Review NPO AEG VSS Vintorez

 

 

 

04 février 2018

 

En fin d’année, Gear Locker a décidé de faire une vidéo consacrée à un loadout russe. Pour cette vidéo, ils se sont vu proposer un VSS Vintorez de chez NPO AEG par NPO France.

Lorsque Ipak m’a demandé si j’étais intéressé pour en faire une review, j’ai sauté sur l’occasion, persuadé que j’aurais le temps d’en profiter…

Malheureusement, c’est l’hiver ! On est toujours tributaire de la météo et de la nuit qui tombe très tôt, j’ai donc dû aller vite, très vite… Trop vite même comme vous pourrez le voir en fin d’article.

Mais qu’à cela ne tienne, j’ai tout de même pu lui démonter la face pour vous faire voir ce qui se cache derrière cette réplique à près de 1000 Euros…

 

C’est parti !

 

Pour les allergiques à la lecture, voici la vidéo de présentation :

 

Pour tout savoir sur le VSS, ça se passe PAR ICI, et c’est en Anglais, parce que c’est complet…

 

 

Pas vraiment de boite avec cette réplique NPO AEG, du moins cet exemplaire. Pour 950€ en France, n’espérez pas un contenu très riche.

 

-La réplique, en acier, bois et plastique, elle mesure 90 cm pour un poids de 3000 grammes.

-Un chargeur pouvant contenir 75 billes.

 

Chaque réplique est livrée avec son étiquette de test.

 

 

 

Vu de loin, on dirait une sorte de presse-papier au design douteux. Dans la vraie vie, le Vintorez est un fusil redoutable qu’affectionnent les soldats.

Simplicité et robustesse sont les maitres mots de l’arme et la réplique de chez NPO semble suivre le même chemin.

L’acier, le bois et un tout petit peu de plastique s’allient pour notre plus grand plaisir. Ces répliques ne sont pas produites en grande série et sont faites en grande partie à la main, ce qui explique le tarif et l’aspect un peu brut.

 

La crosse est en contreplaqué (également appelé lamelle-collé) travaillé puis vernis.

 

La plaque de couche en caoutchouc est collée sur l’extrémité. Elle est confortable.

 

Un anneau attache-sangle en acier est fixé à l’arrière du côté gauche de la crosse.

 

 

Sur l’arme ou sur la réplique G&G, ce bouton sert à enlever la crosse. Ici il ne sert à rien.

 

Pas de marquage d’usine mais un marquage NPO AEG et le calibre de la réplique.

 

Un rail latéral permet de monter les optiques russes. On peut voir les marques du passage de la machine outil sur le corps en acier.

 

Un numéro de série est gravé juste sous la fenêtre d’éjection.

 

Le capot supérieur est assez haut. Rien ne sert de l’enlever pour installer la batterie, nous y reviendront plus tard. On remarque le traitement peinture + vernis effet phosphaté qui donne une finition proche des modèles réels.

 

La fausse culasse peut reculer pour avoir accès à la patte de réglage du hop-up.

 

NPO m’a honteusement volé mon système de réglage artisanal utilisé sur le Vityaz LCT ;-p

 

Sur le côté droit, on trouve également le levier de sûreté. En haut, la queue de détente est bloquée, en bas, la réplique tire.

 

Le sélecteur de tir est situé derrière la queue de détente. Un point du côté droit indique le coup par coup.

 

Trois points côté gauche indiquent le full.

 

La queue de détente a été modifiée par NPO.

 

Ici, un plan sur les pièces du sélecteur de tir.

 

Le garde-main en plastique moulé et stipplé. On remarque un emplacement pour fixer la sangle juste devant.

 

Le loquet d’éjection du chargeur est situé à l’avant du pontet. Il faut le pousser pour enlever le chargeur.

 

Contre toute attente, je n’ai pas peiné à insérer les chargeurs malgré quelques années sans pratique ! Ici on peut en plus voir le bloc hop-up.

 

Le canon externe est également en acier. Sur le vrai VSS, il fait office de modérateur de son.

 

Le canon interne vient à fleur du canon externe. Il est bien en place et ne bouge pas.

 

 

 

 

 

Le guidon est soudé au canon externe. Il peut être réglé en hauteur.

 

La hausse peut également être ajustée en hauteur. Elle est graduée jusqu’à 420 mètres comme le modèle réel. D’ailleurs, il s’agit sans doute d’un modèle réel en fait…

 

La visée est conforme à celle d’un AK classique mais il faut bien avouer que peu de gens utilisent le VSS sans lunette.

 

Ici j’y ai fixé ma lunette PSO-1 Real Sword.

 

 

 

Il s’agit d’un mid-cap de 75 coups. La qualité des chargeurs NPO a vraiment changé en bien par rapport à ce qui se faisait au départ.

 

Les chargeurs sont sans doute ajustés à la main… Ou alors il s’agit ici d’une occasion…

 

 

 

 

 

De base, vous devrez forcément démonter le canon externe étant donné que la batterie vient y prendre place.

Pour ce faire, poussez ce petit bouton et dévissez le canon.

 

Il faudra utiliser ce genre de batterie, 2 ou 3 éléments, qui viendront au contact du canon interne. Vous pouvez utiliser un élastique pour maintenir les éléments et éviter que la batterie ne tourne lorsque vous remonterez le canon externe.

 

La réplique est câblée en Dean large d’origine.

 

Le canon interne passe dans un guide. Il y a un léger jeu qui disparait une fois le canon externe mis en place.

 

Il s’agit d’un canon de 6.02mm de diamètre et de 433mm de long. Je vous met les dimensions dès à présent car je n’ai pas pu ôter le canon du bloc hop-up et la réplique n’étant pas à moi, je n’ai pas voulu forcer et défoncer le joint…

 

Bref, une fois le garde-main enlevé, on a le squelette de la réplique. C’est de l’artisanal, j’aime !

 

Ici j’ai enlevé le capot supérieur. On peut voir que le bloc hop-up n’est pas rentré dans la gearbox comme cela devrait être le cas…

 

Effectivement, je peux le faire reculer à la main, ce n’est pas normal… Le bloc-guide du canon interne semble ne pas être à sa place…

 

J’ai donc dévissé la vis de maintien pour pouvoir enlever l’ensemble et démonter le canon interne, puis j’ai tout bien remis en place… Un petit oubli de la part de NPO ?

 

Bref, une fois la grosse vis enlevée, on peut retirer le bloc hop-up et son support. Voici comment il devrait être monté.

 

Avant de sortir l’ensemble, ôtez la patte de réglage artisanale, ça évite de la plier.

 

On peut faire sortir l’ensemble, avant ou après la gearbox (en fait j’ai un doute il me semble qu’il faut ôter la gearbox…), c’est au choix, et surtout selon ce que vous prévoyez de faire…

 

En dessous de la fameuse languette en métal, on trouve un bloc hop-up d’AK.

 

 

Comme je vous le disais plus haut, le canon ne voulait pas sortir donc je n’ai pas forcé pour ne pas détériorer le joint.

 

 

Au passage, pour régler le moteur, il faut ôter la vis inférieure et glisser une clé Allen dans le trou. Je vous montre ça car sur cette réplique, le moteur était un peu trop serré.

 

Retirons la gearbox du corps. En premier lieu, j’ai enlevé la protection du passage de câble.

 

Puis la vis qui maintient la gearbox au corps du VSS.

 

Il faut ensuite faire pivoter le levier de sûreté et faire glisser la gearbox hors du corps.

 

Attention au passage du câble lors du remontage, il passe comme ceci :

 

Et voilà une jolie gearbox V3.

 

 

L’architecture spécifique du VSS a poussé NPO à fabriquer une petite pièce spéciale reliée au levier de sûreté pour pouvoir bloquer le tir mécaniquement.

 

Avant de poursuivre, voici une vue de l’intérieur de la carcasse en acier. On peut voir la tige et le ressort de la fausse culasse ainsi que le système du levier de sûreté.

 

La crosse est solidement maintenue au corps à l’aide de vis.

 

Une vue côté gauche, avec la fameuse pièce qui permet au sélecteur de tir d’actionner semi ou auto par l’intermédiaire du cut-off lever. Sur la réplique ici présente elle était tordue et il y avait un poil trop de matière, du coup il était difficile de passer de l’auto au semi.

 

J’ai donc très légèrement limé la pièce et l’ai redressée.

 

Ici la vue côté droit. On peut remarquer la cage moteur spécifique.

 

Nous y sommes presque ! Il reste à voir l’interne de la gearbox !

 

Le moteur possède des aimants très forts, on dirait du SHS high-torque gravé aux couleurs de NPO AEG.

 

Deux vis retiennent la cage sur la gearbox.

 

La vis à l’avant serre une petite pièce en métal qui empêche la plaque supérieure de glisser vers l’avant.

 

 

A l’arrière, on retrouve le loquet du capot supérieur. C’est également un système artisanal.

 

On peut voir ici les bushings. Il faudra retirer la pièce rouge avant d’ouvrir la gearbox.

 

Un système de changement de ressort rapide permet de ne pas avoir à tout démonter si jamais vous souhaitez simplement modifier la puissance de votre VSS.

 

Le guide de ressort est monté sur roulement.

 

Le ressort sort tout droit de … Euh… Je ne sais pas… Un vieux stock de pièces déclassées ? Des stress tests au T-90 ? Bon, il se comprime et propulse le piston mais il faut avouer que ça surprend…

 

Bref, une fois les vis enlevées, on peut séparer les deux demi-coques de la gearbox. Les engrenages étaient plutôt bien calés…

A première vue c’est plutôt correct, ça doit sortir des mêmes usines que les gearbox ATM il y a juste des différences de couleur d’anodisation de cylindre, d’engrenages… Bon, en fait il y a le chariot et le micro-contact quoi…

NPO utilise ici des engrenages hélicoïdaux au lieu de dents droites.

 

Le piston en polymère est muni d’une crémaillère à dents acier. La tête de piston est en aluminium CNC anodisé et montée sur roulement.

Vas-y gadjo, guette l’engrenage hélicoïdal tant que tu y es ! Tu l’as bien regardé ? Et bien il y a deux dents cassées !

 

Le cylindre est en aluminium anodisé du plus bel effet si vous avez des problèmes de vue, et la tête de cylindre est également en alu CNC. L’étanchéité était très bonne.

 

Le nozzle en aluminium est muni d’un petit joint torique interne. C’est un modèle AK court de 19.7mm.

 

Un plan rapproché sur le contacteur de détente. Comme il s’agit d’un petit switch, on a un peu plus de réactivité comparé à un chariot classique. On peut voir de plus près la queue de détente artisanale. Attention, elle a tendance à sauter à l’ouverture de la gearbox.

 

Bon, je reviens sur les engrenages parce que c’est bien beau de vous dire qu’il s’agit d’un ensemble 100:200, mais ça veut dire quoi ? En gros, cela correspond à un ratio « normal » de 24:1, le pignon moteur doit faire 24 tours pour que l’engrenage en fasse un seul. On a moins de rapidité, mais  l’hélicoïdal c’est pour du gros couple, pour tirer du ressort de camion comme ils en utilisent en Russie ! C’est plus solide, c’est plus silencieux, mais du coup pas forcément adapté à nos tranches de puissances. Libre à vous d’installer un autre set d’engrenages là dedans.

 

 

Et bien je n’ai plus qu’à tout remonter et à renvoyer ça à Gear Locker !

 

 

 

Pas d’éclaté dans la boite. Pas de boite non plus…

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Billes 0.20g Bio BO Rain et 0.28 Bio G&G.

-Batterie LiPo 7.4V 1400mAh.

 

Misère de la vie, j’ai paumé mes rushes de chrony et de plans de tirs, il ne me reste qu’un truc flou de la cible que vous pourrez tout de même voir plus bas…

Ce VSS sortait dans les 320 FPS en sortie de carton, un peu light pour l’usage que j’en ferais mais au moins pas de risque de se faire refouler lors d’une partie.

La cadence de tir à la 7.4V était proche de 13 billes par seconde.

Le hop-up fait bien son travail et j’ai effectué mes tests avec de la 0.28g. Les performances sont plutôt bonnes étant donné que j’ai tourné les tests AVANT de voir que le bloc hop-up n’était pas correctement maintenu et que j’ai dû renvoyer la réplique le lendemain de mon démontage. Cela explique peut-être (avec le vent) les quelques billes folles qui partent à droite et à gauche, mais lorsque ça tirait droit, la cible faisait moins sa maline malgré le vent de travers !

Même à 320 FPS, la bille planait loin et aurait pu aller bien au-delà des 35 mètres à laquelle est située ma cible. J’ai effectué mes tests avec la lunette montée sur la réplique. Je me suis pris à rêver d’un VSS à 430 FPS avec un sniper delay !

 

Je vous laisse voir ça, brièvement du coup,  en vidéo :

 

 

A la question « le VSS de chez NPO est-elle une bonne réplique ? », j’ai envie de répondre OUI, car malgré les défauts constatés sur ce modèle, il faut avouer que ça claque du castor, pour employer un terme technique.

A la question qu’on va me poser 35 fois « faut-il acheter cette réplique ? », je réponds : PAS A 950 € !

Il n’y a aucune technologie particulière dans cette réplique, pas d’électronique complexe, pas de MOSFET, pas de canon PDI à 150€. La seule justification du tarif vient du fait que NPO produit en petite quantité, que c’est artisanal et que l’importateur français vous évitera moult démarches qui peuvent s’avérer compliquées et qui se soldent parfois tout bonnement par un paiement et un colis qui n’arrive jamais… Là au moins vous êtes assuré d’avoir la réplique une fois le paiement validé.

J’aimerais cependant que les répliques soient un tant soit peu vérifiées avant l’envoi aux clients, ça éviterait les quelques désagréments rencontrés sur ce modèle, dont un engrenage cassé ! C’est inacceptable quel que soit le prix de la réplique!  D’autant que si je ne me gène pas pour démonter et réparer moi-même, nombre de joueurs vont entamer des procédure de SAV qui font perdre du temps à tout le monde.

Les répliques NPO AEG restent réservées aux joueurs qui s’intéressent aux modèles que personne d’autre ne réplique ou qui ont envie de se faire un gros plaisir.

J’espère en tout cas vous avoir donné assez d’éléments pour que vous puissiez vous faire votre propre avis.

 

-Bon externe.

-Bon interne.

-Bonnes performances en sortie de boite.

 

 

-Montage à l’arrache (ou modèle d’occasion ?).

-Ressort massacré.

-Dents de l’engrenage moteur cassées.

-Pas un souci en soit car les armes sont pires mais ça perturbe l’airsofteur moyen : les irrégularités de texture et les traces de moules sur les plastiques.

-Prix.