
Prix constaté (France) : 480€ . Chargeurs : 40€.
15 octobre 2026.
Sorti des AR-15 et des AK, il faut avouer qu’on a tout de même la chance d’avoir une tétrachiée (shitload in English ^^) de designs différents proposés par des dizaines de marques.
Raptor fait partie des marques qui prennent le risque de sortir des sentiers battus pour nous proposer des choses un peu exotiques lorsqu’on s’intéresse aux répliques d’armes russes.
Certes, malgré leur passion et leur volonté de bien faire, Raptor manque parfois de rigueur dans le choix des matériaux ou des assemblages mais ils ont le mérite de prendre des risque.
C’est ce qu’ils ont fait en développant une réplique de SR2M Veresk (projet spécial 2M bruyère en français) gas blowback.
J’étais curieux de découvrir et tester ce modèle, j’ai donc craqué le budget « tipee » chez Spec Ops Shop afin de pouvoir découvrir le SR2M Raptor et de vous le présenter.
Merci aux tipeurs et bravo à celui qui a gagné cette réplique !
Sans plus attendre, plongeons dans cette review .
Je vous laisse découvrir ou redécouvrir la présentation vidéo :

Il s’agit d’une réplique du SR2M russe.

La boite en carton est ornée des couleurs du drapeau de la Fédération de Russie. Le logo Raptor y figure également, ainsi que le nom de la réplique et l’inscription russe « projet spécial » (SR).

Léger, compact et avec une forte puissance de feu. Si vous êtes russophone, l’intégration de lettres cyrilliques va vous piquer les yeux…
Par contre, l’inscription en russe sur la tranche signifie « l’art de fabriquer des armes ». On verra…

Tout est bien protégé par un bloc de mousse compacte.

Le contenu est vite passé en revue :
-La réplique du SR2M. Composé de différents types de métal ainsi que de polymère renforcé, elle mesure entre 367 et 603mm pour une masse de 1420 grammes.
-Un chargeur à gaz pouvant emporter billes (BBs).
-Un éclaté.
-Une petite pièce en plastique permettant de tirer à vide.


Il est compact, son design est étrange mais bien dans le standard russophile, le Projet special 2M (SR2M) est singulier mais assez ergonomique.


Les marquages sont moins nombreux que sur le vrai SR-2M. Du côté gauche on a le levier de sûreté avec ses deux marquages, sûreté en haut, tir en bas.

Le levier n’oppose quasiment aucune résistance, c’est une sensation assez bizarre…

Sur l’arrière du corps, côté gauche, les marquages SP.2M et le numéro de série. Remarquez le présence d’un anneau attache-sangle en acier au niveau de la crosse.
Le corps est censé être lui aussi en acier usiné mais soit c’est du flan, soit c’est de l’inox amagnétique (peu probable…).


Du côté gauche, on trouve le levier de sélecteur de tir et ses positions full et semi. Contrairement au levier de droite, ici on a une résistance.

La crosse est en tôle. Sa longueur est fixe et la plaque de couche est montée sur un axe et un ressort. Le ressort est très mou.

L’accroche de la crosse est un bouton en alliage qui se marque très rapidement. Sur mon exemplaire il valait mieux pousser sur le bouton pour verrouiller la crosse plutôt que de venir la faire claquer.

Lorsqu’on replie la crosse, elle vient se verrouiller au niveau du guidon. Il faut la tirer légèrement en arrière pour la verrouiller.

Une vue sur le bouton, on voit qu’il est déjà bien marqué après seulement une ou deux utilisations… Une pièce en acier aurait été plus durable.

L’ensemble poignée pistolet/pontet est en plastique brillant. Il est renforcé à la fibre de verre. La prise en main est bizarre mais pas désagréable.

Le levier d’armement est pliable. Il est en alliage moulé.

Il permet d’armer la réplique (thank you capt’ain obvious !) et de dévoiler le nozzle.

Le bouton d’éjection du chargeur est situé au niveau de la poignée pistolet, il est ambidextre. Le pontet laisse assez d’espace pour pouvoir tirer avec des gants. La queue de détente et plutôt imposante.

Une extension en queue d’aronde est fixée sur le capot supérieur, elle permet l’installation d’un rail additionnel type « ZenitCo » vendu (très cher) en option.

Le rail se glisse puis se verrouille grâce à 4 vis.

Une poignée rétractable en polymère renforcé est située à l’avant de la réplique. Un loquet la maintient verrouillée.

Le garde-main est également en polymère. Du scotch y a été placé, certainement pour protéger la pièce du contact de la crosse en acier.

De courts rails Picatinny sont vendus (cher) en option.

Le calibre de la vraie arme permet de se passer de compensateur. L’avant est pourvu dune petite extension amovible pour permettre d’installer le silencieux vendu (très cher) en option.

Un anneau attache sangle est fixé au niveau du guidon.

Pour ôter l’extension il faut faire reculer un petit téton puis dévisser la pièce qui dispose d’un taraudage en 14mm antihoraire (CCW).

Le silencieux est imposant mais il est creux. Vous pouvez y installer un traceur ou de la mousse isolante.

Bien équipé il a quand-même un look sympa !


Le guidon est muni d’un cran ajustable en hauteur. Il est possible que la dérive soit également ajustable mais je n’ai pas l’outil adapté…

La hausse est un simple cran fixe.

On peut viser même avec le rail installé.


Le chargeur à gaz peut contenir 40 billes. il s’agit d’un chargeur moulé (die cast). Il pèse environ 220 grammes.


Le couloir de billes est apparent, c’est pratique pour savoir combien de billes on a tiré mais cela n’empêche pas la saleté d’y pénétrer.
De plus, ce couloir n’est pas symétrique, comme vous l’avez vu dans la vidéo, elles sont espacées en bas de chargeur pour se resserrer vers le haut du chargeur.

La valve de remplissage est située sur la tranche arrière, juste sous la valve de percussion.
Une fois toutes les billes tirées, une plaque vient occulter la valve de percussion. Lorsque l’on remet des billes, il ne faut pas oublier de faire glisser la plaque à nouveau vers le bas.

Le choix du profil de vis entre le gas route et les lèvres est étrange mais le nozzle ne vient heureusement pas la frapper. J’aurais été plus tranquille avec une vie à tête fraisée…


Pour ôter le capot supérieur il suffit d’appuyer sur un poussoir situé à l’arrière et de tirer énergiquement vers le haut.

Le capot est monté sur une charnière, il ne tombe pas de la réplique.

En haut, la tige guide et le ressort récupérateur (recoil spring)
En bas, le percuteur et son ressort.
Ici en position armée.

Et là en position relâchée. Ce percuteur vient frapper le valve knocker et déclencher le tir.

Otons la tige guide et l’ensemble guide/ressort de percuteur.

On peut ensuite retirer le percuteur. Cette pièce est en alliage moulé (type aluminium ou zamak).

Puis on peut retirer l’ensemble mobile.

L’interne est constitué de pièces en alliage moulé. La mécanique étant proche de celle du VSS et de l’AS VAL, espérons que Raptor sorte ces modèles un jour…

Le nozzle en polymère renforcé est imposant. Il n’est pas pourvu d’un ressort de rappel.

L’ensemble pèse seulement 60 grammes.

Le nozzle est maintenu en place et guidé par une pièce maintenue par deux vis que j’ai dû chauffer pour pouvoir les desserrer.

Voici la tête de piston.

Le garde main est maintenu verrouillé par une came située au niveau du capot, on ouvre le capot pour pouvoir ôter le garde main.

On a alors une meilleure vue sur la molette d’ajustement du hop-up.

Essayons d’accéder au canon externe et au hop-up. Quatre vis et une goupille maintiennent l’ensemble.

ATTENTION : cette goupille fait office d’axe de queue de détente. Allez-y doucement lors du démontage.

On peut alors délicatement retirer l’avant de la réplique.

Voici une nouvelle vue de la mécanique interne. On peut voit les imposantes traces de moulure sur les différentes pièces…
Remarquez également la tringle métallique reliant la queue de détente et la gâchette.

Lors de mon exploration, j’ai ôté ces 4 vis, à priori cela ne sert à rien de le faire…

J’ai ici retiré la molette de réglage du hop-up. elle tient en place grâce à un joint torique.
On aperçoit le poussoir du hop-up et son ressort de rappel. En gros, la molette vient faire avancer le poussoir, cela fait monter / descendre une patte d’appui et fait ainsi varier l’effet hop-up.

Le bloc est maintenu dans la réplique par deux petites vis sans tête (grub screws).

Le poussoir reste dans la réplique, on peut le faire sortir si besoin.

Ici j’ai replacé le poussoir comme s’il était dans la réplique. le profil des différentes pièces permet de venir faire varier l’effet hop-up.

Ici, j’ai pu séparer le canon externe du tourillon mais je ne suis pas certain que ce soit une obligation.

Séparons le bloc hop-up en deux. Le nub d’appui est un morceau de caoutchouc cylindrique plein.

Le joint peut être remplacé par un modèle type VSR-10 auquel on ôte l’ergot de centrage extérieur.

Son bourrelet est long. N’hésitez pas à bien le dégraisser.

Le canon interne est en laiton, il mesure 159mm de long pour un diamètre intérieur de 6.05mm.

Ici j’ai remplacé l’appui par un appui Omega Maple Leaf. Cela permet d’optimiser l’appui sur ce joint.

Il est temps de tout assembler, prenez votre temps et lubrifiez bien les points de contact.

Si vous souhaitez voir le démontage de la partie trigger group, je vous conseille la vidéo de Hytek, merci à lui :
Et l’assemblage :



-Chronographe Acetech 6000BT.
-Gaz 130 PSI @ 25°c
-Billes 0.20 et 0.30g bio ASG Open Blaster.
Avec 0.66 joules en sortie de canon, le Veresk est jouable partout en semi ou en rafale, c’est chouette ! La cadence de tir est de 25 billes par secondes : trop rapide pour un GBBR mais tellement fun !
L’action sur la queue de détente est certainement la pire que j’ai pu voir en airsoft ! La course est trop longue, c’est mou, on pense arriver sur un mur mais on a un autre cran, le coup part et le reset est hyper long.
Cela donne une expérience de tir assez exécrable, ce qui est bien dommage car à part ça, tirer avec cette réplique est très amusant.
Le recul est quasiment nul car l’ensemble mobile est très léger. Ca claque un petit peu mais on ne va pas se déboiter l’épaule.
Malgré le vent de travers le jour des tests sur cible, j’ai pu toucher une cible sans trop de problèmes à 25 et 35 mètres. Les trajectoires n’étaient pas mauvaises mais parfois une bille va tomber sans trop que l’on sache pourquoi.
On peut tirer de courtes rafales sans perdre de performances mais si vous souhaitez lâcher 20 ou 30 billes d’un coup attendez-vous à de la dispersion et à quelques nuages de gaz !
A 45 mètres j’ai touché plus rarement mais, encore une fois, avec 0.66 joules et du vent de travers, pas facile d’avoir des tirs réguliers et précis. A cette distance on subit encore plus les variations de trajectoire haut/bas, comme si certaines billes étaient parfois poussées au-delà du bourrelet du joint hop-up…
A de rares occasions j’ai également eu des défauts de remontées de billes (misfeed) avec un chargeur en particulier. La largeur de couloir de billes n’est pas régulière, cela peut sans doute bloquer les billes…
La présence d’une valve ajustable aurait été un plus afin de pouvoir jouer aux environs d’un joule. On peut bien entendu utiliser du gaz plus puissant mais c’est un pansement sur une jambe de bois, le tarage du ressort de valve sera toujours une limite…
Je vous laisse revoir tout cela en vidéo, il y a une erreur d’affichage de distance, le premier test sur cible a bien eu lieu à 25 mètres et non pas 45 :
(base de résumé de cet article créée par chat gpt et modifiée par mes soins)
Il faut reconnaître à Raptor un certain courage. Là où une bonne partie du marché préfère décliner une énième plateforme connue et éprouvée, la marque nous propose un SR2M GBBR qui sort franchement de l’ordinaire.
Compact, atypique et immédiatement identifiable, le Veresk possède ce petit supplément d’âme qui donne envie de le prendre en main, de le manipuler et de l’emmener sur le terrain.
Sur ce point, le pari est réussi, et le plaisir de découvrir une réplique aussi peu commune est bien réel.
Avec ses 0,66 joule, sa cadence élevée et sa capacité à fonctionner en semi comme en rafale dans la plupart des configurations de jeu, ce SR2M a quelques arguments à faire valoir. Il se montre amusant à utiliser, reste exploitable à courte et moyenne distance et offre une expérience différente de celle des sempiternels AR-15 et autres AK. Pour les amateurs de plateformes russes et de répliques sortant des standards habituels, il a de quoi attirer l’attention.
Mais voilà, entre l’idée et sa réalisation, il reste parfois un fossé que Raptor n’a pas complètement réussi à combler. La qualité de certains matériaux laisse perplexe, les finitions internes rappellent que le moulage a ses limites et la queue de détente constitue à elle seule un véritable exercice de développement personnel. Une course interminable, un déclenchement peu lisible et un reset qui semble avoir besoin de vacances entre deux tirs : il y a des détentes qui donnent envie de tirer, celle-ci donne surtout envie de la remplacer.
Ajoutons à cela une précision qui manque parfois de constance, quelques soucis d’alimentation sur certains chargeurs et une consommation de gaz qui invite à garder les rafales relativement courtes.
Rien d’inattendu pour une plateforme de ce type à faible puissance, mais suffisamment pénalisant pour tempérer l’enthousiasme initial. J’aurais d’ailleurs aimé avoir la possibilité d’ajuster la rocket valve à l’aide d’un NPAS pour venir flirter avec les 1.1 joules.
Le plus difficile à accepter pour nous autres, européens, reste toutefois le prix. À près de 480 €, ce SR2M se positionne dans une catégorie où les approximations deviennent nettement moins pardonnables. L’originalité a un coût, certes, mais elle ne devrait pas dispenser d’une exécution irréprochable sur les éléments essentiels. Sans même parler du suivi à long terme, qui reste un sujet préoccupant chez Raptor. Lorsque je les ai contacté pour savoir s’il y aurait une « v2 », ils m’ont clairement répondu qu’ils étaient déjà passé à autre chose… Dommage…
Le bilan est donc mitigé. J’aime l’idée, j’apprécie la prise de risque et je reconnais le plaisir que cette réplique peut procurer. En revanche, je suis beaucoup moins convaincu par sa réalisation et son positionnement tarifaire. Le SR2M est un objet séduisant, une curiosité qui mérite d’exister, mais il lui manque encore ce petit quelque chose qui transforme une réplique originale en véritable réussite. Pour le moment, le Veresk tire son épingle du jeu grâce à sa personnalité, mais certainement pas grâce à sa détente.
J’espère en tout cas que cet article vous permettra de d’en savoir un peu plus et de déterminer si le SR2M Raptor mérite ou non de venir grossir la liste de vos répliques !
Je vous invite à partager vos expériences avec cette petite SMG en bas de page ou dans les commentaire de la vidéo Youtube.
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Merci pour votre soutien !

-Un SR2M et ses accessoires !!
-Parfaitement jouable en semi.
-Oui, oui, un SR2M !

-Prix bien trop élevé en Europe.
-Pas de suivi sur le moyen/long terme chez Raptor.
-Qualité/choix de certains matériaux.
-Quelques problèmes de remontée de billes.
-Il manque certains marquages.
-Action sur la queue de détente horrible.