Review Krytac War Sport LVOA-C

 

 

27 décembre 2017.

 

J’aime bien les répliques Krytac. Oui, je suis tellement partial !

A vrai dire je n’ai eu que deux répliques de la marque entre les mains, la Trident et le Kriss Vector G2, mais j’ai bien aimé la qualité des produits. C’est pourquoi j’ai voulu confirmer avec cette LVOA-C sous licence WAR Sport que mon pote Gaël a acheté pour se faire plaisir au prochain Border Wars !

Préparez le pop-corn, installez-vous confortablement, c’est parti pour la review complète !

 

Voici la présentation vidéo :

 

Il s’agit d’un modèle sur base AR-15 qui réplique les productions War Sport.

 

 

 

Krytac ne s ’embête pas à faire un design par réplique, ils utilisent le même modèle orné du kraken !

 

 

A l’intérieur, tout est bien calé dans un bloc de mousse assez rigide.

Le contenu de la boite est complet :

-La réplique. Fabriquée majoritairement en alliage d’aluminium et en plastique, elle mesure entre 83 et 91 cm pour une masse de 2800 grammes.

-Un chargeur Hi-cap de 300 billes.

-Une tige de nettoyage.

-Un bloc d’emprunt des gaz factice.

-Une paire d’organes de visée.

-Un rail.

-Un cache-flamme en acier.

-Un cache-flamme en plastique fluo.

-Une clé Allen.

-Un autocollant Krytac.

-Un manuel d’utilisation.

-Une fiche de garantie.

 

 

 

 

C’est long, ça a un look moderne et la finition est superbe. Krytac a encore bien bossé et exploite correctement la licence War Sport.

La réplique existe en noir, vert, tan et ici nous avons la version grise disponible uniquement sur Evike à l’heure où j’écris ces lignes.

 

 

Les marquages War Sport sont tous présents. Le numéro de série est propre à chaque réplique.

 

Un rappel sur le fait que nous sommes en présence d’une réplique d’airsoft.

 

Outre la qualité des marquages, on peut observer la très bonne application de la peinture sur ce LVOA-C

 

La poignée pistolet est fine et confortable. Les nouvelles productions ont un marquage Defiance qui remplace ici le marquage Trident.

 

De même, les nouvelles versions ont une queue de détente droite type « sport » à la place du modèle classique présenté ici.

Remarquez le pontet évidé.

 

La crosse Krytac en polymère est équipée d’une plaque de couche caoutchoutée. On peut voir l’emplacement pour anneau de sangle type QD (quick detach).

 

Les 6 emplacements sont marqués sur le tube.

 

Gros plan sur l’emplacement QD. Il est en métal et il est possible de le changer de côté.

 

Un bouton de chaque côté de la plaque de couche permet de l’enlever pour pouvoir insérer la batterie.

 

Notez ici la présence d’un fusible avant la prise Tamiya mini.

 

Le sélecteur de tir ambidextre dispose de trois positions. Il est fabriqué en plastique. Les crans sont relativement fermes.

 

Les marquages de forge sont présent, pour le fun et un peu plus de réalisme.

 

La présence d’un anneau de sangle ambidextre en acier permet de ne pas avoir à acheter la pièce à part.

 

Le levier d’armement est classique. Tirez-le pour accéder au réglage du hop-up.

 

Le déflecteur n’est pas très utile en airsoft mais il a le mérite d’être là !

 

Le bloc Krytac est de bonne qualité. Il dispose de crans et il est gradué de 0 à 15.

 

Une fois votre hop-up réglé, appuyez sur l’arrêtoir de culasse pour la renvoyer vers l’avant.

 

Le gros morceau de cette réplique est son garde-main. Il est fabriqué en aluminium et est usiné afin de gagner en masse.

 

Attention à ne pas le monter sur une arme…

 

La partie supérieure permet de monter les accessoires compatibles Picatinny.

 

Les rails fournis se vissent sur les différents emplacements disponibles sur les côtés et la partie inférieure du garde-main.

 

Le cache-flamme WarSport en acier est du plus bel effet. Par défaut la réplique est équipée d’un modèle orange en plastique.

  

 

Il est possible de monter le faux ensemble de récupération des gaz mais par défaut il est simplement inséré dans la boite.

 

 

 

La réplique est livrée avec deux énormes organes de visée en métal.

 

Le guidon dispose d »un cran de mire pouvant être ajusté en hauteur.

 

La hausse, réglable en élévation et en dérive, dispose de deux orifices, ou « peep-sights » de tailles différentes.

 

La visée reste agréable mais nombre d’entre-vous s’empressera d’installer une lunette…

 

 

 

Il s’agit d’un modèle « STANAG » muni d’une coque externe en acier. Il peut emporter jusqu’à 300 billes.

 

 

Le remplissage s’effectue par le haut.

 

Le ressort peut être comprimé soit avec cette molette…

 

…soit avec la clé Allen fournie.

 

 

 

Commençons par une étape qui vous sera utile si vous souhaitez installer le faux ensemble d’emprunt des gaz. A vrai dire, je mens comme je respire, il n’est pas utile d’enlever cette pièce mais je veux vous montrer le démontage 🙂

 

Retirez les deux vis Allen qui maintiennent le garde-main sur l’écrou de canon.

 

Puis retirez le garde-main.

 

Il faut ensuite se défaire du cache-flamme.

 

Avant de le dévisser (attention, c’est un pas 14mm négatif, ou CCW) il faut retirer une petite vis à tête hexagonale.

 

Ici une photo avec le cache-flamme en plastique orange.

 

En théorie, il faudrait monter le bloc comme ceci sur le canon externe. Mais c’est impossible car sinon vous ne pouvez plus insérer le garde-main !

 

Il faut donc insérer l’ensemble par l’avant comme ceci.

 

Puis serrer les vis en passant par les ouvertures du garde-main.

 

Commençons à nous intéresser à l’interne. Pour séparer le receveur supérieur du receveur inférieur, il faut enlever cette vis puis chasser l’axe.

 

On faut alors glisser le upper vers l’avant.

 

 

On peut alors retirer l’ensemble canon interne/bloc hop-up.

 

Krytac a installé un joint torique pour éviter les vibrations du canon.

 

Voici le bloc hop-up dont je vous ai parlé plus haut.

 

Attention à ces deux ressorts, il ne faudra pas les oublier au montage.

 

Accédons maintenant au joint.

 

Il s’agit du modèle orange à double bourrelet qu’affectionne Krytac ! A vrai dire je l’aime bien aussi, il donne de bons résultats !

 

J’ai mesuré le canon en laiton à 387mm de long et 6.05mm de diamètre.

 

Passons à la dépose de la gearbox V2 Krytac. Elle dispose d’un numéro de série pour faciliter le SAV.

 

Retirons la crosse.

 

Puis dévissons le tube de crosse à l’aide d’un long tournevis cruciforme.

 

Le câblage est protégé, c’est chouette !

 

Ôtons la poignée pistolet.

 

Cette étape fait sauter la garantie car il faut retirer l’autocollant de contrôle qualité…

 

Le moteur, un Krytac High-torque 30000 tours/minute.

 

Voici ce que l’on devrait avoir une fois la poignée retirée.

 

Enlevons l’arrêtoir de chargeur.

 

Puis la goupille arrière…

 

…la petite goupille de détente…

 

…puis l’arrêtoir de culasse.

 

Il ne reste qu’à enlever les sélecteurs de tir.

 

 

Et voilà le travail !

 

Mais ce n’est pas terminé ! Il faut encore ouvrir la gearbox !

 

Je ne vous l’avais pas encore dit mais il y a un système de changement de ressort rapide. Cela évite de tout démonter si vous souhaitez régler la puissance de ce LVOA-C.

 

Je vous conseille de retirer le guide et le ressort avant d’ouvrir, cela évite les tensions et les pièces qui volent lorsque vous séparez la gearbox en deux !

 

Profitons-en pour jeter un oeil au système d’arrêtoir de la fausse culasse. Il s’agit d’un ergot en plastique qui vient bloquer la culasse en arrière.

 

Sur le côté opposé, la pièce sera poussée par le bolt-release pour renvoyer la fausse culasse vers l’avant.

 

Voici l’intérieur de la gearbox. On peut y voir le MOSFET à l’arrière. Il protège le circuit et permet d’éviter le charbonnage des contacteurs de détente.

 

Les engrenages en acier sont bien calés, suffisamment graissés et semblent robustes.

 

Le switch mécanique renforcé est censé résister à la chaleur.

 

La partie pneumatique était parfaitement étanche. Le piston dispose d’une crémaillère en acier.

 

 

 

 

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Billes 0.20 bio G&G et 0.28g Bio G&G.

-Batterie LiPo 7.4V 2900mAh.

 

Et bien, en sortie de boite, on titille les 400FPS avec cette LVOA-C. Plus exactement 393 FPS sur 10 billes, avec une bonne régularité de tir (seulement 5 FPS entre le tir le plus fort et le tir le moins fort).

La réactivité est standard pour un AEG à chariot mécanique et la cadence de tir atteint les 12 billes/seconde.

Une fois sur le terrain, cette Krytac se montre redoutable. Si le vent avait été moins fort, je pense que c’était 100% de coups au but même à 25 mètres, la bille ayant encore de quoi parcourir 20 bons mètres après ça !

Le hop-up est efficace et les trajectoires sont stables et rectilignes dès la sortie de boite !

 

Je vous laisse voir ça en vidéo :

 

 

C’est beau ! Oui, mais c’est cher…

Les réplique Krytac sont clairement positionnées dans le segment haut de gamme des répliques d’airsoft et le fait qu’on ne puisse a priori pas se fournir LÉGALEMENT chez un distributeur asiatique ou américain (ils ne sont pas CENSÉS nous expédier les répliques suite à leurs contrats etc.) ne facilite pas l’acquisition des flingues à bille de la marque au Kraken, du moins pas à des tarifs abordables…

Je dois tout de même dire que si j’avais près de 500€ à dépenser et que j’étais fan de M4, j’achèterais ce modèle les yeux fermés plutôt qu’une réplique moins chère dans laquelle j’investirais 150€ de pièces d’upgrade…

Ca tire loin, droit, c’est solide, c’est bien assemblé et les finitions sont au poil. On se pose peu de questions sur les compatibilités de chargeurs car ça gobe quasiment tout et le MOSFET intégré permet de jouer sereinement à la LiPo 7.4V (Krytac déconseille les 11.1V).

Le look est certes particulier mais je suis persuadé qu’il plaira à tous les guerriers de l’apocalypse qui parcourent nos terrains !

Reste à savoir si au vu des éléments que je vous ai donné cette LVOA-C pourrait faire votre bonheur…

 

 

 

 

-Bonne finition.

-Bonnes performances.

-Licence War Sport.

-MOSFET d’origine.

-Compatibilité avec presque tous les chargeurs standards.

 

-Craint un peu la 11.1v d’après Krytac.

-Organes de visée surdimensionnés.

-Chère en Europe.