Review Poseidon P18C EVOLUTION

 

03 novembre 2018.

 

 

La marque taïwanaise Poseidon est spécialisée en pièces d’upgrade pour GBB et GBBR, notamment en ce qui concerne l’amélioration des performances lors de températures basses.

Ils sortent depuis quelques temps des répliques déjà équipées de leurs pièces et en profitent pour modifier également l’apparence du modèle de base.

Jason m’a proposé de me prêter son P18C EVOLUTION beige et gris limité à 400 exemplaires pour que je puisse vous le présenter. Merci beaucoup à lui !

Et parce que des fois moi aussi j’ai le droit d’avoir la flemme, j’ai effectué cette review entièrement avec mon téléphone Mi5.

 

Voici la vidéo de présentation :

 

 

Il s’agit d’un custom sur une base de Glock18, pour plus d’infos je vous laisse suivre CE LIEN.

 

 

La réplique est livrée dans une boite blanche ornée du logo Poseidon ainsi que de la mention « Cerakote ».

 

Tout est bien calé à l’intérieur.

 

On y trouve :

-La réplique, en alliage et polymère. Elle mesure 210mm pour une masse de 780 grammes (sur la vidéo j’ai tapé 2 au lieu de 7).

-Un chargeur gaz pouvant emporter 25 billes.

-Des pièces de rechange pour les organes Cyclops.

-Une pièce permettant de tirer à vide.

-Un certificat et une plaquette avec le numéro de série (non présentes sur la photo).

 

 

 

 

 

 

La glissière a été peinte en peinture Cerakote H-184Q « Glock grey ». La carcasse est en plastique beige. Il existe également une version avec carcasse noire.

La prise en main ne vous surprendra pas si vous avez déjà tenu une réplique de Glock.

 

Faites tourner la réplique avec votre souris.

 

 

 

Les marquages de la glissière ont été fait sur machine CNC, à part les numéros de série, gravés au laser.

 

A l’avant de la glissière, le logo Poseidon est vraiment peu creusé sur cet exemplaire.

 

Là non plus ce n’est pas franchement marqué mais l’écriture plus large permet de voir ce qui est écrit. Notez le faux extracteur qui est une pièce à part.

 

Le canon externe est également gravé. On peut voir en dessous les passes qui ont dues être faites pour effacer les anciens marquages.

 

La carcasse est marquée au laser. Il s’agit ici du 20e P18 sorti des ateliers Poseidon.

 

La crosse est également marquée. On peut voir le coup de machine-outil pas très bien nettoyé. Personnellement, pour 250€ j’attends une finition parfaite.

 

Une extension de puits de chargeur a été installée. Elle est en plastique et l’avant a tendance à se prendre dans les habits,branches et autres trucs dans ce genre. Attention donc à ne pas la casser…

 

L’extension est fixée par l’arrière et on voit le joli point d’injection qui n’a pas été effacé avant la mise en peinture.

Copie Marui oblige, on retrouve la plaquette de numéro de série qui peut glisser vers l’arrière pour mettre la réplique en sûreté.

 

La glissière est ajourée pour que l’on puisse voir la partie supérieure du blow-back housing (BBH) sur laquelle a été gravé « EVO ». L’avant est également usiné pour laisser voir le canon externe.

 

Le canon est lui aussi ajouré.

 

Il est taraudé pour pouvoir recevoir un modérateur de son de calibre 11mm.

 

« P18 » oblige, on a un sélecteur de tir qui permet de passer du semi au full automatique. C’est amusant mais à mon sens pas très utile en jeu…

 

En ce qui concerne les contrôles, il s’agit d’un modèle type « GEN3 ». On peut noter la détente et son système de sûreté, le bouton d’éjection du chargeur et l’arrêtoir de glissière.

 

 

 

La réplique est équipée des organes de visée Poseidon Cyclops. A l’avant, le guidon est équipé d’un morceau de fibre optique.

 

A l’arrière, on retrouve la hausse fixe assez imposante. Elle requiert un petit temps d’adaptation pour être utilisée efficacement.

 

La visée est rapide et parfaitement claire.

 

Vous pourrez utiliser la visée alternative si le cœur vous en dit.

 

 

Le chargeur à gaz peut contenir 25 billes.

 

A l’arrière, on retrouve les repères de capacité d’un vrai chargeur de Glock (oups, j’ai dis Glock !).

 

La valve WE est équipée d’une cale Turbo Valve Poseidon. Cette cale permet de pallier aux ajustements précaires des valves d’origine.

 

L’imposant talon de chargeur est gravé aux armes de Poseidon.

 

 

 

 

Pour retirer la glissière, il faut actionner le loquet situé de chaque côté de la carcasse.

 

 

Rien d’exceptionnel ici, c’est la mécanique de base WE.

 

C’est à l’intérieur de la glissière que Poseidon a mis l’ensemble de ses pièces d’upgrade.

 

Après avoir retiré l’ensemble tige-guide/ressort récupérateur, nous allons pouvoir ôter le canon externe.

 

Le canon externe est en alliage, il abrite le bloc hop-up et le canon interne.

 

On a droit ici au canon de précision 6.05mm et au bloc hop-up Striker en aluminium CNC anodisé.

 

Oups, les limites du focus de mon téléphone (ou un photographe en état d’ébriété, au choix !). Ces canons disposent d’une rainure à chaque extrémité qui sont censées stabiliser la bille.

 

Au moins quand Poseidon annonce 6.05mm, le canon fait 6.05mm de diamètre… Sa longueur est de 97mm.

 

On peut déjà voir que le joint est un Poseidon 50°. Ouvrons le bloc pour vérifier !

 

Les blocs Striker sont équipés d’une petite bille montée sur ressort qui permet d’avoir des petits crans sur la roue de réglage. Vous pouvez retirer la bille si vous souhaitez plus d’amplitude de réglage, ce qui est en général le cas si vous utilisez un Striker avec un joint d’une autre marque que Poseidon.

 

Le joint a un gros bourrelet externe qui permet un appui plus uniforme. La patte d’appui du bloc Striker est étudiée spécialement pour ce type de joints.

 

Le bourrelet interne est long et plat. Pour avoir installé ce type de joints dans plusieurs de mes répliques, j’en suis vraiment content.

 

 

Explorons la partie pneumatique en ôtant cette vis.

 

Retirez ensuite le Cyclops.

 

Attention à bien repérer le montage des pièces du sélecteur de tir.

 

Puis retirez le blow-back unit (BBU) et la plaque arrière.

 

 

 

On peut alors désolidariser le nozzle du piston. Attention à une éventuelle projection du ressort de nozzle !

 

En lieu et place de la tête de piston d’origine, on trouve une tête Ice Breaker. ATTENTION : ne lubrifiez jamais cette pièce ! L’étanchéité se fait lors du cycle; le gaz vient plaquer les rondelles de Téflon sur le cylindre.

 

Poseidon en a profité pour mettre leur ressort de nozzle.

 

Pour accéder à la valve Ice Pick, il faut ôter cette minuscule vis.

 

Il ne vous reste plus qu’à tout remonter ! Prenez votre temps et ça se passe bien !

 

Pas d’éclaté dans la boite.

 

 

-Chronographe Xcortech X3500.

-Gaz ATM 130 PSI (green).

-Billes 0.20g bio ASG Open Blaster et 0.32g Bio ASG Open Blaster.

 

La vélocité en sortie de boite est très correcte et permet d’aller jouer partout sans se poser de questions. En full, on monte à presque 10 billes par seconde mais dites adieu à la précision et bonjour au cool-down. Le kick n’est pas surprenant si on a déjà tiré avec un Glock WE.

Le hop-up est efficace et demandera de la bille assez lourde pour donner tout son potentiel. Ici à la 0.32 le hop-up n’était pas encore au maximum.

Le joint demandera un petit temps de rodage mais le fait qu’il soit bien souple permet de réduire le nombre de billes à tirer. Lors de mes tests, le vent est venu s’en mêler, dispersant un peu trop mes billes à 25 mètres…

La portée ne se réduira pas à 25 mètres, la bille continue loiiiiiiinnnnn et lorsqu’il faisait encore beau, j’ai pu toucher à de multiples reprises une poêle à frire de 28 cm à 40 mètres.

La principale difficulté est de dompter le Cyclops, mais une fois maîtrisé, vous devriez être en mesure de bien vous éclater sur le terrain.

L’autonomie m’a un peu déçu, comptez à peine deux chargeurs de billes pour une charge de gaz, mais cela dépend bien sûr de la température et du gaz utilisé, l’important est que vous pourrez largement vider un chargeur.

 

Je vous laisse voir cela en vidéo :

 

 

Avec ce P18 EVO, Poseidon propose un custom prêt à l’emploi et jouable partout. Les performances sont très bonnes en terme de portée et de précision une fois le joint bien rodé.

Niveau efficacité par basse températures, oubliez le full comme sur la plupart des répliques à gaz, par contre le P18 se comporte bien en coup par coup modéré et si j’ai eu des baisses de performances dues au cool-down, je n’ai pas eu à déplorer de dégazage sauvage.

Reste que pour le prix, j’aurais aimé des gravures un peu plus profondes et des finitions au petits oignons sur les modifications de la carcasse.

Pour les prochains customs, j’aimerais beaucoup que Poseidon passe sur des bases un peu moins anciennes et plus saines que du vénérable Glock-kekchose WE,  lui-même copie du plus très jeune Marui, mais je suppose qu’ils s’adaptent à la demande des joueurs…

 

J’espère vous avoir donné assez de renseignements pour motiver ou non un achat. N’hésitez pas à commenter en bas de page et à partager vos expériences.

 

En bonus, je vous mets ci-dessous le prix du P18 et le prix d’un custom équivalent si vous vouliez le faire vous-même :

P18 EVO en France : 249.90€

 

Custom fait main prix constatés en France :

-G18 WE. 110€

-Gravure + peinture Cerakote. 80 + 90 = 170€ (prix  TTC Aérographe Fockeur).

-Ice pick. 18.90€

-Ice breaker. 19.90€

-Ressort de nozzle. 5.90€

-Joint 50° shore Poseidon; 9.90€

-Canon 6.05mm 97mm + bloc hop-up. 59.90€

-Cyclops. 59.90€

-Turbo valve (vendues par 3). 15.90€

total :  469.40€

 

 

-Très bonnes performances d’un custom.

-Peinture Cerakote.

-Moins cher que de se l’assembler/graver/peindre soi-même.

 

 

-Le full auto.

-A peine deux charges de billes pour une charge de gaz.

-La base WE qui date déjà.

-Certaines gravures peu profondes sur cet exemplaire.

-Extension de puits de chargeur en plastique.