Review Silverback Airsoft SRS A2

 

 

20 juin 2020.

 

En 2015, Silverback Airsoft signait un accord de licence avec DesertTech pour pouvoir produire des répliques d’armes de la firme américaine.

Le SRS A1 fut proposé quelques mois plus tard pour le plus grand bonheur des “snipers” en herbe et cela fait 5 ans qu’il figure parmi les meilleures répliques de fusil à verrou du marché.

Après avoir sorti la version LOURDE, le HTI, Silverback nous propose désormais la version A2 du SRS. La production de SRS A1 est arrêtée donc si vous n’aimez pas le A2 dépêchez-vous de craquer !

Merci à Gaël de m’avoir envoyé sa réplique pour que je puisse vous la présenter et à Alumyx pour les infos précieuses sur ce nouveau SRS !

C’est parti pour une review que je vais tenter de faire la plus complète et précise possible. Bonne lecture…

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Je vous laisse voir la vidéo de déballage :

 

 

Je vous invite à consulter le site officiel de Desert Tech.

 

 

La boite en carton nous montre la version 22′” du SRS A2 ainsi que les logos Silverback et DesertTech.

 

La réplique est protégée par une épaisse planche de carton, tout est inséré dans une coque en pulpe de papier moulée. On remarque que désormais les répliques sont livrées avec le canon monté.

La boite est bien fournie, on y trouve :

-La réplique du SRS A2 16″ covert. Constituée de plastique, d’aluminium et d’acier, elle mesure 708 mm pour une masse de 2350 grammes, soit 24% de moins que le SRS A1 16″ covert !

-Un chargeur de 30 billes.

-Un patch brodé assorti à la couleur de votre réplique (ici noir).

-3 Clés Allen.

-Un pot de graisse PTFE.

-Un BB-follower long.

-Un assortiment de joints toriques.

-Un manuel d’utilisation en couleurs.

 

Une étiquette récapitule le numéro de série ainsi que la vélocité mesurée avant la mise en boite.

 

 

Le SRS est un fusil de précision bullpup, c’est-à-dire que la poignée pistolet et la queue de détente sont situées à l’avant du puits de chargeur.

La réplique est constituée de deux demi-coques en plastique qui viennent envelopper un receveur en aluminium sur lequel est monté un garde-main lui aussi en aluminium.

Il s’agit ici d’une version pour gaucher. DesertTech ne les propose plus mais Silverback a décidé de continuer à servir les joueurs gauchers, c’est chouette !

Par contre les version 26″ que ce soit en A1 ou A2 ne sont plus disponibles au catalogue du fait des faibles volumes de ventes. Rassurez-vous, il vous est encore possible de vous procurer les pièces détachées si vous souhaitez vous faire un 26″ !

Le SRS en version OD (vert olive) n’est plus non plus au catalogue DesertTech mais là encore, Silverback nous permet de l’acheter car cette couleur est très populaire.

Enfin, une version A2 “sport” permet de dépenser un peu moins d’argent et d’avoir un garde-main et un chargeur en plastique (nylon renforcé à la fibre de verre) de la même couleur que le corps.

Ici le modèle 22″

 

Et là le modèle sport. Notez le logo M-lok qui n’est pas présent sur les modèles les plus chers.

 

Je vous mets également ici un tableau récapitulatif des dimensions et des fonctionnalités des différents modèles (DSST est le modérateur de son, s’il est noté non compatible, cela signifie qu’il vous faudra acheter également le cache-flamme compatible), notez que le BB-follower long n’est pas compatible avec les chargeurs du SAS A2 sport du fait d’une conception différente (le chemin de bille est carré au lieu d’être circulaire) :

 

Revenons à notre modèle, il dispose de tous les marquages officiels sur le receveur en aluminium. Ils étaient fraisés sur les anciennes production, ils sont désormais gravés au laser.

 

Le numéro de série des SRS gauchers comporte un “L” en plus, mais le numéro derrière est bien celui de la production totale.

 

Des ouvertures dans le receveur permettent de perdre encore un peu de masse.

 

Un rail supérieur type Picatinny permet de fixer votre lunette de visée favorite.

 

Le marquage de brevet passe de “patent pending” à “patented”, DesertTech ayant pu valider son brevet.

 

Les témoins de cran de sûreté ambidextre sont toujours peints. Sur mon SRS, la peinture n’a pas fait long feu…

 

Du côté gauche de la réplique, on trouve le système de verrouillage du canon externe..

 

La plaque de couche est recouverte d’une plaque en caoutchouc collée sur un bloc en plastique. Deux extensions de crosse sont fournies avec la réplique. Elles permettent d’ajuster la longueur du SRS à votre morphologie.

 

Les plaques sont verrouillées à l’aide de petites pattes souples. Des plaques supplémentaires peuvent être achetées en plus.

 

La plaque intérieure dispose d’un emplacement pour le guide de ressort.

 

Le SRS A2 est dépourvu du monopode arrière. Un cache en caoutchouc le remplace. Vous pouvez vous procurer le monopode en pièce détachée, il est compatible avec la réplique.

 

Deux emplacements pour anneau quick detach (QD) prennent place sur l’arrière de la crosse.

 

Le bouton d’éjection du chargeur est également ambidextre. Sur la photo ci-dessous, on peut voir le profil de la coque gaucher et les usinages du receveur.

 

Côté droit, on retrouve l’appui-joue ajustable.

 

Nous verrons plus bas qu’il est possible de régler la rétention du bouton d’éjection du chargeur.

 

Je ne pouvais pas résister à cette jolie boule de bakélite 🙂

 

La poignée pistolet est massive mais assez ergonomique pour que même les petites mains ne soient pas pénalisées.

 

Le design de la queue de détente change du A1, le bloc détente est également différent je vous en parlerai plus bas.

 

Sous le pontet, on retrouve les orifices pour passer une clé Allen. On peut toujours régler la pré-contrainte de la gâchette mais on ne peut plus régler la position avant/arrière de la queue de détente.

 

Autre nouveauté, la présence d’un insert compatible avec les trepieds d’appareil photo. Cela permet de fixer sa réplique correctement pour effectuer ses réglages de tir.

 

 

Deux vis à molette permettent de régler précisément le hop-up. Si vous préférez les systèmes plus classiques, il existe un bloc FAST avec une molette crantée.

Un joint torique bloque la vis en position et permet de ne pas trop serrer, cela évite d’endommager le joint de hop-up.

 

Le garde-main M-lok est fixé au receveur à l’aide de vis torx. Il faut ôter les coques en plastique si vous voulez le démonter.

 

Le cache-flamme calibre .308 change de design, il possède deux évents au lieu d’un seul. L’évolution suit également car le cache-flamme .338 possède 3 évents au lieu de deux.

 

Le protège-filetage une fois enlevé, vous pourrez visser le modérateur de son DTSS disponible en pièce détachée.

 

 

 

Il n’y a pas d’organes de visée d’origine.

 

A gauche, un chargeur phosphaté de toute première génération, à droite, les nouveaux chargeurs (enfin, depuis 2018 en fait ^^). La coque est également en acier mais elle est peinte (poudre + four), cela évite la corrosion.

Les chargeurs à coque en plastique des version sport sont compatibles et pèsent seulement 60 grammes face aux 190 grammes des versions à coque en acier mais emportent 5 billes de moins (soit entre 25 et 30).

Toutes les versions acier peuvent emporter 30 à 35 billes, un peu moins avec le follower long.

 

Si vous avez besoin de démonter le chargeur, enlevez la base.

 

Puis poussez l’interne vers le haut.

 

On peut retirer le ressort facilement.

 

Voici les deux versions du follower (la pièce qui pousse les billes). Le long permet de tirer toutes les billes mais l’emport est un peu moins important, donc au final cela revient au même niveau autonomie.

Les followers longs du SRS ne sont PAS compatibles avec les chargeurs plastique “sport”, par contre le follower long du HTI est compatible. Attention cependant, une vois le chargeur vide ce follower viendra bloquer la culasse lorsque vous la pousserez vers l’avant. Pour gommer ce “défaut” il suffit de couper un morceau de la boule située sur le follower HTI.

 

 

Passons au démontage.

Lorsqu’on dépose la plaque de couche le guide de ressort vient avec, attention à ne pas faire sauter une pièce dans un de vos yeux…

 

Le nouveau guide de ressort est en nylon fibré, il est de ce fait beaucoup plus léger que l’ancienne version en acier.

 

Un roulement à billes fait son apparition.

 

Deux joints permettent de maintenir le guide et d’améliorer la signature sonore de la réplique lors du tir.

 

 

Le ressort type Air Precision Shooting (APS) fait 13mm de diamètre externe. Celui de cette réplique développe 1 joule. Des ressorts supplémentaires de différentes marques sont bien entendu disponibles afin d’ajuster l’énergie développée par votre SRS en fonction de vos besoins et des lois locales.

 

Voici l’ensemble pneumatique, composé d’un piston et d’un cylindre. Il développe un volume d’air de 41 centimètres cubes (CC).

 

Le piston est composé d’un corps en aluminium anodisé rouge, d’une partie arrière en acier et d’une coupole en caoutchouc (NBR) de 70° de dureté (la valeur en degré Shore est comprise entre 0 (mou) et 100 (dur)).

 

Les anciennes coupoles étaient un peu plus dures (80°). Le fait de mettre une coupole un peu plus souple améliore l’étanchéité mais engendre plus de friction. Vous pouvez bien entendu acheter des coupoles au détail.

 

L’angle d’attaque a été modifié pour plus de douceur dans le tir. C’est vrai que comparé à mon SRS c’est plus doux…

 

La boule en bakélite et la tête de cylindre peuvent se dévisser. Il existe des alternatives à cette boule, là encore tout dépendra de vos préférences.

 

 

Le profil de la tête de cylindre est adapté à la forme de la coupole (que vous pouvez appeler tête de piston si le terme coupole vous perturbe depuis le début ^^).

Le cylindre est en acier inox poli à l’intérieur et traité PVD à l’extérieur (en gros c’est l’équivalent du traitement Palsonite des cylindres PDI).

 

Les cache-poussières des versions “gaucher” sont dépourvus de l’orifice faisant office de témoin d’armement dont les cache-poussières “droitier” bénéficient désormais.

Pour pallier à cela et avec l’autorisation du propriétaire de la réplique, j’ai utilisé un forêt de 4mm pour réaliser cet orifice.

 

Le cache-poussière étant plutôt épais, il faut bien regarder dans le trou pour voir du rouge si la réplique est armée. Au pire, faites un trou de diamètre plus important…

 

Il est temps de retirer les vis de réglage du hop-up. Si ces versions à molette ne vous conviennent pas, les vis sans têtes sont dans le sachet fourni avec la réplique.

Un joint torique permet d’éviter un desserrage des vis et aussi de ne pas les serrer trop fort afin de ne pas transpercer le joint de hop-up.

 

Une paire de joints toriques un peu plus fins est fournie si vous voulez une plage de réglage encore plus étendue.

 

A gauche le fin, à droite l’épais. On ne dirait pas comme ça mais cela fait vraiment une différence.

 

Il est temps de retirer l’ensemble canon externe/interne/hop-up. On déverrouille le canon en passant en position “unlock”…

 

…puis on desserre les quatre vis situées du côté droit de la réplique. ATTENTION : inutile de les enlever !

La nouvelle architecture du receveur en aluminium permet d’avoir un couple de serrage deux fois moins important que sur les SRS A1 (4NM au lieu de 8NM), inutile donc de serrer comme une brute épaisse lors du remontage du canon…

 

Le canon coulisse sans forcer. Remarquez le flûtage avant ET arrière.

 

Le profil du canon est différent des versions précédentes, son usinage permet de se passer de la gorge de verrouillage qui était présente jusqu’ici.

 

Les canons du SRS A1 sont bien entendu compatibles avec le receveur A2. Ici avec mon canon 22″.

 

J’en profite pour vous montrer la différence de profil dont je vous parlais plus haut.

 

Le maintien du bloc hop-up dans le canon externe est assuré à l’aide de deux vis-pointeau, une sur la partie inférieure et une sur la partie supérieure.

 

Une fois desserrées ou déposées, on peut retirer l’ensemble canon interne/hop-up.

 

Une petite vis de chaque côté solidarise le bloc au canon.

 

Des repères ont été tracés au marqueur. Pratique.

ATTENTION ! Retirez le canon avec précaution, le bourrelet du joint est TRES fragile. Ici j’ai eu un peu de chance et il n’est pas déchiré.

 

Au remontage, n’oubliez pas le joint torique qui vient se glisser sur le canon, à l’avant du bloc hop-up. Les blocs hop-up à molette, que ce soit le modèle FAST de chez Silverback ou des modèles d’autres marques (MAXX…) sont compatibles.

 

 

 

Le canon en laiton mesure 420mm (pas mal pour une réplique de 700mm !) pour un diamètre de 6.05mm.

 

 

L’appui-joue est maintenu par deux vis. Des stries permettent de régler finement sa position.

 

Deux patins striés en plastique remplacent d’usinage du receveur.

 

Enlevons ce renfort spécifique à la version gaucher.

 

Puis attaquons-nous aux vis des coques. Elles sont indiquées ci-dessous.

 

On peut alors séparer les deux coques pour libérer le receveur (que vous pouvez également appeler boitier culasse).

 

Le bouton d’éjection du chargeur est en aluminium comme le modèle RS. On peut modifier la rétention du chargeur en ajoutant ou enlevant des rondelles. Ici par exemple il y avait 3 rondelles montées en usine.

Il n’est plus fixé à une demi coque par une goupille, la partie rectangulaire se dévisse et on sort l’ensemble.

 

ATTENTION : lors du démontage, ne perdez pas les deux joints toriques qui prennent place de chaque côté du puits de chargeur, ils permettent une insertion plus douce du chargeur dans la réplique.

 

Voici le boitier culasse équipé de son rail M-LOK. Déposons le rail…

 

Il est maintenu par 6 vis Torx, ATTENTION : Il n’est plus possible d’ôter le rail sans démonter les coques.

 

Ici on peut voir l’insert permettant la fixation de la réplique sur un trépied d’appareil photo.

 

Remarquez la longue tringle en acier reliant la queue de détente à la gâchette.

 

Et ici le conduit qui relie le chargeur au bloc hop-up. Il n’est plus équipé de joint torique depuis un moment déjà.

 

Vous l’aurez deviné, le SRS A2 est étudié pour gagner du poids, le bloc détente est désormais en polymère. Il est monté sur la réplique par deux vis qui viennent s’insérer dans des trous oblongs permettant de régler la position de ce dernier.

Comme sur le vrai SRS A2, on ne peut plus changer la position de la queue de détente vers l’avant ou l’arrière. Le réglage de pré-contrainte est toujours présent comme nous l’avons vu plus haut.

 

 

Seule la partie entourée en vert est en polymère renforcé, la queue de détente est en aluminium et le cran de sûreté en acier.

ATTENTION : Si cela ne pose pas de problème que le bloc soit en plastique, si vous serrez trop fort vous aller l’écraser. Comme d’habitude, ne faites pas les bourrins.

 

La gâchette (sear) est en acier également. Un petit ressort aide à sa tension mais il n’est pas obligatoire.

 

En cas d’usure, la pièce se remplace en quelques secondes en ôtant deux vis et en chassant un axe.

 

 

Une vue ici sur le profil du receveur et ses 4 vis. Des rondelles en laiton ont été ajoutées pour réduire le frottement des vis en acier contre l’aluminium du receveur.

 

Un cache est présent sur la version gaucher pour occulter cet usinage.

 

Comme je vous le disais, il est possible d’installer le monopode disponible séparément. Il vient se visser ici.

 

Et voilà, il ne vous reste alors plus qu’à remonter tout ça !

 

 

 

Un QR code est présent dans le manuel il vous emmènera sur l’éclaté de la réplique en PDF.

 

 

 

Comme indiqué dans la vidéo de présentation, je n’ai pas effectué de tests de vélocité ni de tests de tir, la réplique étant calibrée à 330 FPS, cela n’avait aucun sens.

Attendez-vous à des performances identiques aux autres SRS.

 

 

Dans la plus pure logique d’exploitation d’une licence, Silverback Airsoft nous propose les derniers modèles de chez DesertTech en réplique.

Certains regretteront l’arrêt de la production du SRS A1, soit parce qu’ils n’aiment pas les rails M-LOK, soit parce qu’ils sont réfractaires au changement.

N’empêche, Silverback a profité de ce nouveau modèle pour inclure de nouvelles améliorations techniques, que ce soit pour fiabiliser la réplique ou nous rendre la vie plus facile en plus d’avoir pu réduire la masse de la réplique de 25%.

Certes le SRS n’est pas à la portée de toutes les bourses même en version sport, mais tellement de joueurs dépensent des centaines d’Euros dans des “upgrades” de leur réplique à verrou qu’au final on peut douter lorsqu’un joueur de longue date nous jure que ce n’est pas dans ses moyens ! La qualité de fabrication et des matériaux, les performances en sortie de boite (pour peu qu’il soit équipé du bon ressort) et le nombre de pièces détachées disponible en font un incontournable des fans de tir de précision en airsoft.

Reste à savoir si le look atypique du SRS vous plait assez pour craquer le Livret A du petit dernier…

J’espère que cet article répondra à un maximum de vos questions, n’hésitez pas à commenter en bas de page et à nous raconter vos expérience avec le SRS A2.

 

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-Qualité de fabrication.

-Souci du détail.

-Performances théoriques.

-De nombreuses pièces détachées disponibles.

-Boite bien remplie…

 

-…mais j’aurais aimé une paire de rails M-LOK.

-Prix qui peut encore rebuter (orientez-vous vers le modèle sport le cas échéant).

-Changer de chargeur en jeu requiert un peu de pratique.

 

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