trou permettant d’attacher une dragonne.

 

Le pontet assez large permet justement de tirer avec des gants. La queue de détente en plastique est munie du système de sûreté « safe action trigger ». Si vous ne tirez pas sur la partie centrale de la queue de détente, le coup ne part pas.

 

Suite à la production des premiers modèles « défense », Cybergun s’est retrouvé confronté au problème des dimensions de la carcasse « airsoft ». En effet, les membres des forces de l’ordre ou de l’armée étaient parfois dans l’impossibilité d’utiliser leur holster de service, la carcasse n’étant pas aux bonnes cotes (VFC utilisant les dimensions « Marui » et non pas celles de KSC/KWA).

Il a donc fallu recréer le moule avec les plans de Glock pour obtenir une réplique conforme qui rentre dans les holster…

 

 

En bas une carcasse « airsoft », on peut voir la différence de profil et la sur-épaisseur de plastique qui bloquait.

 

On peut voir ici que le canon n’est pas taraudé. Impossible d’y attacher un modérateur de son.

 

Le loquet de verrouillage de la glissière est en acier, ainsi que les goupilles et l’arrêtoir de glissière.

 

 

 

 

J’allais écrire par habitude « ce sont les organes de visée classique », mais en fait non…

Il s’agit ici de reproduire ce que fait Glock.

Le guidon est vissé au lieu d’être clipsé et le haut est percé.

 

La hausse fixe est vissée par le bas.

 

La visée est rapide et facile.

 

 

 

Par défaut, cette réplique est livrée avec un chargeur CO² pouvant contenir jusqu’à 17 billes (pour correspondre au modèle réel).

 

Le talon est vissé afin qu’il ne s’en aille pas en cas de choc ou de frottement en cours d’utilisation.

 

La clé Allen de 6mm permet de dévisser la grosse vis de serrage en acier.

 

Pour changer la cartouche, il suffit de la faire glisser par le côté.

 

Une petite pièce limite la capacité en billes. Certainement une demande de Glock pour limiter à 17 billes. Libre à vous de l’enlever pour passer à une capacité de 24 billes !

 

Voici le chargeur démonté. Nettoyez-le de temps à autre.

 

La vis en acier promet d’être plus solide que les pièces en nylon fibré…

 

Très bonne nouvelle, la réplique fonctionne avec mes chargeurs Marui, WE, Secutor et Stark.

 

Ici un chargeur à gaz qui sera certainement disponible sous peu…

 

 

 

 

Contrairement aux vrais Glocks, ici il faudra armer la réplique pour pouvoir la démonter. Actionnez le loquet de verrouillage et faites coulisser la glissière vers l’avant.

 

Ici on peut voir la disposition des rails latéraux ainsi qu’un profil particulier du bloc en métal, différent de ce qui se faisait chez VFC/Stark.

Du coup on peut voir ici que la carcasse Cybergun dispose d’un numéro de série ou de référence.

 

Le bloc de percussion est également différent. Le marteau est en acier et le système permettant de passer (pour le fun !) du semi au full a été supprimé. Il n’y a également pas de petite vis pour maintenir l’ensemble.

Le percuteur de valve est en alliage par contre.

 

Les connaisseurs pourront ici voir ce qui a été modifié par rapport à un SA G17 GEN4…

 

 

Je l’ai dis plus haut, la carcasse a été modifiée pour correspondre aux dimensions de l’arme. Ce Glock rentre dans tous les holsters prévus pour de l’armement.

 

 

La tige-guide en acier est équipée de deux ressorts récupérateurs assez durs, le retour de culasse est vraiment vif !

 

Le canon externe en alliage anodisé est l’un des points faibles de cette réplique. En effet, l’anodisation s’efface rapidement sur les points de frottement. Ici deux chargeurs ont été tirés.

Edit du 19 novembre 2017 :

J’ai tenté d’estomper les marquages laser avec du produit de bronzage pour aluminium, ça ne fonctionne pas…

 

Par contre ça fonctionne bien sur le canon externe ! Cool !

 

 

 

On peut maintenant retirer l’ensemble canon interne/hop-up. Il s’agit d’un modèle très légèrement modifié, il y avait autrefois un petit téton derrière la vis de droite.

 

EDIT 08 septembre 2017 : L’absence du téton n’est pas normale, sur certains blocs il est encore présent (merci à Alex pour les photos de son numéro 47 !)

 

Le réglage s’effectue par le biais d’une petite roue crantée.

 

La patte d’appui en acier est large et bien rigide, cela évite qu’elle plie en prenant appui sur le joint…

 

L’intérieur est assez gras. Canon et joint sont des modèles classiques.

 

Le canon en laiton mesure 98mm pour un diamètre de 6.035mm sur mon exemplaire.

 

ATTENTION : sur ma réplique le joint était collé au canon interne, de la colle était déposée sur le bourrelet, menant à des performances en deçà de ce qu’elles auraient dû être car la bille glissait sur la colle dure.

Ce choix a été fait après des tests concluants qu’avec le joint collé la vélocité augmentait de 10 mètres par seconde avec le CO².  Pour ma part j’utilise de la bande Téflon pour soigner l’étanchéité et j’ai installé un joint Marui.

 

EDIT du 07 octobre 2017 :

Suite aux soucis que j’avais rencontré, Cybergun a cessé quelques jours la distribution des Glocks afin de remplacer les joints. Ils ont choisi un modèle équipé d’un bourrelet plus imposant . Après l’avoir installé, la réplique tire loin, doit et peut sans souci encaisser de la bille lourde.

Un peu de téflon pour parfaire l’étanchéité et c’est parti !

 

Voici l’ensemble pneumatique. Le profil du blow-back housing est légèrement différent des productions précédentes, cela fluidifie le cycle et supprime les points durs dont je parlais dans la vidéo de présentation.

 

Pour retirer l’ensemble (ou changer la hausse) il suffit d’ôter une vis cruciforme.

 

Le ressort de rappel du nozzle est glissé sur une tigette en plastique. Remarquez l’usure du ressort.

 

L’extracteur tombe de la glissière à ce stade. N’oubliez pas de le remettre avant de ré-insérer le BBH ! Notez que son anodisation semble identique à celle du canon externe…

Sur ce plan on remarque les marquages de licence gravés à l’intérieur de la glissière. Ces marquages sont obligatoires, autant les mettre à un endroit moins visible qu’à l’extérieur !

 

Amis du custom, vous serez déçu de voir que tout semble spécifique.

 

Le BBH semble avoir été poli à la main.

 

Le cylindre renforcé remplace les modèles CO² en plastique rouge qui avaient tendance à casser rapidement.  La tête de cylindre (ou de forme indéterminée plutôt) est en caoutchouc. Ce genre de design permet de gagner en volume pour générer plus de recul. Il était déjà utilisé sur certaines répliques (genre G17GEN4 Stark) alors que les modèles comme les combat supergrade avaient un cylindre… cylindrique… Oui oui…

 

Il ne vous reste plus qu’à remonter tout ça, à bien nettoyer/graisser et à partir sur le terrain !

 

 

 

 

 

-Chronographe XCortech X3500.

-CO² et Green gas.

-Billes 0.20 BO Rain, 0.25 TK bio et 0.28 TK bio.

 

Je vous connais, vous avez déjà regardé la vidéo et êtes en train de hurler devant votre écran « quoooiiiiiii ? Les résultats au CO² sont inférieurs à ceux au green ???? Watzafoookkk? »

Du calme jeune drogué ! Vous vous souvenez plus haut ? L’histoire du joint collé au canon ? C’est justement parce que le CO² envoie du castor et qu’il passe entre le canon et le joint ! Et là, je vous le donne en mille, j’ai fais mes tests chrony APRES avoir changé le joint, et SANS avoir téflonné.  Du coup on a quasiment 20 FPS d’écart avec du green gas qui passe quasiment en totalité dans le canon au lieu de faire sa vie dans les interstices. La bonne nouvelle c’est qu’on a une réplique de poing qui tape entre 288 et 306 FPS de moyenne, parfait pour une utilisation rapprochée.

Le kick est très sec que ce soit au green ou au CO² et comptez environs 55 billes d’autonomie avec une cartouche.  L’autonomie en gaz dépendra de la température, du type de gaz, de l’état de votre réplique et de l’âge du capitaine.

Niveau portée/groupement, en sortie de boite c’était équivalent à un Gindam de chez Marui : 15 mètres en cloche, tout ça à cause de la colle présente sur le joint.

Une fois le joint changé, ça va mieux mais il faut s’habituer à la réplique, à son kick et sa détente (c’est d’ailleurs valable pour toutes les répliques).

A 25 mètres, on peut toucher un adversaire assez facilement et la bille a encore de l’énergie pour continuer sa course.

 

Je vous laisse regarder la vidéo si ce n’est pas déjà fait :

 

 

CONTRÔLE QUALITÉ !

Voilà le mot d’ordre concernant une grande partie des produits vendus en airsoft, et qui s’applique particulièrement à ces premiers Glocks sortis sous licence. On ne peut pas demander 250 ou 350€ à des clients et leur livrer une réplique dont la patte de hop-up est tordue, le joint pollué à la colle, etc !

On voit que malheureusement il faut TOUJOURS être derrière les usines pour vérifier la production, même pour des petites quantités. Certes, on n’est jamais à l’abri d’un lemon, mais communiquer sur une certification « hi-end » avec le branding Inokatsu  DOIT s’accompagner d’un contrôle accru. Nous savons tous qu’une mauvaise réputation s’acquiert en 5 minutes et mets des années à se redresser, il est dommage de ne pas dimensionner les entreprises afin d’avoir des gens qui contrôlent en permanence les productions, je pense que c’est plus profitable à moyen et long terme…

Bref, pour en revenir à cette réplique, si l’on oublie les absences de marquages (spécifications imposées par Glock), le joint collé à la maxi-glue (corrigé depuis directement par Cybergun en France) et la fragilité de l’anodisation des pièces en zamac (?), ce G17 est convaincant tant sur sa qualité de finition que sur ses dimensions identiques à celles de l’arme. L’interne a été revu pour gommer les défauts récurrents des productions VFC et le cycle est sans accroc, du moins sur l’exemplaire testé.

Beaucoup de pixels ont été affichés sur les forums et les réseaux sociaux concernant la réplique proposée par Glock et Cybergun. Pour ma part, je ne suis pas choqué par le prix de la version « normale »: une glissière de très bonne facture en aluminium CNC pouvant se vendre aisément 150-200€, ça revient moins cher d’acheter ce Glock plutôt qu’une bonne « contrefaçon » que l’on customise, mais je vous l’accorde, le non-officiel dispose bien souvent de tous les marquages qui nous font aimer nos joujoux…

Je ne suis pas étonné non plus que le choix ait été fait de commercialiser les modèles « haut de gamme » en premier, cela marque une étape, Glock n’ayant JAMAIS autorisé une exploitation de sa marque pour l’airsoft auparavant.

J’espère simplement que les modèles suivants (avec glissières « die cast », donc moulées, comme sur les Stark de base ) seront vendues moins chers dans les mois à venir.

 

Au vu de ces informations, à vous de voir si vous souhaiter acheter ce qui est désormais le seul Glock officiel de notre loisir en attendant les modèles Umarex, à condition que nous autres petits français y avions accès… Et si vous faites partie des acheteurs, n’hésitez pas à poster votre ressenti dans l’outil de discussion présent en bas de page !

En ce qui me concerne je mettrai cette review à jour au gré de l’utilisation de la réplique.

 

 

-Dimensions comparables à l’arme.

-Bon kick.

-Bonne finition globale.

-Compatibilité avec d’autres marques de chargeurs.

-Cycle fluide par rapport à ses prédécesseurs.

-Glissière « hi-end » de série.

 

 

-Anodisation fragile du canon externe et de l’extracteur.

-Joint de hop-up collé. Bien pour l’étanchéité mais pas top pour changer de pièce. –> corrigé directement par Cybergun suite à cette review (comme quoi, ça sert…).

-Absence de certains marquages sur demande de Glock.

-Joint inefficace sur ma réplique car il y avait de la colle dessus (voir ci-dessus).

-Tranche de prix élevée pour un premier modèle.

-Compatibilité limitée avec les pièces d’upgrade du marché.