Review Tokyo Marui Type89 ZET system

 

 

10 octobre 2018.

 

En tant que bon fanboy Marui, je sens l’excitation monter à chaque annonce de sortie d’une nouvelle réplique. Aussi, lorsqu’ils ont annoncé le Type89 ZET gbbr, je me suis mis à frétiller jusqu’à ce que je regarde mon compte en banque, ce qui m’a calmé de suite…

Heureusement Maric, mon webmaster chéri (et presque totalement gratuit !), s’est procuré cette merveille chez Impulse101 en bon adorateur du Japon qu’il est. Il m’a aussitôt proposé de me l’envoyer pour que je puisse vous la présenter.

C’est parti pour un épisode de “inside ta réplique”, featuring Dong Chivaz !

 

Voici la vidéo de présentation :

 

Comme bien souvent Wikipedia en Anglais est plus complet, mais vous pouvez passer en français.

 

 

 

La boite a un peu souffert du transport. Elle est beeeelllle !

 

Détail intéressant, le carton du couvercle est recouvert de tissus vert.

 

A l’intérieur tout est en bon état, bien calé par des blocs de polystyrène et de straps en Velcro.

A l’intérieur on y trouve :

-La réplique. Constituée majoritairement de métal et de plastique, elle mesure 916 mm pour une masse de 4000 grammes tout de même.

-Un chargeur à gaz pouvant emporter 35 billes.

-Un bipied.

-Un bouchon de sécurité.

-Une tige de nettoyage.

-Un outil de réglage du guidon.

-Une clé plate.

-Un sachet de billes.

-Le manuel d’utilisation et la documentation.

 

 

 

Le look du Type89 ne vous fera peut-être pas rêver car nous sommes loin des plateformes “modernes”, mais il faut avouer que son look “vintage” est assez sympa au final.

La réplique est bien équilibrée et est agréable à manier.

Les finitions du corps sont excellentes, on y retrouve les marquages légaux.

 

Et sur le receveur supérieur, les marquages conformes à l’arme réelle.

 

Le numéro de série est le même sur toutes les répliques.

 

Sur le receveur supérieur se trouve un emplacement pour fixer un rail Picatinny vendu à part.

 

A l’arrière on retrouve les loquets de démontage dont nous parlerons plus bas.

 

L’arrêtoir de l’ensemble mobile (bolt catch/release) est vraiment petit. A priori l’arme a été conçue pour être facilement manipulable par les soldats japonais.

 

Le sélecteur de tir ambidextre correspond aux modèles de Type89 distribués aux forces japonaises présentes en Irak. L’arme devait ensuite être remise en configuration droitier une fois revenue au Japon.

Il dispose de 4 positions :

ア (“a” pour 安全装置 anzen souchi : position/dispositif de sûreté)

タ (“ta” pour 単発射撃 tanpatsu shageki : semi-automatique)

レ (“re” pour 連発射撃 renpatsu shageki : automatique)

3 (rafale de trois coups)

 

 

Les différent crans sont bien marqués. L’emplacement est un peu inhabituel mais on s’y fait rapidement.

 

On peut remarquer les fausses soudures, un peu trop régulières à mon goût mais je n’ai pas eu la chance de tenir un vrai Type89 pour pouvoir comparer…

 

A l’arrière de l’ensemble mobile, on trouve un cache poussière qui recule lors de l’armement de la réplique ou du premier tir.

 

Le levier d’armement est assez atypique, mais il est assez protubérant pour que l’on puisse l’actionner facilement.

 

La chambre est ouverte !

 

L’ensemble constituant la poignée pistolet et le pontet est en ABS épais. Le pontet est assez large pour pouvoir autoriser le tir avec des gants.

 

Une trappe est située sous la poignée, permettant d’y placer de petits objets. Je suppose que sur l’arme, il s’agit de l’emplacement du kit d’entretien.

 

Poussez le loquet pour ouvrir !

 

Tout comme l’arrêtoir de culasse, le bouton d’éjection du chargeur est tout petit. Remarquez en arrière plan le puits de chargeur ajouré.

 

Ici plus en détail.

 

Et l’intérieur.

 

La crosse pleine est également en ABS.

 

Un anneau attache sangle en métal y est fixé.

 

La plaque de couche au motif croisé est en caoutchouc.

 

Le garde-main est constitué de deux parties en métal partiellement recouvertes de plastique. Il n’y a ni rail Picatinny, ni port Keymode/Mlock…

 

Le canon externe se termine par un cache-flamme 14mm antihoraire (CCW). Il faudra utiliser la clé plate fournie pour le démonter. On peut voir le tenon de baïonnette.

 

Dévissez le contre-écrou puis le cache-flamme.

 

Un anneau à l’avant permet de fixer une sangle.

Un bipied peut être installé sur le canon externe. Il est en métal et est dépliable.

 

Actionnez ce loquet pour le déverrouiller.

 

Placez-le sur le canon externe comme ceci, puis verrouillez-le.

 

Il peut ensuite être replié contre le garde-main.

 

ATTENTION : les frottements marquent le canon externe.

 

 

 

 

 

Rien de révolutionnaire, à l’avant le cran de mire du guidon peut être ajusté en hauteur avec l’outil fourni.

 

A l’arrière, la hausse est réglable en hauteur et en dérive par le biais de deux molettes. Le réglage de la hauteur est un peu bizarre…

 

La visée est cependant intuitive mais nombre de joueurs préférera installer un rail et un point rouge.

 

 

 

D’une contenance de 35 billes, ce chargeur à gaz est spécifique au Type89 mais est compatible avec les M4 GBBR Marui, seul le look change. Il est de ce fait évident que les chargeurs M4 sont compatibles avec le Type89…

 

La valve de remplissage en gaz est située sous le talon de chargeur. Elle est posée en biais donc attention lors du remplissage.

 

Des marquages de capacité de cartouche sont gravés sur les côtés, on peut voir de fausses cartouches mais elles n’ont pas été peintes couleur laiton, vous pourrez toujours le faire si le cœur vous en dit !

 

 

 

 

On commence doucement pour ceux d’entre-vous qui voudraient simplement régler leur hop-up !

Chassez la goupille du garde-main (ATTENTION : ne forcez pas, elle est prisonnière) et démontez-le.

 

 

Comme vous pouvez le constater, le garde-main est composé de métal sur lequel des plaques de plastique ont été vissées.

 

On peut voir le faux système d’emprunt des gaz.

 

La molette de réglage du hop-up est située du côté gauche, à la base du canon externe. Elle est bien ferme.

 

Si vous souhaitez aller plus loin dans le démontage, c’est parti ! Actionnez les loquets situés de chaque côté et cassez la réplique.

 

Retirez la goupille avant et séparez les deux receveurs.

 

Jetons un œil sur le système ZET. Comme sur le M4, tout est bien graissé, un roulement de marteau permet d’éviter les contraintes et de fluidifier les cycles.

 

Certes ce n’est pas très “réaliste”, mais ça fonctionne et c’est fiable. Tout a été fait pour minimiser les contraintes.

 

L’arrêtoir de culasse est épais et s’actionne convenablement sans jeu superflu. Ca fait plaisir comparé à d’autres marques (hello VFC !).

 

On dirait que la crosse est pleine…

 

Pour voir ça plus en détail je vous propose de démonter la crosse. On commence par ôter la plaque de couche.

 

L’anneau attache sangle peut être retiré.

 

Puis on dévisse une longue vis qui solidarise la crosse à la réplique via une masse de métal. Il arrive parfois que Marui augmente le poids de ses répliques par un procédé similaire (masses dans les plaquettes de crosse par exemple).

 

Avant de passer à la suite, on retire la vis qui maintient la poignée au corps.

 

On peut alors accéder aux deux vis qui maintiennent le bloc détente au corps du Type89.

 

On va maintenant ôter le sélecteur de tir. Côté gauche il est maintenu à l’aide d’une goupille.

 

En y allant tout doucement on retire le sélecteur par le côté droit.

 

Puis on enlève le bouton d’éjection du chargeur.

 

On peut désormais retirer les deux parties du bloc détente.

 

ATTENTION : ce ressort a tendance à partir assez facilement. Ne le perdez pas ! Lors du remontage il faudra bien le maintenir avant d’insérer le bloc détente dans la réplique.

 

Voici le bloc détente. Désolé, je ne l’ai pas entièrement démonté.

 

Pour retirer l’ensemble mobile, il faut déjà ôter la tige-guide et le ressort récupérateur en appuyant sur ce petit bouton.

 

Outre le ressort récupérateur, il y a un amortisseur composé d’un ressort et d’une rondelle de plastique.

 

On ôte ensuite le cache poussière.

 

Puis on enlève le levier d’armement.

 

On peut maintenant sortir l’ensemble mobile par l’arrière.

 

La tête de nozzle est montée sur ressort pour absorber les chocs. Elle est en plastique.

 

Le nozzle est également en plastique, il est maintenu à la masse additionnelle par un ressort.

 

Ici la pièce qui vient se prendre sur l’arrêtoir. Elle est montée sur ressort pour absorber les chocs.

 

Un circlip en plastique maintient le nozzle solidaire de la masse additionnelle.

 

J’avoue ne pas avoir trop cherché comment ôter le nozzle de la masse additionnelle. Comme ce n’est pas ma réplique, je suis resté prudent.

 

L’ensemble mobile pèse 245 grammes. C’est plus lourd que celui du M4 MWS.

 

La suite ! On retire deux vis BTR pour pouvoir retirer le canon externe.

 

Les pièces sont bien épaisses, ça respire la solidité. On voit ici que le canon interne et le bloc hop-up sont sortis du canon externe.

 

Au remontage il faudra obtenir ceci :

 

Un train de trois engrenages permet d’actionner la pièce qui pousse sur le bourrelet du joint.

 

Si vous souhaitez changer le canon interne vous avez de la marge. Tokyo Marui se sert de la longueur de canon pour limiter la puissance de ses répliques et rester sous les 0.98 joules réglementaires au Japon. Oui, la photo est floue, je n’avais pas mes lunettes…

 

Un joint torique empêche le canon interne de bouger dans le canon externe.

 

Essayons d’atteindre le joint ! Comme d’habitude il va falloir trouver les vis…

 

En tout cas la patte d’appui en acier est solide ! Elle répartit bien la pression sur le joint.

 

Deux minuscules vis maintiennent les demi-coques ensemble. ATTENTION : utilisez l’outil adapté sinon vous risquer de les endommager.

 

Le joint est un modèle pour VSR-10 / gbb.

 

Le canon en laiton fait 251mm de long pour 6.09mm de diamètre. Marui met volontairement des canons plus courts pour réduire la puissance comme nous l’avons vu plus haut.

 

Et voilà les amis ! Il suffit de tout remonter en suivant les étapes à l’inverse ! Prenez votre temps et lorsque vous démontez, n’hésitez pas à prendre des photos.

 

 

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Gaz ATM 110 PSI, ASG Ultrair et Green gas ATM 130 PSI.

-Billes 0.20g bio ATM et 0.28g bio ASG Open Blaster.

 

Ce qui est sympa avec les répliques ZET Marui, c’est que par défaut le canon est “trop” court. Du coup en utilisant le gaz conseillé (134/144a) ou des gaz à faible pression (type ATM 110psi) on obtient des valeurs raisonnables. Et puis s’il nous prend l’envie de taper un poil plus fort, on tente du gaz plus fort et le tour est joué ! Niveau cadence de tir c’est bien pour du GBBR, on tourne entre 12 et 14 billes/seconde, de quoi vider un chargeur en moins de 3 secondes !

Le kick est agréable et sec, une charge de gaz permet de tirer environ deux chargeurs de 35, un peu plus si les conditions météo sont favorables. Je n’ai pas eu de cool-down lors de mes tests mais c’était l’été… Cela dit, le M4 MWS se comportait très bien par temps froid…

Le hop-up est efficace et très sensible, on peut lever de la bille assez lourde sans avoir à modifier le système. La précision est bonne (elle sera meilleure une fois le joint rodé !) et le groupement est satisfaisant pour dire que la réplique bouge pas mal !

 

Je vous laisse voir tout ça en vidéo :

 

 

Quelle excellente surprise ! A vrai dire je ne sais quoi mettre en point négatif, à part un look particulier qui ne plaira pas à tout le monde et une hausse pas facile à régler en hauteur, on dirait que c’est un sans-faute de la part de Marui !

Le système ZET est toujours aussi performant en plus d’être plus fiable que la plupart des architectures concurrentes. Certes l’interne ne fait pas “vrai”, mais au moins les différentes fonctions ne sont pas prises en défaut (je pense surtout à l’arrêtoir de culasse…).

Les matériaux choisis par Marui semblent solides et rendent très bien, il faut dire que le Type89 servira à l’entrainement de certaines unités japonaises.

Bref, je ne sais quoi vous dire à part de parcourir cette review attentivement pour savoir si le Type89 pourrait devenir votre nouveau GBBR préféré !

 

-Boite bien remplie.

-Finitions exemplaires.

-Performances en sortie de boite.

-Fiabilité du ZET.

-Un Type 89 gbbr !

-Entretien facile et rapide.

 

 

-Hausse un peu bizarre.

-Il faut aimer le look du Type89.

-Interne “pas RS”.