Review Krytac Kriss Vector G2

 

22 octobre 2017.

 

Il y a un peu plus d’un mois je recevais enfin le Kriss Vector Gen2 de chez Krytac. Je dis « enfin » car j’avais commandé la réplique en mai et la date de sortie semblait devoir être repoussée ad vitam æternam.

Je ne suis pas du genre à râler lorsqu’un produit sort en retard depuis que je fréquente d’un peu plus près les « professionnels » de l’airsoft, étant conscient qu’il y a tellement de paramètres à gérer, tellement de paramètres incontrôlables, qu’il est parfois difficile de connaitre la date exacte de disponibilité. J’aimerais simplement que lorsque les fabricants/distributeurs ne savent pas vraiment quand sortira leur produit, ils ne fassent pas d’annonces tonitruantes genre « ça arrive la semaine prochaine » alors que le truc devient dispo 3 mois plus tard…

Bref, vous n’êtes pas sans savoir que juste avant que Krytac ne sorte son Vector G2, un modèle « chinois » de chez Coyote a été mis à disposition de manière plus ou moins discrète, et si j’ai mis la main sur un exemplaire, je préfère me concentrer sur « l’original » plutôt que sur une copie qui ne sera pas produite à grande échelle. Ne vous inquiétez pas, j’en parlerai un jour, ça fait partie du job 😉 Mais pour ceux qui se posent la question, OUI, le modèle Krytac est mieux.

Si vous avez déjà vu la présentation sur la chaîne YouTube, je vous souhaite une bonne lecture, sinon, je vous propose une séance de rattrapage en compagnie de Mr Chamalow :

 

Préparez du pop-corn, la vidéo de présentation dure 51 minutes :

 

 

 

Comme bien souvent, le Wiki en anglais est assez complet par rapport au reste…

 

 

 

La réplique est livrée dans l’éternelle boite Krytac ornée du kraken/poulpe/calamar/grand ancien/ironborn/hydre (rayez les mentions inutiles).

 

A l’intérieur la réplique et ses accessoires sont bien calés dans une plaque de mousse. La documentation est située dans une pochette collée sous le couvercle.

 

Une fois la boite vidée, on a donc :

-La réplique. En grande majorité composée de polymères et de métal, elle pèse  2600 grammes pour une longueur comprise entre 44,5 et 66,5cm.

-Deux chargeurs mid-cap de 102 billes.

-Une paire d’organes de visée flip-up DEFIANCE.

-Une tige de nettoyage.

-Un autocollant Krytac.

-Un manuel d’utilisation.

-Les papiers de garantie.

 

 

 

 

 

Il s’agit ici de la seconde génération de Kriss Vector. La réplique est fabriquée dans un plastique très solide et à l’aspect vraiment sympathique.

Malgré son look « futuriste », le Vector est très agréable à manipuler et tous les contrôles sont facilement accessibles en plus d’être ambidextres.

Utilisez votre souris pour faire tourner la réplique.

 

 

Il est possible de tirer avec la crosse repliée mais ce n’est pas très pratique.

 

L’origine de la réplique ne fait pas de doute.

 

Si vous êtes fans de marquages réels, c’est râpé. De l’autre côté, on a les marquages légaux de provenance.

 

Le numéro de série est propre à chaque Vector. On remarque également le « V » moulé au corps de la réplique.

 

Le V est également présent de l’autre côté.

 

 

 

A l’avant de chaque côté, on retrouve la mention « Kriss » et deux trous taraudés qui servent à installer le rail latéral.

 

C’est du côté gauche que prend place le levier d’armement. Sur cette réplique, il fait basculer la trappe anti-poussière de la chambre et permet d’accéder au réglage du hop-up. On peut remarquer également que j’ai posé le rail latéral.

 

Cette trappe n’est pas ma pièce préférée, je trouve son esthétique assez disgracieuse.

 

Voici le trappe relevée (on peut également l’actionner à la main). On peut voir le molette de réglage du hop-up fidèle à Krytac, mais j’y reviendrai.

 

Deux leviers ambidextres sont montés sur le receveur supérieur. Le plus à l’arrière est le cran de sûreté.

Il sert non seulement à empêcher la réplique de tirer, mais a également une double fonction : il débraye l’anti-retour pour décompresser le ressort de piston et coupe le courant entre la batterie et le MOSFET, empêchant donc que celle-ci se vide toute seule. ATTENTION : je vous conseille tout de même de débrancher la batterie après chaque journée de jeu.

Vers l’arrière, impossible de tirer.

 

Lorsque vous voyez rouge, feu !

 

Le levier le plus en avant est le sélecteur de tir. Il comporte trois positions : coup par coup, rafale de deux billes et rafale illimitée.

Les crans sont bien marqués mais le fait que le levier soit ambidextre mène a ce que parfois votre tenue vienne accrocher le côté opposé et changer le mode de tir. Cela peut surprendre 🙂

 

Le pontet est assez large pour pouvoir tirer avec des gants. La queue de détente en plastique est montée sur un axe et fonctionne en rotation et non plus en translation comme c’était le cas sur le G1.

 

La marque Laylax propose des rails en aluminium qui permettent d’accessoiriser encore plus votre réplique. Le prix est un peu élevé mais la qualité est au rendez-vous. Et puis quel look !

Ici j’ai également ajouté un modérateur de son en 14mm antihoraire (CCW).

 

Et puisqu’on parle du pas de vis du canon externe, voici le cache-flamme. Comme j’ai acheté la réplique aux USA, il était en plastique orange que j’ai ici grossièrement repeint.

 

L’avant de ce G2 comporte un logo. Pas mal de gens se sont plaint car d’après eux ce n’est pas réaliste… Mauvaise pioche les amis, il s’agit bien du design original, il n’y a plus moyen d’installer la lampe Surefire de la G1, d’ailleurs la lampe n’est plus produite mais on trouve encore des occases ou des version airsoft.

 

La poignée pistolet est assez confortable. Le grip n’est pas agressif pour les mains.

 

La crosse diffère également du modèle G1. Elle est toujours en plastique mais son design est différent.

 

La plaque de couche est de la même matière, pas de talon caoutchouté sur les Kriss ! Quatre vis permettent de régler la crosse sur 5 positions en fonction de votre taille et de vos préférences.

 

 

Un anneau est présent sous la crosse pour attacher une sangle.

 

Comme la crosse est pliable, un bouton permet de la déverrouiller.

 

Elle est maintenue par une goupille. Ici on remarque une nouvelle fois le logo.

 

Enlever la crosse ne prend que quelques secondes.

 

Le compartiment de la batterie se situe dans la poignée pistolet. Il faut retirer le talon.

 

 

La place est réduite pour insérer une batterie à prise Tamiya mini. Le câblage est limite un peu court…

 

A l’avant de la réplique, on retrouve l’arrêtoir de chargeur. On remarque un point d’injection juste devant.

Remarquez également le motif similaire à la poignée pistolet pour assurer un bon maintien.

 

Un rail supérieur en métal prend toute la longueur de la réplique.

 

 

 

 

La réplique est livrée avec une paire d’organes de visée Defiance.

Defiance est la marque de sights et d’accessoires (dont les poignées pistolet) de chez Kriss. Il est étonnant de voir que ceux-ci sont marqués « for airsoft use only », je ne vois pas l’intérêt de produire une série à part…

 

Ce sont des « flip-up sights », ils ont un profil assez bas et s’intègrent parfaitement à la réplique.

 

Le guidon peut être ajusté en hauteur à l’aide d’une molette crantée.

 

L’œilleton est réglable en dérive. Deux trous de diamètres différents permettent d’adapter votre visée à la distance de tir.

 

La visée est rapide, les organes tombent face à l’œil.

 

 

 

 

Les chargeurs de ce Kriss Vector sont en plastique. Ils sont propriétaires, n’espérez pas les faire fonctionner avec un autre AEG.

Ils peuvent contenir jusqu’à 102 billes.

 

Les marquages sont presque parfait. En effet, les vrais chargeurs sont des chargeurs Glock, mais Krytac n’a pas reçu l’autorisation d’utiliser le logo de la marque autrichienne.

 

Le talon est marqué du logo Super V.

 

On peut remarquer ici le profil particulier du haut du chargeur.

 

 

 

 

 

Avant tout, concentrons-nous sur le système de changement de ressort rapide. Il prend place là ou le système Super-V de l’arme est installé. Il va falloir ôter une goupille et un axe maintenu par une vis. ATTENTION : un petit autocollant « QC » doit être détérioré et à priori il annule la garantie. Nul…

 

ATTENTION : maintenez le guide sinon il risque de s’envoler… On remarque qu’il est monté sur roulement.

 

Le ressort d’origine est asymétrique. Les spires les plus rapprochées se placent côté roulement. Super pratique, le changement prend deux minutes et permet d’adapter le Vector à tous les terrains !

 

Pour séparer les deux parties du corps, il faut ôter deux autres goupilles.

 

Puis on tire assez fort.

 

Outre le FET présent dans la gearbox, une plaque contenant le porte-fusible et le système de mise sous tension de la réplique prend place dans le receveur supérieur.

 

Quand la technologie s’invite dans nos répliques… Et pourtant pas d’énorme révolution.

 

On peut voir la carte électronique avec son gros FET noir, l’anti-retour et les engrenages.

 

Les deux contacts se font une fois les receveurs montés ensemble.

 

Retour sur l’avant du Kritac, le cache-flamme en plastique (orange à l’origine) est maintenu à l’aide d’une petite vis sans tête. Il s’agit d’un modèle 14mm antihoraire  (CCW).

 

 

Pour désolidariser la gearbox du receveur inférieur, il faut ôter 6 vis à tête hexagonale…

 

…la vis du ressort de rappel du levier d’armement… (rassurez-vous, il est assez long et ne rentrera pas dans sa coquille !)

 

…et l’arrêtoir de culasse.

 

Et voilà le travail !

 

Et voilà la gearbox du Kriss Vector Krytac ! Un gros bloc d’aluminium moulé !

 

 

Si vous souhaitez changer le canon ou le joint de hop-up, c’est le moment ! Il faut enlever 4 vis.

 

On peut faire glisser tout simplement le canon interne hors du canon externe.

 

Un joint torique permet d’éviter les vibrations et fait du bien au groupement.

 

Le bloc hop-up Krytac. Pour le moment, c’est la 3e réplique de la marque au calamar que je teste et j’en suis toujours content. La molette crantée est précise et elle est numérotée pour pouvoir repérer nos réglages favoris.

 

Ici tout est à zéro.

 

On retrouve le joint orange Krytac, il ressemble aux productions de chez Falcon ou TNT.

 

Le canon en laiton mesure 155mm pour un diamètre de 6.05mm

 

Voilà pour « la base ». Si vous voulez voir ce qui se cache dans la gearbox, on continue !

 

Deux coques en aluminium moulé, des vis balèzes, des bushings de 8mm en acier, un cylindre percé, ça s’annonce bien ?

 

Ici on peut voir le cut-off lever et son micro-switch ainsi que la pièce (munie d’une flèche) qui relie le tappet plate au guide de nozzle, nous verrons comment cela fonctionne un peu plus bas.

 

Retirons le moteur. Pour ce faire c’est rapide, il y a deux vis à enlever et on ôte la cage moteur, qui sert également au calage. Si vous voulez seulement changer le moteur, desserrez un peu la vis du haut, démontez celle du bas et faites pivoter la cage moteur.

 

On ôte les cosses, et on le retire de la gearbox, facile !

 

Et voilà le moteur High-Torque 30K Krytac. Bien entendu la réplique est compatible avec les moteurs axe court.

 

On peut ensuite ôter les 8 vis de tour de gearbox. Ce qui est chouette c’est qu’il n’y a pas vraiment besoin de les repérer, elles font toutes la même taille.

 

On ouvre délicatement, pas de panique ça fait « clic » car il y a la pièce fixées à la coque droite qui bouge.

 

Le « cœur » du système est sur ce circuit imprimé. Les micro-switches sont de bonne taille, espérons qu’ils tiennent dans la durée. En haut ils gèrent le mode de tir (semi-burst de 2-auto) et en bas il s’agit du contacteur de détente.

 

L’architecture de cette gearbox est inédite. Krytac a pu caser tous les éléments essentiels sans inventer une usine à gaz. Les engrenages, le piston, le nozzle et le cylindre sont compatibles V2.

 

La tête de cylindre a une forme particulière pour épouser la forme de la gearbox.

 

Le tappet plate est relié au guide de nozzle par l’intermédiaire de la pièce que nous avons pu voir plus haut. Ici nozzle vers l’avant.

 

Et là nozzle en position arrière.

 

Retirons le nozzle pour regarder le système de plus près.

 

Pas d’accrocs, pas de point dur lors du cycle, c’est bien !

 

Le piston en polymère fibré semble solide. Il manque la première dent pour favoriser un bon AOE (angle d’engagement de l’engrenage avec le piston) et les quatre dernières dents sont en acier. Les joueurs les plus pointilleux ajusteront bien entendu le meilleur AOE.

 

La tête de piston est un modèle ventilé en plastique. Les trous favorisent le plaquage du joint sur le cylindre lors du cycle.

 

Le cylindre en laiton est percé afin d’optimiser le volume d’air en fonction de la taille du canon interne.

 

Le nozzle fait 22mm de long. Il ne possède pas de joint torique interne. L’étanchéité est cependant très bonne.

 

Le tappet plate est propriétaire comme nous l’avons vu plus haut. Il semble solide.

 

Les engrenages sont en acier. Je n’ai pas enlevé les shims (rondelles de calage) car le calage était très bon d’origine.

 

La lubrification est bonne, pas de surplus, pas de manque. Si vous préférez tout nettoyer et re-lubrifier, faites-vous plaisir.

 

Ici on peut voir le levier anti-retour. Bonne nouvelle, il n’a aucunement tendance à gicler comme sur une gearbox standard.

 

J’avoue ne pas m’être trop intéressé à l’utilité de cette pièce. Elle pivote sur un axe et un ressort la maintien en tension. Il s’agit de l’anti sector gear reverse. Un anti retour supplémentaire pour éviter que l’engrenage ne puisse revenir en arrière. Je dois avouer que c’est la première fois que j’entends parler d’un tel système.

 

Il y a quand-même eu du boulot de recherche chez Krytac, on ne peut pas leur enlever ça !

 

 

Une dernière pour la route, on peut voir ici la pièce sur le upper (à droite) qui vient actionner l’anti-retour (à gauche) lorsqu’on actionne la sûreté.

 

 

 

 

 

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Batterie LiPo 7.4V 1500mAh.

-Billes 0.20g bio G&G et 0.25g bio BO Rain.

 

Avec un peu moins de 340 FPS en sortie de boite, vous n’aurez pas à toucher à ce Vector pour pouvoir aller jouer partout en France. Et avec le système de changement rapide de ressort vous pourrez même adapter la puissance selon où vous jouez.

Une fois encore le vent était de la partie et certaines rafales ont dévié les billes vers la gauche de la cible, mais je peux dire qu’en jeu vous aurez un bon 40-45 mètres de portée. Le hop-up fait bien son travail et le réglage par cran permet d’affiner les trajectoires.

La cadence de tir flirte avec les 14 billes par secondes avec une LiPo 7.4V. Krytac ayant annoncé que l’emploi de 11.1V était supporté, il vous faudra simplement trouver une batterie aux bonnes dimensions.

La réactivité est bonne mais la dureté de la détente ne rend pas le semi rapide facile. Préférez le burst de deux si on vous autorise à l’utiliser…

Je vous laisse voir ça en vidéo :

 

 

 

Solide, bien fini, performant.

Ce sont des adjectifs récurrents lorsqu’il s’agit de parler des produits de chez Krytac. On pourrait ajouter « cher » car la distribution en Europe est vraiment à revoir. On peut parler de taxes, de charges etc, mais voir une réplique à 460$ en boutique aux USA passer à 560€ en France alors que l’Euro est plutôt pas mal en ce moment, ça veut dire que le prix de vente aux boutiques est déjà bien trop élevé. C’est bien dommage car les répliques Krytac sont de très bonne facture et je les conseille très souvent aux joueurs qui ont un budget le permettant.

Pour revenir au Vector G2, c’est vraiment une bonne réplique. Les matériaux utilisés sont de bonne qualité, les finitions sont quasiment meilleures que sur l’arme et c’est le genre de réplique qui ne nécessite aucune sorte d’upgrade en sortie de boite. Branchez une batterie là dessus et allez jouer direct !

Le système rapide de changement de ressort vous permet d’aller jouer partout sans avoir à démonter la réplique et les accessoires proposés par Laylax vous permettent de personnaliser votre Kriss comme vous l’entendez.

J’aurais aimé avoir deux rails latéraux avec ma réplique, ainsi qu’un cache-flamme de rechange, mais rassurez-vous, les modèles européens ont un modèle noir !

Pour faire simple, si vous être amoureux des Kriss Vector, ce modèle est un must-have, il va simplement falloir économiser pas mal d’argent pour se l’offrir…

N’hésitez pas à parler de vos expériences avec cette réplique dans les commentaires situés en fin de review. Comme à mon habitude, je mettrai à jour au fur et à mesure des parties si je rencontre des problèmes.

 

 

 

-Qualité des matériaux et de l’assemblage.

-Débrayage du piston et coupure de l’alimentation en mode safe.

-Changement rapide du ressort.

-Performances acceptables pour la longueur du canon.

-Suivi d’accessoires par Laylax.

 

-Détente un peu dure.

-Un seul rail fourni.

-A quel prix sera-t-il disponible en France ? On a la réponse, il est entre 530 et 570€